Un montant de 18 milliards de FBu est déjà prévu pour résoudre la question liée au manque de bancs pupitres dans toutes les écoles du pays. Il prévoit valoriser les ressources en bois disponibles dans le pays pour gagner le pari. Plus de 19 000 arbres sont identifiés pour fabriquer ces bancs. Le respect des normes environnementales est exigé.

Un montant de 18 milliards de FBu est déjà prévu pour résoudre la question liée au manque de bancs pupitres dans toutes les écoles du pays.
Dans la plénière du 27 décembre 2025 au Sénat, Alain Ndikumana, ministre en charge des finances a promis de résoudre la question liée au manque de bancs pupitres dans les écoles qui est devenue un casse-tête dans le pays.
Selon lui, il a été constaté qu’on a besoin de 336 000 bancs pupitres pour un montant de 18 milliards de FBu.
Selon le ministre Ndikumana, prendre 18 milliards de FBu sur un budget annuel de 5000 milliards de FBu pour en découdre avec ce défi est une chose facile, argue-t-il.
Il s’inquiète du fait que certains parents ont pris l’option de s’organiser à travers les groupes watsaaps pour mobiliser des fonds destinés à l’achat des bancs pupitres. Cela décrédibilise le pays, indique-t-il.
188 milliards de FBu prévus à travers la valorisation des ressources en bois
Ndikumana promet de trouver une solution durable au problème de manque de bancs pupitres à travers la valorisation des ressources en bois qui pourra générer un montant de 188 milliards de FBu pour le pays. Il laisse entendre que 19 078 arbres à valoriser ont été identifiés.
Il fait remarquer que le gouvernement va accorder un montant de 100 millions de FBu à chaque commune. 50 millions de FBu sont destinés à la fabrication des bancs pupitres et l’autre partie est réservée à l’exploitation du bois.
Pour y aller rapidement, Alain Ndikumana demande à chaque commune de mettre en place 6 hectares d’arbres dont 2 hectares sont réservés à la fabrication de ces bancs et 4 autres à la production des planches destinées à la commercialisation.
Le respect des normes environnementales à l’honneur
Et dans l’objectif de protéger l’environnement, il est prévu de planter deux arbres pour chaque arbre coupé, précise-t-il.
Faustin Ndikumana, président du PARCEM se réjouit de l’engagement de l’Etat à résoudre le défi lié au manque de bancs pupitres dans les écoles.
Pourtant, il demande que la distribution se fasse en tenant compte des besoins en bancs pupitres dans toutes les écoles du pays.
Les environnementalistes craignent l’accentuation de la déforestation
Les environnementalistes contactés saluent les efforts fournis par le gouvernement pour en découdre avec le manque de bancs pupitres à travers la valorisation des ressources en bois. Pourtant, ils craignent que cela va aggraver la déforestation qui est déjà à un niveau alarmant au Burundi.
Les gens ne cessent de couper les arbres pour produire du bois de chauffage ou se lancer dans l’agriculture. Ces derniers se réjouissent du principe de planter deux arbres chaque fois qu’on coupe un arbre. Pourtant, ils arguent que l’impact de ce principe s observe sur le long terme.




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