Société

VBG, un danger imminent à Cibitoke

Les violences basées sur le genre sont une réalité dans la province de Cibitoke.55 cas ont été enregistrés dans une période d’un mois dans cette province. Augustin Niyonkuru responsable-adjoint de la Direction Provinciale de Développement Familial et Social (DPDFS) à Cibitoke suggère le renforcement des actions des réseaux communautaires collinaires pour éradiquer ce fléau 

55 cas de violences basées sur le genre ont été identifiés dans les 6 communes de la province Cibitoke pendant le mois de juillet 2021. Parmi ceux-ci,10 personnes de sexe féminin ont été victimes de violences sexuelles,11 autres ont subi des violences physiques. Un homme de plus de 45 ans et 15 personnes de sexe féminin ont subi des violences économiques tandis que 18 personnes de sexe féminin ont témoigné avoir subi des violences psychologiques.

Les cas de violences basées sur le genre sont une triste réalité dans la province Cibitoke, comme l’explique Augustin Niyonkuru, coordinateur-adjoint de la Direction Provinciale de Développement Familial et Social (DPDFS) du ministère ayant la solidarité dans ses attributions. Selon toujours lui, ces violences n’épargnent pas les personnes de sexe masculin même si les cas sont rarement dénoncés.

Augustin Niyonkuru, responsable-adjoint de la DPDFS à Cibitoke : « La plupart des habitants de la province Cibitoke ont compris la plus-value de dénoncer les cas de violences basées sur le genre ».

Des réseaux communautaires contre les VBG

Dans la province de Cibitoke, des réseaux communautaires de lutte contre les violences basées sur le genre ont été mis en place sur les 131 collines qui composent cette province. Chaque réseau comprend entre 14 et 17 membres. Il est présidé par un chef de colline, un agent communautaire (une personne formée par le ministère ayant la santé dans ses attributions) comme son adjoint et un secrétaire qui est un sage de la colline (qui a bénéficié des formations sur le développement communautaire de la part de la DPDFS). Le reste des membres de ces réseaux sont des leaders sociaux comme les leaders religieux, etc. Ces réseaux ont pour rôle de sensibiliser et de détecter les cas de violences qui se manifestent sur chaque colline. Après identification, ces victimes sont orientées par un agent communal de la DPDFS vers un centre intégré de la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre. Ce centre est doté de médecins, de psychologues pour la prise en charge sanitaire et psychologique des victimes. Il est doté aussi d’OPJ pour la prise en charge juridique.

Malgré les avancées, les défis persistent

Même s’il y a des avancées, ce secteur connait beaucoup de manquements. La plupart des burundais ignorent la loi comme le fait savoir M.Niyonkuru. Lors des procès intentés devant la justice, les victimes ont besoin d’avocats pour plaider leurs causes. « Malheureusement, peu sont les victimes qui sont à mesure de se payer un avocat pour plaider leurs causes. Il faut que le gouvernement rende disponible des avocats pour les victimes qui sont dans l’incapacité de s’en payer un », suggère-t-il.

Un autre défi réside au niveau du fonctionnement des réseaux communautaires de lutte contre les violences basées sur le genre. Certains membres formés de ces réseaux, surtout les chefs de collines ont été remplacés par d’autres qui n’ont pas bénéficié de ces formations. Le manque de fonds bloque le renforcement des capacités des membres de ces réseaux et la formation de nouveaux membres. A cela s’ajoutent les mentalités de certains qui restent réticents à la dénonciation des cas de violences basées sur le genre. Tout cela handicape le fonctionnement de ces réseaux qui sont d’une grande nécessité dans la province de Cibitoke. Niyonkuru se réjouit des tâches accomplies par la DPDFS dans la communauté de la province de Cibitoke. «La plupart des habitants de la province Cibitoke ont compris la plus-value de dénoncer les cas de violences basées sur le genre. Les cas d’arrangement à l’amiable a diminué sensiblement», se réjouit-il. Une autre avancée se fait remarquer au niveau de la justice là où pas mal d’auteurs de ces crimes ont été punis conformément à la loi.

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A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

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