Société

Rumonge : Vers la délocalisation du cimetière de Birimba ?

L’administrateur de la commune de Rumonge annonce la délocalisation du cimetière de la ville de Rumonge pour cause de manque d’espace. Il sera délocalisé au site dit « Ku cakane » situé à 4 km de cette ville. Les familles démunies indiquent qu’elles auront des difficultés à accéder à ce site. La société civile dénonce l’occupation illégale des espaces réservés aux cimetières et exige des enquêtes pur établir les responsabilités des uns et des autres

La commune Rumonge délocalise une cimetière à 4km de la ville.

   

Le nouveau cimetière sera érigé à 4 km de la ville de Rumonge à la frontière de la commune de Rumonge et de celle de Buyengero à un endroit appelé « Ku cakane », fait savoir Jérémie Bizimana, administrateur de la commune de Rumonge.

Il indique que le cimetière qui se trouve dans le quartier Birimba de la ville de Rumonge est saturé à tel enseigne qu’on commence à déterrer des ossements humains lors des enterrements. Ce qui n’est pas digne pour la culture Burundaise et pour les familles des disparus.

Une délocalisation imminente 

L’urgence s’impose que le cimetière soit délocalisé et le processus de délocalisation est déjà avancé, car le conseil communal a déjà approuvé ce projet. Le terrain qui hébergera ce nouveau cimetière a été déjà identifié. Il ne reste qu’à verser des indemnisations aux propriétaires des terres sur ce site poursuit l’administrateur de la commune de Rumonge.

Il demande la collaboration de la population urbaine de Rumonge car, actuellement, ce cimetière est situé à quelques mètres des habitations, des écoles et d’un hôpital. Ce qui est inacceptable.

« Les familles démunies se plaignent »

H.A, un chef de famille du quartier de Kanyenkoko soutient le projet de délocalisation du cimetière qui est aujourd’hui saturé, mais demande au conseil communal de chercher un autre terrain tout près de la ville de Rumonge. Cela pour faciliter les familles démunies à transporter les corps des défunts. Cette opération se fait à l’aide des  civières surélevées sur les épaules des transporteurs.

Les familles démunies n’ont pas les moyens de louer des véhicules pour transporter les corps sans vie des leurs. Elles auront beaucoup de peines à les transporter sur des civières sur les épaules jusqu’à 4 km voire plus de la ville de Rumonge. 

Ces familles demandent au conseil communal de Rumonge de surseoir à cette décision de déplacer ce cimetière à 4 km mais de chercher un autre terrain qui hébergerait ce cimetière près de la ville de Rumonge. 

D’autres personnes demandent que ce site soit préalablement aménagé, notamment qu’on procède au traçage des pistes à l’intérieur de ce site, à l’adduction d’eau et à la construction les tribunes où des gens pourront s’abriter contre la pluie ou le soleil.

Une spoliation déguisée 

Le représentant de l’Ong locale Parcem en province de Rumonge indique que sur certaines collines la population a des difficultés à enterrer les leurs, car certains terrains des cimetières ont été soit vendus, soit spoliés ou cédés à des tierces personnes pour d’autres fins par les autorités et les familles doivent parcourir de longues distances pour enterrer les leurs.

Il demande alors au conseil communal de diligenter rapidement une enquête en collaboration avec les associations engagées dans la bonne gouvernance pour que ces terrains qui étaient destinés à héberger des cimetières soient restitués à ces collines.

Il est inadmissible que des terres domaniales comme les terrains qui doivent héberger des cimetières soient cédés à des tierces personnes.

Les habitants sur certaines collines se lamentent que dans quelques années ils n’auront plus d’espace où enterrer les leurs alors que ces terrains existaient auparavant. Le conseil devrait normalement borner ces terrains en vue de les protéger contre des prédateurs.

Signalons qu’aujourd’hui la majorité des collines disposent de leurs propres cimetières, mais les élus, la société civile et l’administration devraient s’engager à protéger ces espaces publics combien importants.

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Journal Burundi Eco.

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