Un atelier de clôture des activités et de pérennisation des interventions du Projet de facilitation de l’accès des membres des groupements d’épargne (VSLA) aux microcrédits octroyés par les institutions de microfinance pour la construction des latrines agro- écologiques Akasuga a eu lieu ce lundi 26 novembre 2020. Il a été organisé par le Réseau des Institutions de Microfinance appuyé techniquement et financièrement par la Fondation Allemande des Caisses d`Epargne pour la Coopération Internationale, SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI. Les participants se réjouissent des réalisations. Ils demandent qu’elles soient pérennes pour améliorer l’hygiène et l’assainissement et augmenter l’inclusion financière au Burundi

Dieudonné Murekambanze (au micro), chargé de la communication au RIM : « Ce projet a été initié pour améliorer l’hygiène et l’assainissement et enfin protéger les ressources en eau ».
Le Réseau des Institutions de Microfinance appuyé techniquement et financièrement par la Fondation Allemande des Caisses d`Epargne pour la Coopération Internationale, SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI a organisé lundi le 26 novembre 2020 un atelier de clôture des activités et de pérennisation des interventions du Projet de facilitation de l’accès des membres des groupements d’épargne (VSLA) aux microcrédits octroyés par les institutions de microfinance pour la construction des latrines agro-écologiques Akasuga.
Selon Dieudonné Murekambanze, chargé de la communication au RIM, ce projet a été initié pour améliorer l’hygiène et l’assainissement et enfin protéger les ressources en eau. Au Burundi, le changement climatique constitue un défi important pour son développement socioéconomique, car il touche les secteurs les plus importants comme l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les ressources en eau, la santé, etc. Dans le cadre de la diversification des fertilisants pour compléter la fumure organique produite dans les composts, GIZ a initié la promotion des latrines écologiques à usage agronomique Akasuga. Les populations ont été sensibilisées sur la construction des latrines Akasuga pour assainir le milieu et produire la fumure organique.
L’introduction des latrines écologiques AKASUGA, pourquoi ?
Selon le RIM, le Burundi connait aussi un problème lié à la faiblesse de l’initiative entrepreneuriale dans le domaine écologique. Ce qui fait qu’il s’observe actuellement des problèmes environnementaux qui affectent considérablement la vie humaine sur le littoral du lac Tanganyika, en témoigne les épidémies répétitives de choléra et d’autres maladies liées au manque d’hygiène. L’introduction des latrines écologiques AKASUGA vient donc réduire les effets du manque de connaissance en matière entrepreneuriat écologique amenant les exploitants agricoles à faire des aménagements incluant certaines techniques permettant la récupération des excrétas humains qui sont à l’origine de ces maladies causées par le manque d’hygiène pour en faire une source de fumier organique les aidant dans la production agricole. Etant donné que les agriculteurs ont peu de moyens financiers leur permettant de se payer la construction des latrines Akasuga dans leurs ménages, ils ont besoin de travailler avec les institutions de microfinance qui leur octroieront des microcrédits pour la construction des latrines agro-écologiques.
Qu’en est-il des résultats ?

