Au moment où la question de la faim est une réalité au Burundi, Parcem Burundi demande de développer l’agriculture intensive pour s’en sortir. La bonne gestion du sol et de l’eau, la disponibilisation des intrants agricoles, des semences sélectionnées et des insecticides, le développement de la mécanisation agricole, le renforcement des capacités à l’endroit des producteurs agricoles, l’investissement dans la recherche, la bonne gestion de la production, etc sont recommandées pour y parvenir.

Faustin Ndikumana, président du Parcem Burundi ꓽ «l’agriculture intensive est la piste de solution la plus stratégique pour sauver le Burundi de la faim».
La question de la faim est une réalité au Burundi, a indiqué Faustin Ndikuman, président de Parcem Burundi à l’occasion de la journée mondiale de la faim célébrée le 16 juin 2026. Selon lui, pas mal d’indicateurs de cette situation s’observent.
Le pays enregistre un indice de pauvreté élevé. Il est fixé à 40%. De plus, l’insuffisance calorifique inquiète plus d’un. On devrait manger au moins 2100 kilocalories par jour. Pourtant, on ne dépasse pas 1600 kilocalories par jour.
Selon Ndikumana, cela a un impact négatif sur la santé de la population. La capacité intellectuelle est touchée. Le niveau de croissance des enfants en pâtit. Parcem Burundi fait savoir que la raison de cette situation est que le secteur agricole n’est pas développé. L’agriculture reste de subsistance.
La démographie galopante, un défi
On cultive pour les ménages. Pas pour le marché, car on ne vend que seulement 15% de la production agricole. Le rendement par hectare reste en dessous de la moyenne. Selon toujours Ndikumana, la démographie galopante empire la situation.
Elle est passée de 6 millions d’habitants à plus de 12 millions de 2005 à 2025. L’effectif des consommateurs n’est pas en corrélation avec la production agricole. Il y a plus de consommateurs par rapport à la production. Pourtant, cette situation s’observe au moment où l’eau est en quantité suffisante au Burundi.
De plus, il y a un climat. Ndikumana fait remarquer que l’agriculture intensive est la piste de solution la plus stratégique pour sauver le Burundi de la faim. Cela consiste à produire beaucoup sur une petite étendue comme cela s’observe dans certains pays.
Quid des stratégies pour développer l’agriculture intensive ?
Des stratégies pour gagner le pari dans le développement du secteur agricole ont été dégagées. C’est à titre illustratif la gestion du sol. Dans ce sens, pratiquer la politique de la villagisation est une nécessité pour trouver des terres agricoles.
La gestion de l’eau est aussi recommandée. Selon Parcem Burundi, il ne faut pas que cette denrée soit davantage une opportunité qu’un défi.
Parcem Burundi demande au gouvernement d’impliquer la population dans la gestion des eaux de pluie pour les utiliser dans l’irrigation pendant la saison sèche. Et d’ajouter la disponilisation des intrants agricoles, des semences sélectionnées et des insecticides. On devrait utiliser 100 kg d’intrants agricoles par hectare en moyenne.
Pourtant, on utilise moins de 10 kg par hectare. Selon Ndikumana, la mécanisation agricole est plus qu’une urgence. Ce n’est pas normal qu’on utilise actuellement la houe pour cultiver. Cet outil ne rime pas avec les réalités du moment et cela ne fait que démotiver les producteurs agricoles.
Ils se fatiguent rapidement et pour rien, car ils produisent peu tout en dépensant beaucoup d’énergie. Le pays devrait alors se doter d’équipements de pointe tels que des tracteurs pour inverser la tendance.
Le renforcement des capacités à travers des formations à l’endroit des producteurs agricoles de taille est aussi une nécessité. Selon toujours Parcem Burundi, on devrait investir dans la recherche dans le secteur agricole. C’est dans ce sens que la mise en place des laboratoires de pointe est plus que nécessaire.
Notons qu’il s’ensuit la gestion de la production agricole. Selon lui, il a été constaté que la gestion de la production post récolte est émaillée d’embûches. Pendant la récolte, la production devient un défi suite au manque de stratégies visant la conservation et la transformation. Cela n’est pas possible sans un budget conséquent et en l’absence d’institutions capables d’impulser le développement de ce secteur.




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