Editorial

Pénurie du carburant, la population fatiguée

Se déplacer dans la ville de Bujumbura et dans les autres coins du pays devient de plus en plus intenable suite au manque de carburant. Le matin comme le soir, de longs fils de citadins qui attendent les bus s’observent dans tous les coins de la capitale économique.

La majorité des habitants de la capitale économique commencent même à s’adapter à cette situation. Ils sont obligés de se déplacer à pied (kuhatera irege) pour rentrer chez eux ou se présenter au travail.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

Ils sont fatigués de cette situation. Ils font la queue dans la rue soit sous la pluie ou sous un soleil de plomb. Ils ne voient pas à quel saint se vouer, car cette situation se complique du jour au jour.

Les conséquences sont légion. Des retards au travail, à l’école, etc sont enregistrés. La spéculation dans la fixation du ticket de transport prend une grande ampleur. Les transporteurs fixent le ticket comme ils veulent. Du simple au double. Parfois même au triple.

La fraude dans la commercialisation du carburant s’intensifie. A titre illustratif, le prix d’un litre et demi d’essence ou de mazout ( igikinju ) varie. Il peut s’acheter même à plus de 30 000 FBu.

Il s’ensuit l’inflation. Suite au manque de carburant, le coût de transport devient élevé.  Ce qui fait que le coût des produits et des services devient cher.

Face à cette situation, le gouvernement ne devrait pas croiser les bras. Il devrait prendre toutes les mesures possibles imaginables pour que le carburant soit disponible, car c’est un élément indispensable pour améliorer les conditions de vie de la population et l’économie du pays.

Dans les pays voisins, certaines mesures ont été prises pour gérer les conséquences liées de la pénurie du carburant depuis la fermeture du détroit d’Ormuz suite à la crise qui sécoue le Moyen Orient.

Le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda ont revu à la hausse le prix du carburant à la pompe.  Les populations sont demandées de se déplacer dans les bus de transport en commun et de réduire les déplacements jugés inutiles.

La Tanzanie a même réduit l’effectif des véhicules qui forment le convoi du Président de la République pour diminuer les dépenses en termes de carburant.

Le gouvernement du Burundi devrait également prendre des mesures allant dans le sens d’alléger les souffrances de la population.

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Jean Marie Vianney Niyongabo.

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