Développement

Salon de l’industrie au Burundi : Une opportunité pour la promotion du secteur industriel

17% est la contribution du secteur industriel du Burundi au PIB malgré qu’il est jalonné par pas mal d’embûches. Cela a été précisé par Olivier Suguru, président de l’Association des Industriels du Burundi (AIB) dans une conférence de presse organisée dans l’objectif d’informer le public sur les préparatifs du salon de l’industrie au Burundi qui sera tenue du 14 au 16 juin 2018 à Bujumbura.

De gauche à droite, Mélance Buregeya, secrétaire général de l’AIB, Olivier Suguru, président de l’AIB et Emmanuel Ntakirutimana, vice-président de l’AIB

L’AIB organise un salon de l’industrie au Burundi qui se tiendra du 14 au 16 juin 2018 à l’hôtel club du lac Tanganyika sous le thème : «L’industrie, pilier et moteur de la croissance économique dans la Communauté Est Africaine», indique Olivier Suguru, président de l’AIB. Son objectif global est de promouvoir le secteur industriel en général et les entreprises industrielles du Burundi en particulier en offrant une plateforme de visibilité réunissant toutes les activités des industries locales et de leurs produits auprès des différents partenaires porteurs de développement.

Promouvoir les produits industriels, une nécessité

Cet événement sera l’occasion de contribuer d’une part à la promotion des produits industriels burundais et régionaux, de renforcer des échanges intracommunautaires et l’intégration du pays au marché commun de l’EAC. D’autre part, c’est pour mieux impliquer le secteur industriel dans le développement économique du Burundi. Etant donné que les industriels Burundais s’approvisionnent généralement dans la sous-région ou en dehors de l’EAC, il est clair que les flux commerciaux pour les importations sont les plus importants grâce aux avantages qu’offre le Tarif Extérieur Commun dans le processus d’intégration régionale en matière de commerce. Ainsi en exploitant les opportunités qu’offre l’« EAC Manufacturers Network» via un mémorandum d’entente qui a été signé en 2015 par les associations des industriels de la communauté Est Africaine, leurs membres respectifs auront une bonne occasion de se rencontrer pour échanger et discuter sur leurs partenariats d’affaires.

Les opportunités offertes par le salon industriel

L’AIB en tant que membre de l’EABC, profitera également du salon industriel pour faire connaître les activités qui ont été réalisées par cette importante institution au profit du secteur privé et pour développer et renforcer les liens tissés par les membres de cette institution en organisant des rencontres en marge du salon. De plus, avec au programme l’accueil des délégations venues des pays de l’EAC, l’exposition-vente des produits des industries burundaises, les ateliers d’échange entre les acteurs industriels Burundais et ceux venus de la sous-région, le présent salon vient offrir une visibilité aux activités des industries burundaises qui demandent à être connues et reconnues par la sous-région et plus particulièrement ses potentiels partenaires pour mieux l’appuyer

Pas mal de défis gangrènent le secteur industriel

Selon lui, l’économie burundaise est minée par une multitude de faiblesses qui limite la compétitivité des entreprises industrielles burundaises et qui les empêche de jouir totalement des avantages de son intégration régionale. Suguru fait savoir qu’il est actuellement indéniable que sans les différentes crises-politiques qu’a traversées le pays, les indicateurs de performance de l’économie burundaise s’en porteraient mieux. Le secteur industriel burundais comme les autres secteurs économiques du pays a souffert des destructions et des désorganisations consécutives à la crise de 1993, auxquelles se sont récemment ajoutés les effets de la crise de 2015.

Sa contribution au PIB est de 17%

Malgré toutes ses faiblesses, la contribution du secteur industriel au PIB est de 17%, souligne Suguru. Face à cette situation désavantageuse, il convient de souligner que le Burundi possède un potentiel avéré de croissance à condition d’écarter les obstacles qui minent la transformation en profondeur des produits du secteur agricole et rendent impossible une exploitation mieux organisée et respectueuse de l’environnement du secteur minier, la promotion et le développement du tourisme, la promotion des innovations technologiques et des services notamment financiers. Une accélération de la croissance est nécessaire. Pour y arriver, l’économie burundaise se doit de trouver un nouveau moteur complémentaire à l’aide des partenaires qui l’ont soutenu jusqu’ici, tout en renforçant la stabilité macroéconomique.

Ce nouveau moteur devrait être une industrie robuste s’appuyant sur des infrastructures énergétiques et de transports nationales et régionales. Les défis que présente par ailleurs l’intégration régionale du Burundi constituent une occasion majeure pour l’AIB au niveau local, national et international de conforter son rôle d’interface entre l’Etat et le secteur privé. Sa mission étant de puiser les leçons et les outils nécessaires pour résoudre les problèmes auxquels fait face le secteur industriel.

Signalons que l’AIB est constituée par plus de 50 entreprises.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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Un commentaire
  • CIPER Consulting dit :

    C’est une bonne initiative d’organiser un salon du genre au Burundi. L’industrie naît progressivement et à petit pas dans tous les pays et les défis seront relevé dans le temps par l’entrepreneurship industriel actif au Burundi.
    L’intégration dans l’East Afriac Community devrait aider le tissu industriel à gagner sur la compétitivité de produits made in Burundi. Toutefois, c’est aux industriels de jouer le jeu profitable bien évidemment. Notamment en amélioration par des innovations simples un ou deux facteurs de compétitivité d’abord sur le marché local et ensuite sur le marché régional. Le gain de confiance tiré du marché EAC permettrait de se développer à l’international pour atteindre les marchés globalisés.

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