Société

Rumonge : Quand les ports de pêche pullulent de mineurs

Les défenseurs des droits de l’enfant dénoncent l’exploitation des enfants dans les travaux connexes à la pêche.  Le nombre des enfants qui fréquentent les rives du lac Tanganyika augmentent en flèche. Ces enfants doivent regagner le banc de l’école au lieu de travailler pour autrui. Toutes les parties prenantes doivent se mobiliser pour décourager ce phénomène qui conduit inéluctablement à l’abandon scolaire.

Ces derniers jours, il s’observe de plus en plus des enfants qui exercent des petits métiers au niveau des ports de pêche. Ils s’occupent à décharger les kits de pêche : les batteries, les lampes, les filets….d’autres attachent les bateaux qui flottent au rythme des vagues du lac d’autres encore sèchent le poisson sur des claies. L’Observatoire Nationale pour la lutte contre la Criminalité Transnationale (ONLCT) où est ton frère dénonce l’exploitation des mineurs  visibles  sur les différents ports de pêche.

Parmi ces enfants dont la tranche d’âge varie entre 8 ans et 15 ans figurent les enfants qui ont abandonné l’école, les enfants issus des familles défavorisés, les enfants ressortis de la rue, les enfants issus des familles rapatriés et les Batwa, catégorise les exploitants des ports de  pêche.

Ils errent sur les ports pour exercer différentes activités en échange ils gagnent du poisson à revendre. Pour les enfants issus des familles défavorisées, le poisson constitue la recette alimentaire de la journée. Ils rentent avec et tous les membres de la famille en profitent. Les plus téméraires s’initient progressivement  au métier de pêcheur, d’autres font la propreté des sites d’accostage.

La place de l’enfant est à l’école

Au lendemain de la rentrée scolaire, l’Ong locale ONLCT lance un appel à d’autres organisations qui militent pour le droit des enfants, aux autorités administratives, aux autorités administratives, aux parents et à la communauté toute entière à se mobiliser comme un seul homme pour remettre ces enfants exploités dans la pêche sur le banc  de l’école.

Cette organisation interjette cette requête auprès des partenaires techniques et financiers  notamment l’Unicef pour appuyer cette campagne combien noble de faire retourner ces enfants sur le banc de l’école. Meme son de cloche chez le responsable de l’éducation de cette école. Il indique que la place de l’enfant n’est dans le lac Tanganyika mais la place est à l’école et en famille. Il lance un appel à la communauté tout entière et la fédération des pêcheurs du Burundi à collaborer pour la réussite de cette campagne.

Quand le poisson éjecte les élevés de l’école

Isaac Ndikuriyo, directeur provincial de l’éducation à Rumonge indique que les activités de pêche et la recherche du travail rémunéré sont parmi les principales causes des abandons scolaires dans cette province.

L’ONLCT où est ton frère indique que d’autres enfants sont exploités dans les unités artisanales d’exploitation de l’huile de palme et dans des sites de fabrications de briques.

Le président de la fédération des pêcheurs est prêt à collaborer pour la réussite de cette campagne et précise que normalement une personne qui n’a pas l’âge de 16 ans requis ne peut être employée dans le secteur conformément aux recommandations de l’OIT. Gabriel Butoyi, président de cette fédération rappelle que des instructions ont été données aux responsables des ports de pêche pour chasser tous les mineurs qui viennent chercher du travail dans le secteur de la pêche.

Une synergie des acteurs

Ces enfants auront besoin des uniformes scolaires, du matériel scolaire et aussi des séances de sensibilisations s’avèrent nécessaire avant le début de l’opération de les retirer de la pêche pour les faire inscrire aux niveaux des différentes écoles.

C’est un travail qui doit se faire en synergie pour aboutir à des résultats attendus a indiqué le président de cet Ong locale.

Jérémie Bizimana, administrateur de la commune de Rumonge reconnait ce phénomène d’exploitation des enfants dans la pêche. L’administration promet de collaborer avec les acteurs concernés par la problématique pour la réussite de cette campagne de retrait de ces enfants de la pêche pour qu’ils rejoignent le banc de l’école. D’ailleurs, un travail d’identification de ces enfants au niveau des différents ports de pêche s’avère urgent, a-t-il révélé.

Signalons que le phénomène d’exploitation des enfants s’observe dans plusieurs  secteurs d’activités  de la province.

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Journal Burundi Eco.

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