De nouvelles réformes sont prévues à partir de l’année prochaine dans le secteur de l’éducation. Il y aura le renforcement des capacités des enseignants. De nouveaux manuels pédagogiques qui répondent aux normes régionales et internationales seront mis en place. Et d’ajouter la réintroduction de la classe de 10ème. L’objectif est de promouvoir la qualité de l’enseignement, car il a été constaté qu’elle a baissé. Le représentant de la FNASEEB indique que cela ne suffit pas. Pour lui, motiver les enseignants est plus qu’une urgence.

André Nduwimana, directeur général de l’enseignement fondamental et post fondamental au ministère en charge de l’éducation ꓽ « Il a été constaté que les apprenants ont un niveau bas en français ».
La qualité de l’enseignement dans les écoles fondamentales et post fondamentales ne se porte pas bien. Le niveau de la compétence des apprenants a chuté. Cela a été précisé par André Nduwimana, directeur général de l’enseignement fondamental et post fondamental au ministère en charge de l’éducation à la radio Nderagakura.
Selon lui, la raison est qu’il a été constaté que les apprenants ont un niveau bas en français. Et parce que le français est la langue d’enseignement, cela a des conséquences négatives sur l’apprentissage des autres matières.
Il y a une redondance pour certaines matières. Pire encore, d’autres matières n’ont pas été enseignées. Bref, il a été constaté que l’enseignement fondamental a été précipité.
Quid des mesures prévues pour inverser la tendance ?
Nduwimana indique que de nouvelles réformes sont prévues à partir de la 7ème année pour inverser la tendance. Des formations pour le renforcement des capacités des enseignants seront organisées.
Des manuels scolaires adaptés au contexte national, régional et international seront mis en place. Il est aussi prévu la réintroduction de la classe de 10ème à partir de l’année scolaire 2027‐ 2028.
En plus de cela, le premier ministre Nestor Ntahontuye laisse entendre que toutes les écoles auront des bancs pupitres en suffisance pour permettre aux apprenants de suivre les cours dans de bonnes conditions à partir de l’année scolaire 2026‐ 2027.
Lors d’une émission publique des membres du gouvernement tenue le 11 juin 2026 au chef-lieu de la province Gitega, il a souligné que des moyens financiers ont été fournis à toutes les communes du pays pour fabriquer ces bancs pupitres.
On va promouvoir le système éducatif à régime d’internat
De surcroît, le système éducatif à régime d’internat sera promu. Il est prévu d’ajouter aux élèves de la 7ème année plus de 5000 élèves chaque année.
On va aussi réintroduire la restauration à l’Université du Burundi dans l’objectif de promouvoir la qualité de l’enseignement.
Antoine Manuma, représentant de la Fédération Nationale des Syndicats des Enseignants et du personnel du Secteur de l’Education (FNASEEB) indique que la réintroduction de la classe de 10ème ne suffit pas pour promouvoir la qualité de l’enseignement et booster le niveau de compétence des apprenants.
Selon lui, des efforts dans la formation des enseignants et l’amélioration de certaines matières apprises en classe à partir de la première année jusqu’ à la fin de l’enseignement post fondamental sont encore une nécessité.
La non maîtrise du français, un défi majeur
Manuma déplore le fait que certains jeunes enseignants éprouvent des difficultés pour transmettre leurs connaissances aux apprenants, car ils ne maîtrisent pas le français qui est la langue d’enseignement. D’autres n’ont pas des connaissances suffisantes pour enseigner certains cours. Il donne l’exemple de la science et technologie.
De plus, Manuma demande qu’il y ait des réformes même à l’université. Il indique que le fait qu’on est passé de 4 ans à 3 ans pour décrocher le diplôme de baccalauréat constitue l’un des défis à la qualité de l’enseignement.
Il demande alors d’ajouter une autre année pour décrocher le diplôme de licence comme auparavant.
Manuma fait remarquer enfin que motiver les enseignants est plus qu’une urgence, car il s’observe qu’ils sont démotivés suite aux salaires dérisoires qu’ils perçoivent. C’est pour cela que la plupart de ces derniers ne cessent d’abandonner le métier d’enseignant pour migrer vers d’autres carrières plus rémunératrices.




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