Economie

Un taux de croissance économique estimé à 3,5 % pour l’an 2016

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Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des finances

Bien que l’évaluation préliminaire faite au mois de décembre 2016 montre que le pays est en récession (taux de croissance en dessous zéro), la situation économique du pays au début de 2016 devient de plus en plus stable par rapport l’année passée.

 

L’année 2015 a été l’année la plus sombre par rapport aux années passées parce qu’elle a été caractérisée par une paralysie des activités économiques pendant au moins 3 mois. C’est la raison pour laquelle la situation économique s’est dégradée et le pays est entré en récession.

 

Une lueur d’espoir

 

« Actuellement, à voir les projections pour 2016, le taux de croissance sera d’environ 3,5 % », a indiqué Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des finances, avant d’ajouter que cela tient compte de l’essor du secteur primaire. Avec l’amélioration de la situation sécuritaire, les choses vont aller de l’avant. Il espère qu’il y aura un redressement du secteur secondaire, surtout pour les industries.

 

Cependant, il craint pour le secteur hôtellerie où le redressement n’est pas facile étant donné que la plupart des touristes ne viennent plus tout en espérant que si la situation sécuritaire s’améliore, rien n’empêcherait que ce secteur puisse se relever aussi.

 

Un taux de pression fiscale toujours faible

 

Si les activités économiques ne marchent pas bien, cela influence les recettes fiscales qui sont directement liées à la situation macro-économique du pays. M. Musharitse informe que même les objectifs en termes de recettes sont fixés à partir du Produit Intérieur Brut(PIB). La preuve en est que les recettes fiscales pour l’an 2015 ont été très inférieures aux prévisions. Cependant, il fait remarquer que vu la situation actuelle du pays, les objectifs fixés par la loi des finances de 2016 pour l’OBR sont réalisables.

 

D’après M. Musharitse, le taux de pression fiscale tourne autour de 12 à 13 %. Il reste faible par rapport à ceux des autres pays de la Communauté Est Africaine. Cela est lié à la situation économique du Burundi. Cependant, il précise que si la production s’améliore et que la croissance économique continue à augmenter, le taux de pression fiscale va conséquemment augmenter.

 

Certaines stratégies pour améliorer la situation

 

Afin d’atteindre les objectifs fixés par la loi des finances de 2016, le porte-parole du ministère des finances fait savoir que certaines mesures ont été prises. Il mentionne entre autres l’élargissement de l’assiette fiscale. Pour arriver à cela, il a été prévu un nouveau recrutement à l’OBR afin de permettre un redéploiement du personnel dans toutes les provinces et communes du pays. Cela va permettre d’atteindre un grand nombre de contribuables et par conséquent de générer des recettes additionnelles.

 

M.Musharitse indique que pour cette année 2016, il sera question de résoudre le problème d’informatisation du système fiscal au niveau des taxes internes afin d’améliorer le mode de perception.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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