Développement

Projet UMUCO W’ITERAMBERE : Des doutes planent sur sa durabilité

Environ 26 000 ménages auront accès à l’énergie électrique. 34 000 ménages seront équipés d’ un système de cuisson propre. Plus de 50 écoles seront électrifiées. Plus de 30 centres de santé seront électrifiés. 13 mini-réseaux communautaires seront installés. Plus de 350 nouvelles activités productives  seront électrifiées. Cela a été dit mardi le 6 octobre 2020 lors du lancement du projet UMUCO W’ITERAMBERE financé par l’Union Européenne à hauteur de 12 millions d’euros

Le ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines avec l’appui financier de l’Union Européenne a procédé ce mardi 6 octobre 2020 au lancement du projet « UMUCO W’ITERAMBERE ». Selon Claude Bochu, représentant de l’Union Européenne au Burundi, le programme UMUCO W’ITERAMBERE vise à améliorer l’accès à un service énergétique de base, moderne, efficient et durable pour  les populations,  les services essentiels de base (comme les centres de santé et les écoles) et  les activités économiques situées en milieu rural en dehors du réseau national de l’électricité dans une vingtaine de communes situées dans les provinces de Kayanza, Ngozi, Kirundo, Karusi, Cankuzo, Ruyigi, Rutana et Makamba.

Le ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines avec l’appui financier de l’Union Européenne a procédé ce mardi 6 octobre 2020 au lancement du projet « UMUCO W’ITERAMBERE »

Claude Bochu fait savoir que des infrastructures et les outils pour la fourniture d’énergie électrique solaire (comme les mini-réseaux solaires, les kiosques de vente de produits solaires, etc.) et d’énergie de cuisson propre (comme les foyers améliorés, les combustibles alternatifs au bois, etc.) seront mis en place. Les activités prévues par ce programme permettront de réduire les dépenses d’énergie des ménages et de diversifier leurs sources de revenus grâce aux opportunités ouvertes par accès à l’énergie, d’améliorer la continuité et la qualité des services délivrés par les centres de santé et les écoles, de favoriser les investissements et de renforcer les activités économiques par le biais de l’électrification, de diminuer la consommation du bois et du charbon végétal pour l’utilisation domestique et donc de contribuer directement à la réduction de la déforestation, de soutenir le développement du secteur privé local intervenant dans le domaine de l’énergie.

Les conditions de vie des ménages vont s’améliorer

Plusieurs aspects des conditions de vie des communautés rurales seront améliorés. Les revenus de la population vont augmenter. L’état nutritionnel et de sécurité alimentaire va s’améliorer.  Il y aura l’accès aux soins de santé de qualité et à l’énergie renouvelable.  Et d’ajouter le renforcement des capacités à gérer les risques de catastrophes naturelles.

S’agissant du développement du secteur privé local,  Bochu encourage les consortia responsables de la mise en œuvre du programme et les services du ministère en charge de l’énergie à ouvrir les discussions. Cela pour établir au plus vite les modalités à suivre pour la mise en place des partenariats publics-privés qui garantiront la continuité des services énergétiques après la fin du programme.

Le gouvernement ravi

Selemani Khamissi, secrétaire permanent au ministère ayant en charge l’énergie se réjouit de ce projet, car seulement 10% de la population ont accès à l’électricité au moment où dans la région de la Communauté Est Africaine, ce taux atteint en moyenne environ 30%. C’est une fierté pour lui, car environ 26 000 ménages auront accès à l’énergie électrique. Environ 34 000 ménages seront équipés d’un système de cuisson propre. Plus de 50 écoles seront électrifiées. Plus de 30 centres de santé seront électrifiés. 13 mini-réseaux communautaires seront installés. Plus de 350 nouvelles activités productives  seront électrifiées.  L’ handicap à ce taux d’accès à l’énergie moderne et durable au Burundi est dû à la dispersion de l’habitat en milieu rural, conduisant ainsi au faible taux de pénétration de l’électrification en milieu rural et à un accès insuffisant aux services sociaux de base.

Certains  participants à cet atelier ont manifesté leurs inquiétudes du fait qu’il y a d’autres projets sur l’énergie solaire qui ont été initiés mais qui ont, à un certain moment, foiré. On peut citer à titre d’exemple l’installation des plaques photovoltaïques pour éclairer le réseau routier dans la ville de Bujumbura. Après leur installation, les batteries ont été volées. De plus, on n’a pas de personnel capable de faire des réparations une fois ces installations tombées en panne.  Selon eux, les Ongs qui vont exécuter ce projet en collaboration avec le gouvernement devraient penser au suivi de ce projet afin qu’il soit durable.

Signalons que ce programme est financé par l’Union Européenne à hauteur de 12 millions d’euros, soit 27,3 milliards de FBu pour une période de trois ans (2019-2022).  Il sera mis en œuvre par trois consortia qui sont entre autres AVSI et NCA (ONGs internationales), LVIA, GVC et ICU (ONGs internationales) ainsi que le PNUD et la FAO (Organisations internationales). Il s’inscrit dans le cadre de la mesure d’appui à la résilience de la population burundaise financée par l’Union Européenne. Cette initiative d’envergure qui mobilise presque 270 milliards de FBu couvre plusieurs secteurs, à savoir : l’énergie avec le programme Umuco w’Iterambere qu’on va lancer aujourd’hui, le développement rural et la nutrition avec le programme Tubehoneza et la santé avec le programme Twiteho Amagara. Les trois programmes interviendront en synergie et suivant des approches harmonisées pour maximiser l’impact positif de la mesure d’appui à la résilience.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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