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Ruyigi et Gitega : Deux ans après, les bénéficiaires du projet MERANKABANDI jubilent

Les bénéficiaires du Projet d’Appui aux Filets Sociaux Productifs et Emplois MERANKABANDI Cash for Jobs rencontrés du 12 au 13 juin 2025 dans les provinces de Ruyigi et Gitega affirment que leurs conditions de vie se sont améliorées. Sur base des transferts monétaires et des mesures d’accompagnement lancés il y a deux ans, ils ont pu initier des activités génératrices de revenus telles que l’agriculture, l’élevage, le petit commerce, la menuiserie, la couture, etc.

Mme Martha Hacimana, âgée de 32 ans et mère de 7 enfants habitant la colline Gataba de la commune Kinyinya dans la province Ruyigi ꓽ «sa famille s’est construite une maison couverte de tôles. «Les tôles je les ai achetées à un montant de 2 300 000 FBu».

 

C’est l’exemple de Mme Martha Hacimana, âgée de 32 ans et mère de 7 enfants habitant la colline Gataba de la commune Kinyinya dans la province de Ruyigi. Avant le projet MERANKABANDI, Hacimana indique que sa famille vivait dans la précarité.  Elle avait des difficultés pour trouver de quoi manger et des moyens financiers pour s’acheter des habits. Elle vivait dans une maison couverte d’écorces de bananiers.

Pourtant, grâce aux transferts monétaires de 72 000 FBu tous les deux mois pendant une période de deux ans effectués par MERANKABANDI et aux mesures d’accompagnement, Hacimana se réjouit du fait que sa situation socio-économique a changé. « Nous avons développé l’élevage du petit bétail tel que les chèvres. Pour le moment, nous avons déjà 4 chèvres », explique-t-elle.  Avec l’utilisation des fertilisants générés par ses animaux domestiques, Hacimana laisse entendre que la production agricole s’est améliorée. Nous cultivons du maïs, des haricots, des légumes, etc., renchérit-elle.

Son mari accepte l’apport du Projet MERANKABANDI à l’amélioration des conditions de vie de des bénéficiaires. Il précise que son épouse fait partie d’un groupe d’épargne et de crédit. Et cela dans le but de trouver facilement des moyens financiers nécessaires pour se développer. Pour le moment, il argue que sa famille s’est construite une maison couverte de tôles. « Les tôles, je les ai achetées pour un montant de 2 300 000 FBu», renchérit-elle.  Il se réjouit que l’insécurité alimentaire qui guettait sa famille a été maîtrisée. Ses enfants mangent des légumes car grâce à MERANKABANDI, ce ménage a appris comment aménager des jardins potagers.

Vélarie Nkundwanayo, âgée de 45 ans et mère de neuf enfants, habitant la colline Muvumu de la commune Kinyinya dans la province de Ruyigi, abonde dans le même sens. Avant le Projet MERANKABANDI, elle fait savoir que sa famille vivait dans des conditions misérables. Trouver de quoi manger était un casse-tête.

Vélarie Nkundwanayo âgée de 45 ans et mère de neuf enfants, habitant la colline Muvumu de la commune Kinyinya dans la province Ruyigiꓽ «Grâce à MERANKABANDI qui me transférait un montant de 72 000 FBu tous les deux mois pendant une période de deux ans, je me suis achetée une machine à coudre à un montant de 400 000 FBu pour exercer le métier de couture ».

 

Nkundwanayo exerce le métier de couture

Pourtant,  grâce à MERANKABANDI qui lui transférait un montant de 72 000 FBu tous les deux mois pendant une période de deux ans, elle s’est acheté une machine à coudre pour un montant de 400 000 FBu afin d’exercer le métier de couturier. « Grâce à ce métier, je peux bénéficierd’un montant qui varie entre 5000 FBu et 10 000 FBu par jour», souligne-t-elle. Elle ajoute qu’elle pratique l’élevage des chèvres. La famille dont la charge lui incombe a pour le moment deux chèvres

Selon Nkundwanayo, l’objectif est de trouver des fertilisants nécessaires pour pratiquer l’agriculture. C’est aussi pour diversifier les sources de revenus. Une autre activité importante réalisée par la famille de Nkundwanayo grâce à l’appui du Projet MERANKABANDI,  est la construction d’une cuisine pour éviter de cuire les aliments dans la maison principale.

Niyokwizera dans l’élevage des porcins

Nicelatte Niyokwizera, mère de six enfants habitant la colline Rubaragaza de la commune Gisuru dans la province de Ruyigi, ne nie pas également que MERANKABANDI contribue de façon remarquable au développement socio-économique de ses bénéficiaires. Avant ce projet, je n’avais ni habits, ni produits de beauté.  Mes enfants avaient des difficultés pour bien suivre les cours à l’école suite au manque de minerval et de matériel scolaire. Suite à cela, les absences à l’école étaient devenues monnaie courante.

