La date du 13 juin 2016 fut une date de tous les malheurs pour les vendeurs ambulants du centre-ville de Bujumbura. Une décision de la mairie les obligeant à quitter les trottoirs dans le centre-ville pour rejoindre les différents marchés de la capitale est tombée sur eux. Des pleurs non seulement pour ces vendeurs, mais aussi pour ceux qui s’approvisionnaient le long des avenues et boulevards s’en sont suivis.
Ces pleurs sont liés aux soucis de la vie quotidienne. Certains vendeurs ambulants ont des stands dans différents marchés de la capitale et profitent du non paiement d’impôts et taxes pour vendre leurs produits à bas prix. Ce qui constitue une menace pour les commerçants qui ont des adresses fixes et qui, pourtant, sont des victimes de la concurrence déloyale. D’ autres s’installent en pleine rue où ils étalent leurs marchandises sur des tablettes. Ils ne savent même pas qu’ils mettent en danger leurs vies en les exposants aux accidents de roulage. Ceux qui vendent leurs produits sur ce « marché parallèle» n’ont pas de souci quant à la qualité. Produits vivriers, fruits, légumes… sont parfois étalés par terre.
Les vendeurs se foutent de l’état d’étalage de ces produits et de leurs conséquences sur la santé des consommateurs. Il suffit d’en disposer à bas prix. A part ces dangers qui guettent les vendeurs ambulants et leurs clients, on peut citer également les tas d’immondices et les restes des produits alimentaires qui jonchent les rues ainsi que l’embouteillage à l’origine des cas de vol inhérents à ce commerce. Pourtant, l’adage français stipule que qui rit vendredi, dimanche pleurera. Ce n’est pas évident que cet adage soit applicable à cette situation, mais c’est fort possible que la joie que nous procure ce marché aujourd’hui ne puisse pas nous réserver une peine demain ou après demain. Cela car le non paiement des taxes, les produits qui ne remplissent pas les normes de consommation, la saleté et le vol sont les vrais ennemis de la santé et du développement du pays. Il est vrai que ce changement d’adresse pour ces vendeurs ambulants peut constituer une blessure pour pas mal de personnes. Mais si l’intérêt général prime sur l’intérêt personnel, nul doute que la situation s’améliorerait. D’où il faut se formaliser au lieu d’augmenter le nombre de victimes de l’informel.



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