Les pêcheurs constituent une source de revenus pour la plupart des habitants de la commune Muhuta en province de Rumonge. Ces habitants effectuent la réparation de certains outils que les pêcheurs utilisent. Ils s’en réjouissent du fait qu’ils parviennent à prendre en charge leurs familles
La réparation des ampoules, des moteurs utilisés dans la pêche et des téléphones portables des pêcheurs constitue une source de revenus pour la plupart des habitants de la commune Muhuta en province Rumonge. Evariste Ndikumana est réparateur des ampoules au site de débarquement de Gitaza depuis 2011. Il a cinq enfants. Selon lui, c’est grâce à ce métier qu’il parvient à prendre en charge sa famille. Il commence les activités à 7 h pour les boucler à 16 h. Pour chaque ampoule qui nécessite une réparation, on peut payer le réparateur, soit 500 FBu ou 1000 FBu. Ça dépend de son état de défectuosité. «On me paie 500 FBu pour ce qui est de la soudure des fils et 1000 FBu pour le nettoyage des diodes des ampoules», laisse entendre Ndikumana. Et d’ajouter qu’il peut engranger un bénéfice qui varie entre 4000 FBu et 7000 FBu par jour. Avec ces revenus, il indique que les enfants trouvent de quoi manger et des frais de scolarité sans difficultés.

La réparation des ampoules, des moteurs utilisés dans la pêche et des téléphones portables des pêcheurs constitue une source de revenus pour la plupart des habitants de la commune Muhuta en province Rumonge.
Cimpaye vit de la réparation des moteurs
Joachim Cimpaye, réparateur des moteurs utilisés dans la pêche à ce site de débarquement abonde dans le même sens. «Je vis de la réparation des moteurs depuis bientôt 8 ans. Je peux engranger un bénéfice de 20 000 FBu par jour et plus», indique-t-il. Par mois, il peut totaliser plus de 500 000 FBu qui résultent de ce fameux métier. Avec ces revenus, les conditions de vie de sa famille s’améliorent.
C’est grâce à la réparation des téléphones qu’Uwimana parvient à prendre en charge sa famille
Même son de cloche pour Divin Uwimana, originaire de la commune Kanyosha en province de Bujumbura. Il est réparateur des téléphones portables au site de débarquement de Gitaza. Selon lui, c’est grâce à ce métier qu’il parvient à prendre en charge sa famille. «J’ai une marge bénéficiaire de 8 000 FBu par jour», souligne-t-il. Il indique que les téléphones qu’il répare sont en grande partie la propriété des pêcheurs. Certains de ces derniers qui se sont entretenu Burundi Eco s’en réjouissent du fait qu’il y ait des gens qui sont toujours prêts à réparer le matériel utilisé par les pêcheurs. Ces techniciens affirment qu’ils vivent grâce aux pêcheurs. Sans eux, leurs métiers allaient tomber en faillite. Ce sont leurs clients potentiels.
Notons que les pêcheurs sont ravis de la présence de ces techniciens sur les sites de débarquement. Selon John Mukeshimana, pêcheur rencontré au site de débarquement de Gitaza, les outils qu’ils utilisent dans la pêche ne cessent de tomber en panne pour diverses raisons. «Nos téléphones tombent souvent dans les eaux du lac Tanganyika. Dans ce cas, ils tombent immédiatement en panne. De surcroît, les ampoules tombent souvent en panne suite aux crues des eaux de ce réservoir d’eau douce», fait remarquer Mukeshimana. Pour toutes ces raisons, la disponibilité de ces réparateurs sur les sites de débarquement des bateaux de pêche est une nécessité.




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