Un atelier de concertation sur l’adoption des normes internationales relatives aux systèmes solaires hors réseau au Burundi a été organisé par le projet Soleil Nyakiriza. L’adoption de ces normes constitue un support qui permettra le retrait des produits solaires de mauvaise qualité sur le marché.

Martin Ndayizeye, secrétaire permanent au ministère en charge de l’énergie : « Ces normes sont alors des supports qui nous permettront d’enlever les produits solaires de mauvaise qualité sur le marché ».
Le projet soleil Nyakiriza a organisé lundi le 27 octobre 2025 un atelier de concertation sur l’adoption des normes internationales relatives aux systèmes solaires hors‐ réseau au Burundi.
Selon Martin Ndayizeye, Secrétaire Permanent au Ministère des Ressources Minières, Énergétique, de l’Industrie du Commerce et du Tourisme, ce sont des normes applicables pour les équipements d’énergie solaire photovoltaïque utilisés dans les ménages.
Ces normes une fois adoptées devront être prises en compte par ceux qui importent les produits solaires, car il a été constaté que sur le marché il y a des produits qui ne sont pas de bonne qualité qui fonctionnent pendant une courte durée, renchérit-il. Ces normes sont alors des supports qui nous permettront de les enlever sur le marché, argue-t-il.
Dans ce même objectif, Ndayizeye indique que les sociétés préfinancées par le projet Nyakiriza sont aussi obligées d’importer des produits certifiés par VeraSol.
De plus, Ndayizeye fait savoir que dans cette composante 3 du Projet Soleil Nyakiriza, on accorde des subventions au secteur privé pour que ce dernier puisse importer des produits solaires à vendre à la population à bas prix. Les sociétés privées bénéficient des exonérations pour que ces produits solaires soient accessibles à bas prix.
L’exonération des produits solaires, un droit
Il demande alors aux responsables de l’Office Burundais des Recettes (OBR) de fournir beaucoup d’efforts pour que le Projet Soleil Nyakiriza puisse bien se réaliser.
Ce cadre du Ministère en charge de l’énergie laisse entendre que le projet Soleil Nyakiriza a prévu dans ses objectifs des activités pertinentes orientées vers l’électrification des ménages à l’aide des solutions solaires hors réseau pour permettre aux populations des zones rurales d’avoir accès à l’électricité.
Il a précisé que ce projet constitue un jalon important du programme de son excellence le Président de la République d’accès universel à l’énergie à l’horizon 2030.
Pourquoi le projet Soleil Nyakiriza ?
Selon Ndayizeye, la raison pour laquelle ce projet a été initié est que le Burundi présente un déficit énergétique comme l’une des principales contraintes de la croissance économique. Précisément, l’accès à l’électricité est extrêmement faible au Burundi.
A l’échelle nationale, seuls 25,9 % des burundais bénéficient d’un accès à l’électricité, explique-t-il. On observe toutefois des variations régionales importantes dans l’accès à l’électricité avec un taux d’accès allant jusqu’ à 70% dans la capitale économique Bujumbura et seulement à 4% dans les provinces rurales.
Pour résorber ce déficit, Ndayizeye indique que c’est la raison pour laquelle le gouvernement du Burundi avec le soutien de la Banque Mondiale a alors conçu le projet Soleil Nyakiriza.
Il est structuré en trois composantes principales. Sa composante 3 dont la sous composante 3.2 a pour objectif de renforcer l’environnement propice à la fourniture de services énergétiques hors réseau, a commandité l’adoption des normes de qualité pour les produits solaires hors réseau IEC TS 622257₋ 9₋ 5 et IEC TS 62257 ₋9₋ 8 et la mise en œuvre d’un cadre d’assurance qualité national basé sur ces normes.
Quid de la valeur ajoutée de ces normes ?
Selon toujours Ndayizeye, le but ultime de cela est de faciliter l’accès universel aux services énergétiques modernes et fiables sur le sol Burundais par la commercialisation de produits solaires certifiés VeraSol avec un focus initial sur les produits solaires jusqu’ à 350 Wc.
Il se réjouit alors de la tenue dudit atelier qui permet de présenter les exigences techniques clés des normes IEC TS 622257₋ 9₋ 5 et IEC TS 62257 ₋9₋ 8, de présenter les étapes clés du processus d’adoption des deux normes, les résultats et les prochaines étapes en relation avec l’adoption de ces deux normes au Burundi ainsi que la feuille de route d’implémentation du cadre d’assurance qualité.

Photo de famille
Soleil Nyakiriza ꓽ ses réalisations
Samuel Macumi, coordonnateur du projet Soleil Nyakiriza précise que le projet qu’il chapeaute incarne la volonté de promouvoir les énergies renouvelables dans le pays.
Ainsi, dans le cadre de ce projet, on prévoit électrifier 400 formations sanitaires, 400 écoles fondamentales et 65 000 ménages à l’aide des systèmes solaires domestiques.
En outre, Macumi souligne que 300 000 ménages bénéficieront des foyers de cuisson économes et propres. 400 formations scolaires seront dotées des foyers améliorés institutionnels.
Jusqu’ actuellement, Macumi fait remarquer que le projet Soleil Nyakiriza est sur la bonne voie dans l’exécution de ses activités. Déjà 241 formations sanitaires ont été électrifiées. Et d’ajouter que le processus d’électrification des écoles est satisfaisant.
Pour les ménages, il indique que 78 445 produits solaires domestiques de qualité certifiés VeraSol sont désormais disponibles dans tout le pays et que la prochaine étape concerne la mise en vente des foyers de cuisson économes et propres.
David Majambere, chargé du projet Soleil Nyakiriza fait savoir que l’accès universel à l’électricité préconise le déploiement de 850 000 solutions solaires décentralisées et le raccordement de 306 mini réseaux à travers tout le pays. Ce qui représente 40% du taux d’accès à l’électricité au Burundi d’ici 2030.
Selon lui, il faut alors que ces normes soient adoptées pour se rassurer de la qualité des produits solaires.
Il affirme que la Banque mondiale va continuer à appuyer le gouvernement du Burundi dans l’accélération du déploiement des énergies renouvelables décentralisées à travers tout le pays. Soleil Nyakiriza est un projet pilote. C’est comme une fondation.
Nous espérons passer à la deuxième étape d’appuyer le Burundi à pouvoir déployer toutes les solutions comme recommandées par la stratégie d’accès universel à l’électricité d’ici 2030, conclut Majambere.




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