Editorial

Adieu les permis de conduire frauduleux

Le ministère de la Sécurité Publique vient de mettre en place un permis de conduire biométrique et sécurisé. Cependant la mémoire nous rappelle qu’à tout nouveau système correspond son anti. La mise en place des ordinateurs qui s’est accompagné de la création du virus et de l’antivirus est très parlante à ce sujet. Par ailleurs, n’eût été cela, même le système de piratage ne cesse d’évoluer. Ce qui n’est pas étonnant car ce sont des produits de commerce. Il faut donc les rentabiliser. Voilà un nouveau permis de conduire biométrique dans notre pays.

Le nouveau produit est introduit au moment où Buyenzi, un milieu renommé pour la piraterie et la falsification des documents n’a pas changé de connotation voire de comportement. Sous d’autres cieux, des inquiétudes naissent. Ne serait-il pas un moyen pour faciliter toute tentative de corruption dans la délivrance de ce permis de conduire biométrique ? Disons non et non car, lit-on sur des pancartes installées le long des routes où se trouvent les postes de police l’écriteau « Police qui résiste à la corruption ». Cela parce que les détenteurs des permis de conduire papiers ne se sentent pas en sécurité surtout qu’ils estiment court le délai fixé pour les retirer de la circulation.

Une autre raisons est que la somme de 100 mille FBu exigée pour se procurer ce document est exorbitante alors que la vie devient de plus en plus chère. Egalement ce document ne sera délivré qu’en un seul lieu, à savoir le bureau de la Police de Sécurité Routière (PSR) situé à Bujumbura. Ce qui augmentera le coût de ce permis biométrique pour ceux qui vont se déplacer sur de longues distance pour l’obtenir si on tient compte du ticket et peut-être du séjour. Tout se passera dans la clarté, estimons-nous. Sinon la tentative sera de recourir à la magouille. Adieu donc aux permis de conduire papier, corrupteurs et corrompus, falsificateurs et imitateurs…Mais la vigilance reste de mise pour les bonnes procédures d’obtention du nouveau document.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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