Nicelatte Niyokwizera, mère de six enfants habitant la colline Rubaragaza de la commune Gisuru dans la province Ruyigi ꓽ «je me réjouis du fait que le porcin que j’ai acheté grâce à MERANKABANDI a mit bat 7 porcelets ».

 

Mais pour le moment, grâce au Projet MERANKABANDI, Niyokwizera a initié l’élevage des porcins. Elle s’est acheté un porcin pour un montant de 550 000 FBu. Pour le moment, elle se réjouît du fait que ce dernier a mis bas 7 porcelets.

Elle compte les vendre pour étendre sa superficie cultivable afin de développer le secteur agricole. Elle ne doute pas qu’elle va trouver de l’argent pour le faire, car un seul porcelet coûte actuellement 150 000 FBu, éclaircit-elle.

De plus, Niyokwizera a acheté une bicyclette pour un montant de 300 000 FBu. Cette dernière est utilisée par son fils en cas de besoin. Soit, elle est utilisée pour s’approvisionner en aliments pour porcins ou pendant la récolte. Cette bicyclette est également utilisée comme taxi vélo pour générer des revenus. Elle est ravie du fait que les conditions de vie de sa famille sont pour le moment bonnes. Les membres de sa famille trouvent facilement de quoi manger. Ils ne marchent pas pieds nus comme auparavant.

Gasabo dans la menuiserie

Diomède Gasabo, âgé de 50 ans et père de 5 enfants habitant la colline Rubaragaza de la commune Gisuru dans la province de Ruyigi témoigne également la contribution du Projet MERANKABANDI au développement de sa famille.  « Grâce à ce projet, j’ai monté un atelier de menuiserie. J’ai deux employés et nous produisons des chaises, des tables, des portes, des fenêtres, etc. », explique-t-il. De plus, il s’est acheté une vache et des porcins.

Fabiola Ngendakumana, veuve de 6 enfants âgée de 45 ans habitant au chef-lieu de la province Gitega ꓽ «Grâce à MERANKABANDI je fais la confection des paniers, des corbeilles et d’autres objets de décor».

 

La même situation se présente dans la province de Gitega. Alvella Ndaruzaniye, mère de 5 enfants rencontrée au chef-lieu de la province de Gitega, indique que c’est grâce au Projet MERANKABANDI, qu’elle s’est lancée dans le secteur de la construction des infrastructures. « J’ai appris à mettre des carreaux dans les immeubles. On me paie 10 000 FBu par jour. Je me suis acheté une machine qui m’aide à exercer ce métier à 300 000 FBu grâce à ce projet », explique-t-elle.

Elle ajoute aussi qu’elle exerce tous les dimanches le commerce des boissons locales qui lui permet d’enregistrer un bénéfice de 5000 FBu par jour au minimum. Elle se réjouit qu’elle a pu payer un montant de 600 000 FBu pour la garde de la parcelle que sa famille allait vendre suite à la pauvreté.

Fabiola Ngendakumana, veuve de 6 enfants âgée de 45 ans habitant au chef-lieu de la province de Gitega,  se réjouit aussi du fait que MERANKABANDI lui a fait des merveilles. Avant ce Projet, sa famille vivait dans des conditions misérables. Elle avait des difficultés pour prendre en charge ses enfants.

Ngendakumana excelle dans la confection des corbeilles, des paniers, etc.

Grâce à MERANKABANDI, elle s’est lancée dans la fabrication des paniers, des corbeilles et d’autres objets de décor. Je les vends à 20 000 FBu, à 25 000 FBu, à 30 000 FBu par article, renchérit-elle.  Pour le moment, elle participe à des expositions tant nationales que régionales. Elle explique que dernièrement, elle était à Dar‐ Es‐ Salaam en Tanzanie dans une exposition d’objets d’art. Elle se prépare pour y aller même le 24 juin de cette année.  Elle affirme que grâce à MERANKABANDI, les conditions de vie de sa famille se sont nettement améliorées.

Francine Ntakarutimana, mère de 5 enfants âgée de 30 ans habitant au chef-lieu de la province Gitega : « Grâce à MERANKABANDI, j’excelle dans le métier de couture ».

 

Francine Ntakarutimana, âgée de 30 ans et mère de 5 enfants n’y va pas par quatre chemins. « Nous vivions dans une maisonnette louée à 25 000 FBu par mois au quartier Yoba. Je sillonnais la ville de Gitega pour voir si je peux trouver quelqu’un qui puisse me donner un emploi telle faire la lessive ou couper du gazon.  On me payait 2000 FBu ou 2500 FBu. Quelquefois, je ne trouvais pas de boulot et je rentrais bredouille. Cette situation a fait que le propriétaire de la maisonnette qui nous abritait nous chasse. On s’est replié vers un autre quartier dans une maison en chantier », déplore-t-elle.

