Commerce

Premier trimestre 2026 : la production des biens d’exportation en baisse

Les échanges extérieurs des biens du Burundi se sont déroulés dans un environnement économique marqué par une faible production des biens d’exportation au cours du premier trimestre 2026. C’est ce qui ressort du Bulletin du commerce extérieur des marchandises du premier trimestre 2026, publié par l’Institut national de la statistique du Burundi (INSBU).

Les produits pétroliers ont représenté la principale catégorie d’importation au premier trimestre 2026, avec 8,6 % de la valeur totale des importations.

« La balance commerciale du premier trimestre 2026 s’est détériorée d’environ 39,4% », lit-on dans ce bulletin.

Selon le document, le déficit commercial s’est établi à 798,6 milliards de FBu, contre 572,8 milliards de FBu au cours de la même période en 2025. Le taux de couverture des importations par les exportations domestiques s’est dégradé de 14,6 points par rapport au premier trimestre de l’année précédente.

Les produits pétroliers ont représenté la principale catégorie d’importation au premier trimestre 2026, avec 8,6 % de la valeur totale des importations. Ils sont suivis des engrais minéraux (7,1%), des voitures de tourisme et autres véhicules principalement destinés au transport des personnes (5,1%), du sucre et des médicaments (3,9% respectivement), du ciment (3,6%) et de la farine de froment (3,0%).

Une faible production des biens d’exportation

Le bulletin de l’INSBU souligne que les exportations domestiques demeurent largement inférieures aux importations, en raison notamment de la faible production des biens destinés à l’exportation.

Cette situation explique la dégradation des principaux indicateurs du commerce extérieur, notamment un déficit commercial de 798,6 milliards de FBu, un taux de couverture des importations par les exportations domestiques limité à 15,2 % et une part des exportations domestiques de seulement 13,0% dans l’ensemble des échanges commerciaux.

« L’environnement économique du commerce extérieur au cours de cette période est également caractérisé par une hausse généralisée des prix à la consommation et une dépréciation de la monnaie burundaise vis-à-vis des principales monnaies de transaction », souligne le bulletin.

Les composantes de l’indice des prix à la consommation ont enregistré une hausse en glissement annuel, notamment les produits alimentaires, les hôtels et restaurants, le logement, l’eau, l’électricité et les autres combustibles, ainsi que le transport. Cette évolution s’est traduite par une inflation globale de 11,5% au cours du premier trimestre 2026.

S’agissant du taux de change, le bulletin indique que le franc burundais s’est déprécié face aux principales monnaies utilisées dans les échanges extérieurs. Le dollar américain, principale devise de transaction, s’est établi en moyenne à 2 977,5 FBu pour un dollar au premier trimestre 2026 au taux de change officiel, contre 2 922,4 FBu un an plus tôt, soit une dépréciation de 1,9%.

En glissement annuel, le franc burundais s’est également déprécié de 13,1% par rapport à l’euro, de 3,3% face au shilling ougandais, de 2,5%  vis-à-vis du shilling tanzanien et de 1,9% par rapport au shilling kenyan.

D’après le bulletin, cette dépréciation renchérit le coût des importations et peut alimenter les pressions inflationnistes. En revanche, les acheteurs étrangers des produits burundais en disposeraient à un coût relativement plus faible.

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Mélance Maniragaba.

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