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La promotion du secteur semencier, le pari du projet PSSD II

Les entrepreneurs semenciers appuyés par l ’IFDC à travers le projet PSSD II se réjouissent du fait que le défi lié au manque des hangars de stockage a été maîtrisé. Ils disent que cela contribue à l’amélioration de la qualité des semences. Ils sont également ravis du fait qu’ils ont bénéficié des infrastructures d’irrigation pour qu’ils puissent travailler même pendant la saison culturale C.  Dans ce cadre, l’appui de l’IFDC aux entrepreneurs semenciers burundais a permis d’acquérir 22 hangars de stockage de semences, 3 infrastructures d’irrigation au niveau des collines et plus de 4 motos tricycles pour faciliter le transport.     

Plus de 4 motos tricycles pour faciliter le transport grâce à l IFDC.

 

L’IFDC a appuyé les entrepreneurs semenciers pour leur permettre de se doter des hangars de stockage dans différentes communes du Burundi dans l’optique de contribuer à la promotion du secteur semencier et à la bonne gestion des récoltes pour préserver la qualité des semences.

Cela ressort de la visite préparatoire de l’acquisition d’infrastructures d’irrigation et des hangars de stockage de semences construits dans le cadre du projet Private Seed Sector Development II (PSSD II) organisée par l’IFDC dans les communes, Kirundo, Muyinga, Butihinda et Karusi.

Ce projet financé par l’Ambassade des Pays-Bas au Burundi dont la phase II s’étend de 2024 à 2026 vise à développer de façon professionnelle le secteur semencier, à améliorer l’accès aux semences certifiées et à accroître la productivité agricole.

Au cours de cette visite, les entrepreneurs semenciers ayant bénéficier d’un cofinancement de l’IFDC destiné à la construction des infrastructures d’irrigation ou des hangars de stockages de semences ont eu l’occasion de présenter l’état des lieux de ces acquis indispensables dans la communauté.

Dans un contexte agricole burundais marqué par une faible production, l’incapacité d’exploiter la saison sèche, le dérèglement climatique, une bonne gestion des semences et bien d’autres défis, les bénéficiaires affirment que l’intervention de l’IFDC marque une avancée majeure du secteur.

En plus de la mise en place de ces infrastructures hautement indispensables pour le secteur semencier s’ajoute d’autres initiatives de l’IFDC lancées depuis 2018 à travers le projet Private Seed Sector Development I ( PSSDI) et PSSD II pour accompagner les multiplicateurs de semences du maïs, du haricot, de pommes de terre et des légumes.

Ces infrastructures qui répondent aux paramètres clés et qui interviennent dans la conservation efficace des semences ont été mises en place pour pallier aux préoccupations des multiplicateurs des semences.

3 infrastructures d’irrigation au niveau des collines ont été mises en place grâce à l IFDC

 

Les bénéficiaires ravis  

Pour cela, les bénéficiaires s’en réjouissent du fait que les défis liés à la conservation de la production agricole ont été maîtrisés.

Josiane NSHIMIRIMANA, habitant la colline Muyange de la commune Butihinda dans la province Buhumuza se réjouit du fait que n’eût été l’IFDC, elle n’avait pas où mettre sa récolte avant. Il fallait compter sur des gens qui ont de l’espace dans différentes localités pour sa gestion, et cela devenait un problème sérieux en matière de qualité des semences et d’accessibilité pour la vente. L’IFDC lui a accordé un cofinancement estimé à 50% du cout de construction de son hangar de stockage sur sa colline natale de Muyange.

Pierre Claver NDAYISHIMIYE abonde dans le même sens. Il a construit son hangar de stockage sur la colline Kabuye de la commune Kirundo dans la province Butanyerera sur un cofinancement de l’IFDC estimé à 40% du coût total nécessaire.  Il indique qu’il parvenait à enregistrer une production de 60 tonnes de maïs et 30 tonnes de haricot.

Pourtant, il déplore le fait qu’il avait des difficultés pour les conserver suite au manque du hangar de stockage.  Et les conséquences étaient fâcheuses, car cela affecte la qualité de sa récolte.  Il se réjouit du fait que pour le moment le défi lié au manque du hangar de stockage a été résolu grâce à l’IFDC.

22 hangars de stockage de semences construits

Au cours de sa deuxième phase qui prend fin cette année 2026, l’appui de l’IFDC aux entrepreneurs semenciers burundais a permis d’acquérir 22 hangars de stockage de semences, 3 infrastructures d’irrigation au niveau des collines et plus de 4 motos tricycles pour faciliter le transport.

A l’approche de la saison culturale C, marquée par un soleil d’été, il a été constaté que certaines entrepreneures semencières appuyées par l’IFDC dans la construction d’infrastructures d’irrigation par captage ou forage d’eau s’apprêtent pour la première fois à tirer profit de la saison sèche.

L’appui de l’IFDC aux entrepreneurs semenciers burundais a permis d’acquérir 22 hangars de stockage de semences.

 

 Les activités continuent même pendant la saison culturale C

C’est l’exemple de Monique RWASA de la commune Kirundo dans la province Butanyerera.   «Je multiplie les semences sur la colline Nyakibanda. J’exploite déjà 7 hectares Mes activités agricoles vont enfin être effectuées sans interruption sur toutes les 3 saisons culturales. Avant, nos travaux agricoles fonctionnaient, uniquement pendant les saisons agricoles A et B », précise-t-elle.

Léoncie CIZA n’eût va pas par quatre chemins. Elle est bénéficiaire d’un appui pour l’édification d’un système d’irrigation par forage dans la commune Muyinga de la province Buhumuza.  Son système d’irrigation fonctionne à base de l’énergie photovoltaïque sur la colline Gasasa.

Elle se réjouit du fait qu’elle va continuer ses activités agricoles même pendant la saison culturale C. Et d’ajouter que cela va réduire le choc lié aux effets du changement climatique.

Et de noter que la construction de ces infrastructures d’irrigation lancée en 2025 via le projet PSSDII bénéficie d’un cofinancement équivalant à 30% pour les entrepreneurs semenciers professionnels, 40% pour les entrepreneurs semenciers croissants et 50% pour les entrepreneurs semenciers émergents de la part de l’IFDC.

Les entrepreneurs semenciers appuyés par l’IFDC pour avoir accès aux infrastructures d’irrigation, des hangars de stockage et bien d’autres besoins essentiels, dans le cadre de ce projet financé par l’Ambassade des Pays-Bas au Burundi saluent cet engagement significatif en faveur du secteur semencier.

Ils rappellent également que l’exploitation de la saison C contribuera énormément à l’atteinte de la vision de l’émergence du Burundi en 2040 et son développement en 2060. Ainsi, la population en profitera en termes d’accès à l’emploi d’été et l’eau potable, mais aussi de connaissances liées aux pratiques agricoles modernes.

Signalons que le projet PSSD de l’IFDC a été lancé au Burundi en 2018 dans l’optique de construire un secteur semencier durable.  Ce projet cible plus de 266 000 ménages, en renforçant les initiatives semencières locales. Financé par l’Ambassade des Pays-Bas au Burundi, sa première phase a touché à son terme en 2024 et la deuxième phase prendre fin au mois de décembre 2026.

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Journal Burundi Eco.

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