Les représentants des enfants vulnérables dans les provinces de Bururi, Makamba et Rumonge ont relevé un problème d’abandon scolaire dû à la faim et ont demandé que des cantines scolaires soient implantées dans certaines écoles pour atteindre une éducation inclusive, équitable et de qualité
Réunis à Rumonge mercredi le 14 juillet 2021 sous l’appui de la coalition Bafashebige, les intervenants dans le domaine de l’éducation et les représentants des enfants vulnérables dans les provinces de Bururi, Makamba et Rumonge ont relevé les défis qui minent le secteur de l’éducation.
Un des représentants des enfants vulnérables a relevé le problème d’abandon scolaire des enfants issus des groupes marginalisés dans ces provinces dû essentiellement au problème de la faim.

Pour les familles vulnérables, l’organisation des activités visant l’autonomisation financière devrait appuyer les programmes de cantines scolaires.
« Le maintien à l’école des enfants vulnérables reste un défi »
Estella Niyoguishima, une élève de la communauté Batwa qui vient de terminer ses humanités générales a indiqué que l’accessibilité et la disponibilité des écoles ne posent pas de problèmes dans ces provinces, mais que le problème se situe au niveau du maintien de ces enfants à l’école.
Elle signale que les enfants vulnérables dont les élèves Batwa, les élèves rapatriés, les élèves vivant avec un handicap et les albinos abandonnent l’école suite à de nombreux facteurs dont la famine qui sévit dans leurs familles.
Elle a demandé que des cantines scolaires soient implantées au niveau de certaines écoles plus nécessiteuses pour pallier à ce défi.
Elle a indiqué qu’avec l’appui de la coalition Bafashebige, elle est en train d’identifier les élèves Batwa qui ont abandonné l’école ces dernières années dans sa commune natale.
Elle a demandé que les enfants issus des groupes marginalisés soient soutenus plus que les autres pour atteindre une éducation inclusive, équitable et de qualité dans les provinces du sud.
« Organiser des activités visant l’autonomisation financière »
Un autre participant n’a pas soutenu l’implantation des cantines scolaires qui, selon lui, n’est pas une solution durable, mais suggère d’organiser des activités visant l’autonomisation financière des familles vulnérables afin qu’elles puissent atteindre une autosuffisance alimentaire.
Il a fait remarquer que cela constitue une solution pérenne à ce problème et il suggère que ces familles puissent avoir des terres cultivables et des semences afin qu’elles atteignent l’autosuffisance alimentaire.
Pour lui, ce n’est pas bon que les élèves tendent toujours la main pour avoir de la nourriture, mais les familles doivent travailler dur pour essayer d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.
Les participants à cette réunion ont relevé d’autres défis qui minent le secteur de l’éducation dont la faible implication des autorités administratives à la base, le faible niveau d’encadrement pédagogique et les grossesses non désirées.
Ils se sont convenus d’identifier sur toutes les collines les enfants vulnérables qui ont abandonné l’école afin qu’ils retournent sur le banc de l’école à la rentrée scolaire prochaine.
Ils ont décidé de mener au cours de ce mois d’août des campagnes de sensibilisation dans toutes les communes de ces trois provinces pour essayer de trouver des solutions à tous les défis qui minent le secteur de l’éducation.
Signalons que ces trois provinces n’ont pas de bonnes places dans le classement national relatif à la réussite de leurs élèves au niveau du concours national et à l’examen d’Etat.




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