Education

Un test de niveau qui met le feu aux poudres

Le test de niveau à l’endroit d’autour de 30 mille enseignants est suspendu. De même, les syndicats affiliés à la COSESONA ont accepté de surseoir à leur intention de déclencher une grève générale. Et cela pour créer un climat favorable aux négociations qui seront menées entre les deux protagonistes (Ministère de l’Education Nationale et COSESONA) sous la médiation du CNDS    

Le ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique vient d’accepter de suspendre l’organisation du test de niveau « pour détecter les forces et les faiblesses de chaque enseignant par matière » en attendant les conclusions des négociations qui seront menées sous la médiation du CNDS.

Tenant compte de cet engagement du Ministère de l’Education nationale et de la Recherche Scientifique, les syndicats des enseignants affiliés à la Coalition des Syndicats des Enseignants pour la Solidarité Nationale (COSESONA) acceptent de surseoir à leur intention de déclencher une grève générale afin de créer un climat favorable aux négociations.

Ces engagements résultent d’une rencontre entre ces deux protagonistes tenu le 17 janvier 2022 comme on peut le lire dans une déclaration de ces deux parties rendues publique mardi le 18 janvier 2022.

Une déclaration a été signée par le ministère de l’Education Nationale et le COSESONA au terme de laquelle ils se sont convenu de mener des négociations franches et sincères en vue d’aboutir à des solutions aux problèmes posés.

Le test de niveau à l’endroit des enseignants, nœud du problème

Le ministère de l’Education Nationale et de la recherche Scientifique a émis son souhait d’organiser un recyclage des enseignants au cours de l’année scolaire 2021-2022. Un test pour détecter les forces et les faiblesses de chaque enseignant par matière serait organisé à cet effet. Ce test concernait autour de 30.000 enseignants des premiers cycles.

Cette décision du ministère ayant l’éducation dans ses attributions a été contestée par les enseignants affiliés à la COSESONA dans un mémorandum le 6 janvier 2022. Selon eux, organiser un test de niveau à l’endroit des enseignants est une forme de culpabiliser l’enseignant et une fuite devant les droits des travailleurs. Cependant, la COSESONA a demandé au Gouvernement de surseoir à la mesure d’organiser le test conditionnant le perfectionnement des enseignants en attendant qu’il y ait un dialogue urgent entre les partenaires sociaux sur cette question.

En date du 10 janvier 2022, le ministère ayant l’éducation dans ses attributions s’est saisi de la question et a organisé une rencontre d’échange à l’endroit des représentants des syndicats des enseignants. Cette rencontre a été jugée par les syndicalistes d’une forme à peine voilée d’avaliser des décisions déjà prises.

En date du 11 Janvier, le ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique a adressé aux directeurs provinciaux de l’Education (DPE) une correspondance portant sur les modalités d’organisation du test de niveau à l’endroit des enseignants et un communiqué y relatif a été rendu public le 13 janvier 2022. « Le ministère ayant l’éducation dans ses attributions tient à tranquilliser les enseignants concernés que ledit test sera organisé pour uniquement cerner les forces et les faiblesses des enseignants en vue de permettre au ministère de l’Education de concevoir des modules de formation pour remédier aux faiblesses constatées dans l’une ou l’autre matière », lit-on dans ce communiqué.

Tout sauf un test précédant le recyclage

En date du 14 janvier 2022, la COSESONA a organisé une conférence de presse. Au cours de cette conférence, la COSESONA a demandé au ministère de l’Education de suspendre sans condition toutes les procédures liées à l’organisation de ce test jugé inopportun et illégal et de programmer dans les meilleurs délais un dialogue franc, non évasif en vue de trouver des solutions efficaces et durables. «Au cas contraire, lesdits syndicats portent à la connaissance du public qu’ils seront dans l’obligation de déclencher un mouvement de grève générale», lit-on dans cette déclaration.

Après avoir observé ces échanges de nature conflictuelle matérialisés par des déclarations au niveau des deux parties, en date du 14 janvier 2022, le Conseil National de Dialogue Social (CNDS) en tant qu’organe de prévention et de gestion des conflits du monde du travail s’est saisi de cette question en vue de prévenir l’escalade de ce conflit vers des situations de nature à perturber la paix sociale en milieu de travail.

Ces deux parties ont été invitées à s’asseoir ensemble pour engager un dialogue franc sur le conflit dont question. Ainsi, Ils se sont rencontrés le 17 janvier 2022 et ils ont trouvé un terrain d’entente. A cet effet, une déclaration a été signée par ces deux protagonistes au terme de laquelle ils se sont convenu de mener des négociations franches et sincères en vue d’aboutir à des solutions aux problèmes posés.

Concernant la problématique de la politique salariale évoquée dans le mémorandum de la COSESONA, le CNDS s’est engagé à mener des contacts le plus rapidement possible avec les partenaires concernés (le gouvernement et les syndicats des enseignants) pour la concrétisation de ce qui est déjà convenu.

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Florence Inyabuntu.

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