Société

Rumonge : des conflits fonciers autour des paysannats

Le bras de fer subsiste entre les autorités  et les exploitants des paysannats. Pour les autorités administratives, pas question Les terres des paysannats font partie des terres domaniales. Cependant, les exploitants ne l’entendent pas de cette oreille. Ils considèrent les paysannats comme leur propriété privée étant donné que le Code foncier attribue définitivement ces terres des paysannats aux acquéreurs de bonne foi

Les terres des paysannats de Rumonge sont des terres domaniales, indiquent les autorités communales de Rumonge. D’ailleurs, elles projettent d’y installer des infrastructures publiques et d’autres projets d’intérêt public.

Ces paysannats couvrent une superficie de 500 hectares et s’étendent sur les collines de Mutambara et Gatete en commune de Rumonge. Ils sont pour le moment exploités par la population qui y cultive différentes plantes dont le manioc, le riz, le palmier à huile, la patate douce,…

Ceux  qui exploitent les terres les paysannats indiquent que ces terres leur appartiennent au regard du Code foncier de 2011 qui attribue définitivement ces terres aux anciens  acquéreurs de bonne foi. Ils demandent aux autorités administratives de faire une bonne identification des anciens acquéreurs pour que ces conflits puissent trouver une issue durable.

L’exploitation des paysannats est à l’origine des conflits entre les autorités et les acquéreurs de bonne foi.

Un espace jadis réservé à la culture du coton

Feruzi Mukorumbone, un octogénaire résident sur la colline Mutambara  relate l’historique de ces terres des paysannats où il indique qu’en 1950, les colons Belges ont planté le cisal  sur ces terres et vers les années 1960, les autorités administratives d’alors ont distribué ces terres à la population en lui intimant l’ordre de ne cultiver que du coton.

La culture du coton a été pratiquée sur ce périmètre jusqu’en 1975, rapporte la même source. Avec le temps, les exploitants y ont introduit les cultures vivrières telles que  le palmier à huile, le manioc, le riz et les autres cultures. Cependant, au cours des différentes tragédies que le Burundi a connues il y auraient des acquéreurs de mauvaise foi qu’il faut identifier.

Alexis Nimubona,  un habitant de la colline Gatete disposant une terre des paysannats indique que ces paysannats appartiennent aux anciens acquéreurs tel que stipulé dans le Code foncier de 2011. Il n’y a pas à tergiverser le Code foncier est clair là- dessus et demande aux autorités administratives à mener une bonne identification pour distinguer les acquéreurs de bonne foi et ceux de mauvaise foi afin de trouver des solutions durables à ces conflits autour des terres des paysannats.

Il précise qu’il ne s’oppose pas à l’installation des infrastructures publiques dans ces périmètres mais le gouvernement devra verser une indemnisation juste et équitable conformément à la loi fondamentale. Dans ce périmètre, les villages pour rapatriés et autres personnes vulnérables ont été implantées et un laboratoire moderne est en cours de construction.

Les exploitants de ces paysannats demandent aux autorités d’organiser des réunions en vue de discuter de ces conflits pour trouver des solutions durables mais en se référant à la loi.

Pour rappel, ce genre de conflit  a surgi en 2010 entre les acquéreurs des terres des paysannats et administration territoriale autour de ces terres. L’Ombudsman a dû intervenir et les anciens acquéreurs ont eu gain de cause.

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Journal Burundi Eco.

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