Santé

Education sexuelle pour une parenté future responsable

Les jeunes

Pour l’accroissement du taux d’utilisation des contraceptifs, les jeunes doivent être sensibilisés sur une sexualité saine et responsable. C’est pour cette raison que le Programme National de la Santé de la Reproduction a mis en place des centres de santé amis des jeunes pour les familiariser avec la santé reproductive et le planning familial.

Les grossesses précoces chez les jeunes et les adolescentes ne cessent d’accroître en milieu scolaire et le taux d’utilisation des méthodes contraceptives reste faible au Burundi, soit 34,3 %. Par conséquent, la démographie reste galopante.

Etre informé avant qu’il ne soit trop tard

Patricia Kubwimana,Titulaire du centre de santé ami des jeunes

Patricia Kubwimana,Titulaire du centre de santé ami des jeunes

Selon Patricia Kubwimana, titulaire du centre de santé ami des jeunes de Maramvya, district sanitaire de Kibuye dans la province de Gitega indique que pour le succès de la santé de la reproduction , tout doit se préparer à l’avance et surtout chez les jeunes qui constituent aussi une parenté future. «  Ici on s’occupe beaucoup des jeunes. On les rencontre dans leurs écoles pour leur parler de l’éducation sexuelle, mais aussi de l’utilisation des méthodes contraceptives, afin de leur montrer le danger que présentent les mariages précoces et les maladies sexuellement transmissibles. Nous organisons des séances de sensibilisation et d’écoute dans l’une des salles du centré de santé ami des jeunes. C’est pour les mettre à l’aise et leur permettre de poser toute question en rapport avec la sexualité », explique Mme Kubwimana. Elle informe que pour le moment les jeunes sont à l’aise. Ils peuvent même demander conseil à un infirmier en cas de doute et même demander des préservatifs pour se protéger en cas de besoin. Le mieux serait que les jeunes se réservent jusqu’au jour du mariage. Mais, au lieu de les perdre, vaut mieux les protéger des maladies sexuellement transmissibles, mais aussi des grossesses non désirées.

Elle fait remarquer que pour le seul mois de mai, au centre de santé ami des jeunes de Maramvya, 108 jeunes ont été écoutés et conseillés, 182 sensibilisés sur la santé de la reproduction et 57 se sont fait dépistés.

Cependant, Mme Kubwimana demande aux parents de briser les tabous et de favoriser la communication avec les enfants pour parler justement de la sexualité. Pour elle, vaut mieux les informer à temps avant qu’il ne soit trop tard pour le faire.

Nous avons des informations sures

C.N. et J.K sont deux jeunes rencontrés par Burundi ECO. Pour C.N, les centres de santé amis des jeunes sont d’une importance capitale. « Avant on ne pouvait même pas oser parler de la sexualité à la maison avec nos parents, et on se fiait aux informations qu’on piquait ici et là. Mais, malheureusement, des fois on tombait sur de fausses informations. Avec les centres de santé amis des jeunes, il est organisé des séances de sensibilisation par des sketches et des conseils des médecins. C’est là où nous avons des informations sûres », explique t-il. Il souligne que maintenant il sait comment utiliser le préservatif en cas de besoin et qu’il pourra se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles.

Quant à J.K, elle indique qu’avec les informations qu’elle a eues, elle est consciente des dangers que présentent les grossesses précoces et des maladies sexuellement transmissibles. «  On nous parle aussi des bienfaits du planning familial. Je crois que quand je vais me marier je pourrai bien espacer les naissances pour l’intérêt de la famille », renchérit –elle.

Signalons que si rien n’est fait, l’on se dirige vers une population de 18 millions d’habitants en 2030 contre 13 millions si le pays parvient à maîtriser la fécondité.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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