Développement

La société FOMI désormais certifiée

La société FOMI est désormais certifiée. Ce qui signifie qu’elle est autorisée à exporter ses produits sur le marché international. Les responsables de cette société s’en réjouissent. Cela au moment où la plupart des industriels se lamentent du fait que bénéficier d’un certificat de qualité au Burundi est devenu un casse-tête 

Après avoir effectué un audit sur les normes de qualité dans la société Fertilisants Organo-Minéraux Industries (FOMI), cette société est désormais certifiée par un bureau de normalisation d’origine Suisse dénommée SQS. Elle a reçu trois certificats. Le 1er est ISO 9001 et concerne l’organisation et la satisfaction des clients. Le 2ème est ISO 14000 et concerne la protection de l’environnement, c’est-à-dire veiller à ce qu’il y ait la diminution des effets néfastes sur l’environnement. Le 3ème est ISO 45000. Il concerne la protection des collaborateurs, c’est-à-dire la sécurité et la santé des employés.

Suite à cela, Simon Ntirampeba, directeur général de cette société manifeste un sentiment de satisfaction. Il fait savoir qu’elle est actuellement autorisée à exporter les engrais même en Amérique, etc.

Les responsables de la société FOMI se réjouissent du fait que cette société est désormais certifiée.

Bénéficier d’un certificat de qualité, pas un jeu d’enfant

FOMI est certifiée au moment où la certification pose problème au Burundi. Très peu de sociétés disposent d’une certification internationale ou régionale. Parmi ces dernières, on peut citer l’Hôtel Club du Lac Tanganyika, l’entreprise de construction EISKA, etc.  Lors des descentes sur terrain effectuées par les reporters de Burundi Eco ces derniers jours, il a été constaté que des unités de transformation agro-alimentaire prolifèrent un peu partout sur le territoire national. Comme la plupart de ces unités travaillent artisanalement, de nombreux produits non certifiés se retrouvent sur le marché. Les autorités dénoncent les mauvaises conditions de production dans certaines unités de transformation, surtout artisanales. Pour ce faire, la qualité des produits issus de l’agro-industrie est remise en cause en l’absence de certification.

BBN : certains industriels doutent de ses compétences

Certains industriels doutent des compétences du Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité (BBN). Ils reprochent à cet organe de trainer les pieds dans l’octroi des certificats. Ce qui ralentit leurs activités. Selon Emmanuel Ntakirutimana, Vice-président de l’Association des Industriels du Burundi (AIB), la raison de ce calvaire est que le personnel et les équipements de ce bureau sont encore insuffisants par rapport à ceux des autres pays.

Sur ce, un agent de Bureau Burundais de Normalisation et de Contrôle de la qualité fait savoir que, normalement, le dossier ne doit pas dépasser deux mois car il y a des analyses microbiologiques qui prennent deux ou trois semaines. Il précise qu’il faut attendre les résultats pour que l’interprétation soit effective.  De plus, il  reconnait que le BBN n’a pas tous les équipements nécessaires pour pouvoir tester tous les paramètres. Dans ce cas, on fait recours à la sous-traitance dans d’autres laboratoires. Il fait savoir également que le manque de locomotion pour prendre les échantillons là où il faut limite les activités du BBN. De surcroît, les ressources humaines ne sont pas suffisantes pour répondre favorablement en temps réel aux doléances des clients. Ce cadre du BBN demande au gouvernement de renforcer les capacités du personnel du BBN. Selon toujours cet agent du BBN, le gouvernement devrait bien équiper le BBN pour booster l’économie du pays. De plus, cette institution a besoin de moyens financiers suffisants pour bien accomplir sa mission.

Notons que FOMI est la première usine de fabrication d’engrais organo-minéraux au Burundi et est parmi les rares qui existent dans la sous-région. Elle produit aussi la chaux agricole.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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