Santé

Utilisation du Femidom : Le chemin est encore long

Bien que le fémidom est un moyen de prévention relativement récent, son utilisation n’est pas encore accrue au Burundi. Pour le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) il faut encore une grande sensibilisation pour conscientiser les utilisatrices du besoin de se protéger.

preservatif-feminin-Le fémidom est un préservatif qui a pour rôle de protéger contre les IST, LE VIH/Sida et les grossesses non désirées chez les femmes.

Selon Jacquéline Ndikumana, chargée de la prise en charge global, du counselling et laboratoire au PNLS, le fémidom permet à la femme de choisir elle-même de se protéger. Elle explique que le fémidom est introduit dans le vagin avec les doigts. Bien que ce préservatif féminin puisse être gardé pendant 8 heures, certaines femmes le trouvent gênant car l’anneau extérieur doit être maintenu pendant la mise en place. Son utilisation rencontre des réticences qui limitent son acceptation.

Le taux d’utilisation reste faible

Par rapport au préservatif masculin qui est toujours disponible partout dans les structures de soins, dans les pharmacies et même dans les milieux publics, cela n’est pas le cas pour le fémidom.

En effet, Mme Ndikumana indique que le fémidom n’est pas disponible dans tous les coins du pays notamment les lieux publics ou les officines de vente. Et d’ajouter même pour question du coût, le fémidom est cher par rapport au préservatif masculin.

Elle fait remarquer les barrières culturelles restent un obstacle à l’utilisation du fémidom car la sexualité reste un sujet tabou au Burundi. A cela s’ajoute le manque de sensibilisation en matière de l’usage du fémidom.

Mme Ndikumana conseille une distribution gratuite du préservatif féminin pendant une certaine période, pour le rendre disponible à tous les niveaux du système sanitaire, et le familiariser davantage avec les usages et lui garantir une plus large acceptabilité.

Pour la promotion du préservatif féminin passerait par une large diffusion auprès des différents publics. Elle demande aux différents intervenants dans le domaine de faire une collecte régulière des données sur l’usage du préservatif pour évaluer le taux d’impact dans la prévention des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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