Les bénéficiaires des latrines AKASUGA s’en réjouissent.
11 76 associations villageoises d’épargne et de crédits constituées de 35 775 membres dont 22 816 femmes ont été formés sur l’éducation financière et en même temps sensibilisés sur l’importance des latrines Akasuga. Comme résultat, 131 latrines Akasuga (Akazu Kasugumwe Gatanga Amase) ont été construites. 247 autres sont en cours de construction. Ce projet a été réalisé depuis le mois de juillet 2019 dans les communes de Nyabihanga, Kayokwe, Bisoro et Ndava de la province Mwaro, dans les communes de Songa, Matana, Mugamba, Vyanda et Rutovu de la province Bururi et dans les communes de Muhuta et Bugarama de la province Rumonge.
Impression de Sparkassenstiftung Burundi par rapport aux résultats
Irène Inayange, Directrice Pays de la Fondation allemande des Caisses d`Epargne pour la Coopération Internationale, SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI n’est pas trop satisfaite de l’effectif des latrines Akasuga construites sur base de microcrédits. Nonobstant, elle explique les raisons de cette situation. Selon elle, le délai du projet était petit alors que les microfinances ne se précipitent pas pour accorder des crédits à tous ceux qui en ont besoin. Elles prennent d’abord un temps suffisant pour étudier le dossier de chacun pour voir s’il est solvable ou pas. Raison pour laquelle seulement 10 latrines Akasuga ont été construites sur base de microcrédits. Elle regrette que ce projet vienne d’être clôturé, car la population rurale est maintenant sensibilisée sur les avantages de la latrine Akasuga ainsi que la possibilité d’épargner au niveau de l’institution de microfinance pour avoir accès aux microcrédits de construction de l’Akasuga.
Selon Inayange, la construction des latrines Akasuga est un projet qui a été initié par le Programme Sectoriel Eau et Assainissement de la GIZ en collaboration avec les autres partenaires. La GIZ avait subventionné totalement les constructions des Akasuga mais suite aux demandes accrues, les moyens financiers prévus n’ont pas été suffisants. C’est après l’introduction du projet dans les provinces Mwaro, Bururi et Rumonge, que la GIZ a souhaité inclure l’aspect microfinance, en amenent les ménages de ces provinces à contribuer pour avoir accès aux latrines Akasuga. Pour gagner le pari, la meilleure approche était de connecter ces ménages aux institutions de microfinance proches pour avoir accès aux microcrédits. C’est dans ce contexte que la GIZ a approché la SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI pour mettre en place un partenariat dans la facilitation de cette tâche en formulant une approche pour le financement des latrines environnementales Akasuga par les institutions de microfinance. Inayange indique que la SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI est une ONG internationale d`origine allemande qui appuie le secteur de la microfinance en Afrique de l’est. Elle poursuit l’objectif d’améliorer l’accès aux services financiers pour la population dans divers pays, créant ainsi les moyens d’éliminer la pauvreté. Depuis 2012, la SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI a conclu un partenariat avec le Réseau des Institutions de Microfinance du Burundi (RIM) et ces deux Institutions collaborent en permanence dans la mise en œuvre des programmes de développement des produits et services visant une inclusion financière effective, contribuant ainsi à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale d`Inclusion Financière (SNIF).

Irène Inayange, Directrice Pays de la Fondation allemande des Caisses d`Epargne pour la Coopération Internationale, SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI : « La construction des latrines Akasuga est un projet qui a été initié par le Programme Sectoriel Eau et Assainissement de la GIZ en collaboration avec les autres partenaires ».
Pour faciliter l’accès aux microcrédits, Marie Louise Kamikazi, directrice exécutive du RIM fait remarquer que la SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI en partenariat avec le RIM a approché d’abord les autorités administratives locales pour les impliquer activement dans les activités d’éducation financière des membres des groupes d’épargne. Un atelier organisé par le RIM et la SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI à l’intention des autorités administratives locales s’est déroulé le 06 mai 2019. Cette activité a constitué le premier pas d’un appui permettant de sensibiliser et d’accompagner les IMF dans la mise en place d’un crédit vert qui est un produit financier adapté aux agriculteurs qui souhaitent construire des latrines agro-écologiques Akasuga.
Quid de l’objectif global ?
Selon toujours Kamikazi, l’objectif global poursuivi par ce projet est de faciliter l’accès aux microcrédits pour les ménages de la zone d’intervention du Programme Sectoriel Eau et Assainissement de la GIZ afin de leur permettre d’autofinancer des installations domestiques d’assainissement de base telle que la latrine agro-écologique Akasuga équipée d’un dispositif de lavage des mains.
Les bénéficiaires ravis
Dieudonné Nkunzimana, administrateur de la commune Matana en province Bururi affirme que la construction des latrines Akasuga est une bonne chose. Selon lui, l’utilisation des fertilisants provenant des latrines Akasuga contribue beaucoup à l’augmentation de la production agricole. De plus, l’hygiène et l’assainissement s’améliorent. Et d’ajouter que les ressources en eau sont protégées, car ces latrines ont une profondeur ne dépassant pas deux mètres. Selon lui, la nappe phréatique est protégée. Malgré des avantages incommensurables, Nkunzimana s’inquiète que le projet touche à sa fin. Il demande qu’il soit pérenne pour améliorer l’hygiène et l’assainissement et augmenter l’inclusion financière au Burundi.
Salvator Nizigiyimana qui a représenté le ministère de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique se réjouit des réalisations de ce projet. Selon lui, il s’inscrit dans le PND 2018-2027 et répond aux ODD. Non seulement il répond au besoin de l’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement ainsi que de la protection de l’environnement, mais aussi il contribue à l’augmentation de l’inclusion financière. De plus, contribue à l’augmentation de la production agricole, car il rend disponible la fumure organique, un fertilisant qui permet d’accroître le rendement agricole. Il remercie donc les membres de la synergie Administration-RIM-SPARKASSENSTIFTUNG BURUNDI-GIZ qui ont travaillé ensemble dans l’exécution de ce projet.




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