En ce début du mois d’octobre, il est important de rappeler que le quartz vert et l’améthyste ont été exportés officiellement par le pays sur le marché international. C’était vers la Chine où ils sont utilisés dans la joaillerie, la décoration et l’industrie technologique.

Mélance Maniragaba, rédacteur en chef.
Cette dynamique commerciale représente une importante opportunité pour le pays et garantit la crédibilité dans l’exportation minière. Ceci étant, au lieu d’exporter uniquement des matières premières brutes à faible valeur ajoutée, le pays peut s’inscrire dans une chaîne de valeur intégrée en encourageant des formes d’exportation plus structurées et plus rentables.
L’exemple du quartz vert et de l’améthyste montre qu’avec une valorisation locale minimale, il est possible d’augmenter significativement les revenus à l’exportation. Ces pierres, une fois traitées, voient leur prix multiplié par deux à dix fois sur le marché asiatique.
Ce modèle peut et doit être étendu à d’autres minerais stratégiques, tels que l’or, souvent exporté brut, alors qu’un raffinement local pourrait capturer une partie de la valeur ajoutée, le nickel, très demandé dans la fabrication des batteries ainsi que le coltan et le cobalt, essentiels à l’électronique et aux technologies vertes, les terres rares, essentielles dans les technologies de pointe…
A en croire, en investissant dans l’industrialisation minière locale avec des unités de transformation, de tri, de fonderie ou de fabrication de composants, le pays pourrait passer d’un simple fournisseur de matières premières à un acteur industriel régional. Cela permettrait de créer des emplois qualifiés, de générer plus de recettes fiscales et de renforcer la souveraineté économique du pays.
L’expérience positive du quartz vert et de l’améthyste avec la Chine doit servir de levier stratégique pour la mise en valeur de l’ensemble des ressources minières du pays. La lourde et délicate tâche est de miser sur l’approche basée sur la transformation locale et des partenariats équitables qui permettra de garantir une exploitation plus juste, durable et bénéfique pour le développement national.



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