Editorial

Tourisme pour tous est-il possible ?

Le 27 septembre 2016, le Burundi s’est joint aux autres pays du monde entier pour célébrer la journée mondiale du tourisme. Cela sous le thème : « Tourisme pour tous : Promouvoir l’accessibilité universelle en faveur d’un tourisme pour tous ».

 

La journée se célèbre alors que depuis les années 2000, le secteur « Hôtellerie et Tourisme » a connu des avancées significatives, surtout en matière d’infrastructures, de multiplication des agences de voyage ainsi que de promotion des tours opérateurs. Ce qui se justifie par la mise en place des avantages fiscaux (exonérations) en faveur des projets d’investissement en hôtellerie et le retour à la paix après une guerre civile de plus d’une décennie.

 

Cependant, l’année 2015 a tout chambardé. Avec la crise que traverse le pays depuis avril 2015, la plupart des hôtels ont été obligés de diminuer le personnel, contraignant leurs employés au chômage technique. D’autres qui ont gardé le cap ont dû diminuer les salaires de leurs employés. En plus, les beaux sites touristiques comme le Musée Vivant de Bujumbura, les bords du lac Tanganyika, les bords des lacs aux oiseaux de Kirundo, les pyramides et la source du Nil de Rutovu, les chutes de Karera et de Mwishanga, les parcs de la Rusizi et de la Ruvubu, les conférences régionales initialement prévues au Burundi qui ont été transférées font remarquer que le nombre de touristes qui visitent le pays est en diminution constante. Comprenez bien que la conséquence de cela est la diminution des rentrées en devises.

 

Finalement, le tourisme pour tous est-il possible ? Nous osons croire que le tourisme pour tous ne vise pas seulement les randonneurs, mais aussi l’amélioration des services et de la qualité pour tous. Ceci est possible. Comment ? Il suffit de revisiter le passé. Le constat est que ce secteur ne peut pas se développer sans paix et la sécurité. Egalement il faut créer une prise de conscience chez les opérateurs économiques sur les opportunités qu’offre ce secteur. Des mesures incitatives notamment, la mise en place d’un visa touristique unique s’avèrent d’une certaine nécessité. Qui doit alors le faire ? Toute personne émanant du secteur public, privé et de la société civile qui a le souci de l’amour et du développement de sa patrie.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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