Editorial

Ressaisissons-nous avant que tout ne soit réduit en cendres

C’est terrible ce qui se passe dans le pays du tambour sacré.  Il traverse une saison d’incendies qui s’observent dans les différents marchés et centres de négoce. C’est une situation époustouflante pour tout le monde au regard des conséquences qui s’ensuivent.

Les exemples sont légion. A part ce qui est arrivé au centre de négoce des planches situé à Jabe dans la ville de Bujumbura dans la nuit de dimanche le 21 juin 2026, la liste des marchés incendiés est longue.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

On cite entre autres les marchés de Kinama, de Kamenge, de Rugombo, , de Gitega, de Ngozi, de Jabe, de Matana, de Ngagara, le marché central de Bujumbura, etc.

A cela s’ajoute les centres de négoce des planches et de leurs dérivés tels que celui dénommé Kukabasazi situé à Mutanga Nord et un autre situé en bas du marché Chez Sion.

Des marchandises valant une cagnotte de plusieurs milliards de FBu se sont réduites en cendres. Ce qui laisse les commerçants et leurs familles dans une désolation inouïe, car ils ont tout perdu. Ce qui est déplorable est que l’incendie des marchés est devenu récurrent dans notre pays.

Pourtant, les enquêtes n’aboutissent jamais sur l’origine de cette situation.  On se contente toujours de chercher l’eau pour éteindre le feu comme d’habitude, mais pas la vérité sur l’origine de cette situation pour que les auteurs soient sanctionnés conformément à la loi.

A la survenue de chaque incendie, on se demande s’il ne s’agit pas d’une malédiction. Les victimes regardent partir en fumée le fruit de leurs efforts fournis tout au long de leur vie.  Ils assistent impuissamment cet holocauste.    C’est de même pour les citoyens. Ils ne voient pas quoi faire pour empêcher les flammes d’envahir les marchandises. Pas de secours.

Et puis vient le rituel habituel : visite des autorités, promesses d’enquêtes, appels au calme… etc.  Après vient le silence qui tue. Les promesses tardent à se concrétiser et le peuple reste presqu’éternellement avec des questions pendantes.

Le gouvernement devrait savoir que l’impact négatif de ces incendies de marchés ne s’observe pas seulement chez les commerçants et leurs familles. Pas du tout. C’est tout le peuple qui en pâtit puisqu’ il s’agit de l’économie nationale qui se volatilise dans la nature. Ce sont les emplois, les investissements et la liberté économique qui sont mis à mal. Il est alors temps, si non tard de maximiser les outils et les stratégies de réponse et de prévention pour endiguer de façon durable ce fléau.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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