Editorial

Pénurie du carburant ꓽ le gouvernement ne devrait pas croiser les bras

La pénurie du carburant devient de plus en plus inquiétante. Des indicateurs phares de cette situation sautent à nos yeux. De longues files d’attente des passagers qui attendent les bus au parking du centre-ville de Bujumbura s’observent.

A cela s’ajoute une noria de véhicules qui attendent d’être servis en carburant dans tout le pays. Le soir comme le matin de chaque jour, beaucoup de gens prennent la route à pied (kuharya irege) et chacun se dirige chez lui ou au service, car ils n’ont pas d’autres moyens pour se déplacer.

Et d’ajouter les entrepreneurs qui éprouvent beaucoup de difficultés à faire tourner leurs entreprises qui nécessitent du carburant pour fonctionner. Quelquefois, ils recourent au marché noir pour trouver le carburant là où le coût de ce produit est élevé pour ne pas mettre la clé sous les portes.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

Le ticket du transport s’est doublé et même triplé suite à cela.  Les prix des produits et des services se sont envolés. Ils ont augmenté de façon époustouflante.

Imaginez, même un enfant de l’école maternelle est au courant de la pénurie du carburant, car il voit quotidiennement des véhicules garés à la maison.

Et souvent, quand il demande à ses parents de le déplacer pour aller à la messe, à l’école ou ailleurs, ils lui répondent qu’il n’y a pas de carburant et qu’ils sont obligés de se déplacer à pied ou de prendre un taxi en cas de force majeure.

Le gouvernement ne devrait pas croiser les bras et fermer les yeux face à cette situation.  Il a le devoir et même l’obligation de trouver une solution efficace à ce problème. Il devrait savoir que le peuple fait tout pour payer les taxes et impôts dus à l’Etat.

A la moindre erreur, on lui inflige des pénalités.  Le gouvernement devrait alors agir en père de famille qui se bat toujours pour satisfaire les membres de sa famille. Un bon père de famille ne se fatigue pas.

Il s’active toujours pour remplir sa mission de prendre en charge correctement les siens. Il doit satisfaire au moins les besoins vitaux. Il en est de même pour le gouvernement. Il doit permettre à la population qui l’a mandaté de manger, de se déplacer, d’étudier, de se faire soigner, etc.

En cas de besoin, il toque même chez son voisin pour lui demander de l’épauler.  Il devrait prendre une retraite de quelques jours pour statuer sur cette question afin de lui trouver une solution efficace. Il a tous les dispositifs nécessaires pour aboutir à un de bons résultats.

Le peu de devises disponibles devrait être bien gérées et bien orientées pour sortir du marasme économique qui nous étrangle. La spéculation sur l’or noir devrait être combattue avec la dernière énergie pour gagner le pari et redorer l’image de notre pays.

Les administratifs de la base au sommet en collaboration avec les éléments De la police nationale et de la justice devraient se mettre ensemble et conjuguer leurs efforts pour maîtriser cette spéculation qui est devenue monnaie récurrente.

La libéralisation du commerce du carburant est une impérieuse nécessité comme on l’a fait pour régler le problème lié au manque du sucre sur le marché.   C’est une des pistes de solution qui pourrait alléger la souffrance de la population.

On dit merci au gouvernement pour certaines mesures prises en vue d’inverser la tendance. C’est entre autres l’exonération des taxes pour les véhicules électriques. Pourtant, les effets de cette mesure ne sont pas immédiats pour moult raisons. Prière alors d’envisager d’autres mesures qui produisent des effets directs.

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Jean Marie Vianney Niyongabo.

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