Depuis 2018 que l’Association des industriels du Burundi (AIB) organise les salons industriels dans l’objectif de promouvoir le secteur industriel, pas mal de défis persistent malgré certaines avancées. Les industriels bénéficient des crédits à un taux d’intérêt réduit. Nonobstant, la certification, le manque de devises et le manque de la politique d’industrialisation posent encore problème. Les détails dans ce numéro
Sous le thème «Un secteur industriel dynamique et responsable engagé dans l’accroissement des exportations et la création d’emplois», l’Association des Industriels du Burundi (AIB) a lancé officiellement les activités de la 4ème édition du Salon Industriel prévue du 26 au 28 août 2021. Dans une conférence de presse, Olivier Suguru, président de l’AIB a fait savoir que depuis 2018, l’AIB réunit tous les industriels du Burundi avec ceux de la sous-région et du reste du monde afin d’échanger leurs expériences, explorer les opportunités d’investissements, nouer des partenariats. C’est également une occasion d’apporter des solutions aux préoccupations des industries locales. Parmi les défis signalés, il y a la pénurie des devises, le problème de certification, de l’électricité, etc.

De gauche à droite, Emmanuel Ntakarutimana, vice-président de l’AIB; Olivier Suguru, président de l’AIB; Audace Ndayizeye, président de la CFCIB et Mélance Buregeya, secrétaire général de l’AIB.
Un taux d’intérêt réduit
Depuis qu’on a commencé à organiser le salon industriel, Suguru se réjouit du fait que certains défis commencent à être maîtrisés. A titre d’exemple, c’est la question liée au financement du secteur privé qui posait problème ces derniers jours, car les taux d’intérêts appliqués par les banques étaient élevés. Pour cela, Suguru indique que la BRB a mis en place un guichet de financement des projets porteurs de croissance. Avec ce financement, il y a des secteurs porteurs de croissance et surtout les secteurs industriels et de l’agro industrie qui peuvent bénéficier des financements à un taux réduit pour relancer le secteur privé en général et le secteur industriel en particulier. «Cela est un des résultats positifs du salon industriel», poursuit-il.
Un autre défi qui est en train d’être maîtrisé concerne l’électricité. Selon Suguru, pas mal de centrales hydroélectriques sont en cours de construction dans le pays. Une fois les travaux terminés, il précise que personne ne va plus se lamenter en ce qui est du manque d’électricité.
La certification et le manque de devises posent encore problème
Malgré des avancées palpables, les défis persistent dans le secteur industriel. Selon Suguru, le manque de devises reste toujours une problématique angoissante. Il croit qu’avec la promesse de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale de financer certains projets, il y aura une certaine amélioration dans la maîtrise de la pénurie des devises. De plus, avec l’engagement du gouvernement dans l’augmentation de la production, il espère qu’on va booster les exportations et que, subséquemment, beaucoup de devises vont entrer dans le pays. Avec l’Agence de Développement du Burundi qu’on compte mettre en lieu et en place de l’API, la question des devises pourra être maîtrisée, car cette réforme va promouvoir les investissements dans le secteur privé. Il y aura pas mal d’avantages qui seront octroyés aux investisseurs pour qu’il y ait une relance avérée de l’économie.
La certification qui est octroyée par le Bureau Burundais de Normalisation et du contrôle de la qualité (BBN) reste encore un défi majeure pour les industriels. Suguru espère que la situation va s’améliorer avec l’appui du gouvernement en ce qui des laboratoires. Et, dans ce sens, une solution définitive sera trouvée puisque c’est la mise en œuvre de la certification effective qui va faire à ce qu’on puisse exporter les produits burundais sur les marchés de l’EAC et de la ZLECAF. De surcroît, la politique nationale d’industrialisation n’est pas encore mise en place.
Notons que le secteur industriel est d’une grande importance économique de par sa contribution substantielle dans la production intérieure, dans la création de l’emploi, dans l’accroissement des revenus des ménages et dans la réduction de la pauvreté.




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