Les consommateurs s’inquiètent du fait que les prix des produits de première nécessité sont élevés. Cela altère leurs conditions de vie. Ils demandent alors à l’Etat de prendre des mesures pour alléger leur souffrance.

Les consommateurs déplorent le fait que les prix des denrées alimentaires soient élevés.
Dans une descente effectuée par le Journal Burundi Eco vendredi le 7 Août 2026 au marché connu sous le sobriquet de Cotebu, les consommateurs déplorent le fait que les prix des denrées alimentaires soient élevés.
Un Kg de riz s’achète à 6500 FBu, celui du haricot du type Kinure 3500 FBu, celui du type Kirundo 3000 FBu, un kg de graines de maïs s’achète à 1800 FBu, un kg de pomme de terre s’achète à 2500 FBu, celui de colocase à 2500 FBu et celui de patate douce à 1800 FBu.
Un litre et demi d’huile de palme s’achète à 13000 FBu et celui d’huile de coton à 20 000 FBu. Les consommateurs indiquent que ces prix sont élevés si on les compare à leurs revenus.
Les conditions de vie deviennent de plus en plus mauvaises, s’inquiètent Jules Mugenzi, habitant la zone Cibitoke de la commune Ntahangwa dans la province de Bujumbura.
La détaxation des denrées alimentaires, une des pistes de solution
Il demande la mise en place des mesures qui réduisent les prix des produits alimentaires pour alléger leur souffrance. Il cite à titre illustratif la détaxation de ces produits.
Les commerçants affirment que les prix des produits de première nécessité sont élevés. Ils expliquent que cela est lié à pas mal de facteurs. Le coût de transport est élevé suite à la pénurie du carburant.
Les détenteurs des camions utilisés pour déplacer les produits alimentaires s’approvisionnent en carburant au marché noir suite au manque de cet Or noir dans les stations-service. Et là-bas, le prix officiel est multiplié par 5 et plus. A cela s’ajoute les taxes qu’ils paient à l’Etat et le coût de production élevé.
Même l’Institut National des Statistiques du Burundi (INSBU) affirme que les prix des denrées alimentaires sont élevés. Comme le précise l’INSBu, l’inflation en moyenne annuelle de juin 2026 s’établit à 18,4% contre 20,8% en mai 2026.
Selon l’INSBU, cette inflation de 18,4% est due aux prix des produits alimentaires qui enregistrent une hausse de 14,8%. Ce sont principalement les pains et les céréales qui enregistrent une hausse de 20,1% composés essentiellement du riz en hausse de 32,9%, les pains et les produits de la pâtisserie de 26,0%.
Les légumes enregistrent une hausse de 9,9% composées essentiellement des tubercules frais et des légumes frais en fruit ou racines en hausse respectivement de 14,2% et 28,8%. Les poissons et fruits de mer enregistrent une hausse de 13,1% composées essentiellement des poissons frais en hausse de 19,5%.
Les viandes enregistrent une hausse de 23,3% composées essentiellement des viandes de bœuf en hausse de 21,9%. Les fruits enregistrent une hausse de 17,2%.
Notons que l’Association Burundaise des Consommateurs (ABUCO) affirme que les prix des produits de première nécessité sont élevés. Elle demande de laisser entrer les produits alimentaires des pays voisins comme on l’a fait pour les bovins pour inverser la tendance.





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