TIC

Vers une connexion Internet gratuite à Bujumbura ?

Lors d’un échange tenu le 1er décembre 2025 avec les responsables des médias au palais présidentiel Ntare Rushatsi House, le président Evariste Ndayishimiye a longuement abordé la question de l’accès à Internet au Burundi. Pour le chef de l’État, le secteur de la télécommunication doit être considéré comme prioritaire dans la stratégie de développement national. Il affirme que sans Internet, aucun pays ne peut prétendre à un progrès réel, surtout à l’ère de la numérisation des services publics.

Le président de la République reconnaît que la mise à disposition d’une connexion internet gratuite pour le public est non seulement réalisable, mais qu’elle pourrait également contribuer de manière significative au développement du pays. (Photo : Ntare House)

 

Le président Ndayishimiye plaide pour un accès à Internet élargi et soutenu par l’Etat. Revenant sur les critiques suscitées par l’autorisation accordée à Starlink d’opérer au Burundi, le président a dénoncé ceux qui, selon lui, défendent des « monopoles » au détriment de l’intérêt général.         « Quand nous avons accepté Starlink, certains ont dit que j’avais vendu le pays aux Américains. Pourtant, c’est juste une question de monopole. Il faut comprendre que les TIC sont le moteur du développement. Bientôt, les services de l’Etat seront digitalisés. Sans Internet, comment cela fonctionnerait-il ? », a-t-il déclaré.

Le président Ndayishimiye estime que l’Etat devrait jouer un rôle plus fort dans l’amélioration de l’accès à la connexion, y compris en accordant des subventions ciblées. Il a interpellé le ministre en charge de la communication sur cette possibilité : « Nous donnons des subventions pour l’engrais, les semences, le carburant ; pourquoi ne pas en donner pour la connexion Internet ? Ce serait un appui direct au développement. »

Deux zones de connexion gratuite envisagées ?

Au cours de ce même échange, le président a indiqué que deux espaces publics de Bujumbura pourraient prochainement être équipés de connexion Internet gratuite : la Place de l’Indépendance, au centre-ville et le Jardin Public, l’un des principaux lieux de détente de la capitale économique.

Selon le président de la République, il s’agirait d’un service que l’Etat pourrait prendre en charge, à l’image des subventions déjà accordées dans d’autres secteurs prioritaires. Cette mesure, souligne-t-il, bénéficierait autant aux citoyens qu’aux professionnels des médias, notamment ceux travaillant en ligne.  Un individu pourrait passer se connecter, faire une mise à jour et repartir. C’est quelque chose de possible et cela contribuerait au développement du pays, car les TIC sont en première ligne.

Sur les réseaux sociaux, certains internautes ont salué cette initiative « positive » tout en appelant à des priorités plus larges. Pour eux, mettre en place Internet gratuit dans quelques endroits ciblés ne saurait remplacer l’amélioration urgente de la couverture nationale et de la qualité des services. Beaucoup réclament des connexions plus rapides, plus stables et accessibles à un prix raisonnable.

Pour l’heure, aucune date officielle n’a été annoncée pour la mise en place de ces bornes Wi-Fi gratuites. Mais la déclaration du président ouvre le débat sur le rôle de l’Etat dans la démocratisation de l’accès à Internet, un enjeu désormais incontournable pour l’économie, l’éducation et les services publics burundais.

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Gilbert Nkurunziza.

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