Environnement

Quel est le sort des victimes des inondations de Buterere ?

Depuis que des pluies diluviennes se sont abattues sur le quartier de Buterere, les infrastructures tant publiques que privées ont été détruites. Les victimes estimées à plus de 350 personnes ont été sommées de vider les lieux à toute bride.  Ils sont actuellement au chef -lieu de la zone Mubone dans désespoir inouï. Le ministère de la Sécurité Publique et de la Gestion des Catastrophes  précise leur sort dans ce numéro

La tristesse et l’angoisse se lisaient sur le visage des victimes des inondations de Buterere

Samedi le 11 janvier 2020, un reporter de Burundi Eco a effectué une visite au chef- lieu de la Zone Mubone qui abrite actuellement les victimes des inondations de Buterere. Y arriver n’est pas chose facile. On emprunte la route qui relie Kanga à Kinama continue vers  Maramvya. Cette route est en piteux état suite aux camions qui empruntent toujours cet itinéraire à destination de la décharge publique de Mubone. A cet endroit se trouvent entassés des femmes, des hommes et des enfants.

Mais ce sont les femmes et les enfants qui y sont nombreux. Certaines femmes étaient en train de faire la lessive. D’autres étaient  assis ensemble en train d’échanger sur leur sort. La tristesse et l’angoisse se lisaient sur leur visage. En d’autres termes, ils étaient dans de mauvaises conditions. Dans un entretien avec Pascaline Manirakiza, une des victimes des inondations de Buterere, celle-ci a révélé qu’ils ont tout perdu. Les ustensiles de cuisine, les habits, les denrées alimentaires, etc ont été emportés par les crues des eaux de pluie.

Les victimes des inondations de Buterere exposés aux maladies diarrhéiques

«Nous sommes dans une mauvaise situation.  Nous n’avons pas de quoi manger. Les enfants ne vont pas à l’école suite au manque de matériels scolaires. Ils passent toute la journée à la décharge de Mubone pour chercher de quoi manger. Ils sont exposés aux maladies diarrhéiques», révèle Manirakiza. Suite à la pauvreté, elle fait remarquer que les femmes ont des difficultés à trouver des serviettes hygiéniques.

La ville de Bujumbura est actuellement devenue une proie facile des catastrophes naturelles

Donatien Ndayisaba abonde dans le même sens.  «Nous vivons dans des conditions déplorables. Pendant la nuit, les femmes et les enfants vivent dans la promiscuité dans les locaux de la zone Mubone.  Nonobstant, la plupart des hommes dorment à la belle étoile», indique t-il. Et d’ajouter qu’il n’y a pas de toilettes. Ils sont en train de se débrouiller pour en disposer même si cette tâche n’est pas facile.

Que les rivières Gasenyi, Kinyankonge et Kidumburwe soient réhabilitées dans leur aval !

Il fait savoir que les rivières Gasenyi, Kinyankonge et Kidumburwe non réhabilitées sont à l’origine de ce calvaire. Les crues de ces dernières viennent avec une forte pression. Elles emportent tout sur leur passage. Il demande leur réhabilitation dans l’immédiat jusqu’au niveau du lac Tanganyika.

Lors de la présentation des réalisations du ministère de la Sécurité Publique et Gestion de Catastrophes mercredi le 15 janvier 2020, Commissaire de Police Général Alain Guillaume Bunyoni a fait savoir que les victimes des inondations sont de deux sortes.  Il y a ceux qui ont construit des maisons dans des zones inhabitables et d’autres qui ont érigé des infrastructures dans des endroits viables. Selon lui, les réinstaller dans des zones non viables menacées par les catastrophes naturelles dont les inondations, les éboulements et les glissements de terrain  serait la façon de leur creuser une tombe.  Dans ce cas, la concertation entre le gouvernement et les parties prenantes  est une nécessité pour leur trouver un autre endroit.

La ville de Bujumbura est actuellement devenue proie facile des catastrophes naturelles. S’il pleut, on observe souvent des inondations, des morts et des blessés. Cette situation s’observe au moment où on n’a pas encore mis en place la cartographie des risques de catastrophes naturelles.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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