Le métier de couturier se porte bien chez Ntakarutimana

Grâce à MERANKABANDI, ce calvaire a pris fin. Elle exerce le métier de couture. Elle s’adonne à la confection notamment de robes, de jupes et de pagnes.  On lui paie des montants diversifiés. Tantôt on lui paie 50 000 FBu, 40 000 FBu, 30 000 FBu, etc. Ça dépend de la taille de l’habit. Elle enseigne même ce métier aux autres qui en ont besoin. Chacun lui paie 300 000 FBu après 6 mois. Elle précise qu’elle évolue positivement. Elle possède pour le moment trois machines à coudre.

Salvator Bibonimana, habitant la colline Muremera, se réjouit également du soutien de MERANKABANDI aux familles vulnérables pour leur permettre de sortir de la pauvreté. « J’ai quitté ma famille suite à la pauvreté. J’ai laissé ma femme et nos 5 enfants. Je suis retourné au bercail après 7 ans d’absence à ma famille. Ma femme n’était pas en bonne santé. Elle avait déprimé suite à cette situation. Ma famille vivait dans une vieille maisonnette. La situation était insupportable. Nous étions les plus pauvres sur cette colline », affirme-t-il.

La famille de Bibonimana sauvée par MERANKABANDI

Pour le moment, Bibonimana indique que sa famille habite un autre monde. Avec l’appui de MERANKABANDI, cette famille s’est construite une nouvelle maison. Elle a deux chèvres et un porcin. Elle s’est acheté deux propriétés foncières, la première à 800 000 FBu et la deuxième à 1 000 000 FBu. La production agricole augmente sensiblement, car on a les moyens pour acheter des semences sélectionnées et des fertilisants.

Faustin Ntiranyibagira, ex chef de colline Muremera ne cache pas sa satisfaction. Il fait savoir que cette colline a 47 bénéficiaires du Projet MERANKABANDI. Il affirme que ces derniers étaient réellement les plus démunis de la colline. Certains s’adonnaient même au banditisme suite à la pauvreté. Ils étaient les plus humiliés et méprisés dans cette localité. On ne les invitait même pas dans les festivités familiales, car ils n’avaient rien à donner en retour.

Pourtant, pour le moment, les couples partagent les moments de loisirs. Ils s’appellent des chéris, car ils ont dit non à la pauvreté. A titre illustratif, il fait remarquer que tous les bénéficiaires de MERANKABANDI ont un petit bétail estimé à plus de 50 chèvres. Ils ont du riz, des haricots et du maïs dans leurs stocks. Ils mangent des légumes, car ils ont mis en place des jardins potagers tout autour de leurs maisons. Ils ont retrouvé leur dignité et occupent des places d’honneur dans les différentes festivités organisées dans la localité.

Les bénéficiaires ravis

Les bénéficiaires de MERANKABANDI remercient le gouvernement du Burundi et son partenaire incontournable la Banque Mondiale pour avoir initié ledit projet. Ils promettent de continuer à bien fructifier les acquis de ce dernier pour que chaque bouche ait de quoi manger et que chaque poche ait de l’argent.  Selon ces derniers, le Projet MERANKABANDI est une arme stratégique contre la pauvreté.

Notons qu’à Gitega on enregistre 5274 bénéficiaires du Projet MERANKABANDI et 7190 bénéficiaires à Ruyigi selon Elias Karenzo, responsable provincial de MERANKABANDI à Gitega et Ferdinand Bandiyiminsi, responsable provincial de MERANKABANDI à Ruyigi.  Ces responsables provinciaux du Projet se réjouissent des résultats enregistrés. Ils précisent que les bénéficiaires sont en train de sortir de la pauvreté qui les guettait. Sur base des transferts monétaires estimés à 72 000 FBu tous les deux mois pendant une période de deux ans, des frais de graduation estimés à 400 000 FBu pour chacun ainsi que des mesures d’accompagnement, ils pratiquent le petit commerce, l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la menuiserie, etc. Cela leur permet d’améliorer remarquablement leurs conditions de vie.

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Journal Burundi Eco.

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Un commentaire
  • NYAMWERU Placide dit :

    Vive Le Gouvernement du Burundi!
    Vive la Banque mondiale!
    Vive le projet d’Appui aux Filets Sociaux productifs et Emplois MERANKABANDI!
    Grâce à ce projet, des vies sont vraiment transformées. Si tout ménage vulnérable pouvait contenir dans la cible du projet!

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