Editorial

Aéroport de Bujumbura: Une vache laitière à nourrir

Mélance

Mélance Maniragaba, rédacteur en chef

C’est après la deuxième guerre mondiale quand les centres administratifs et commerciaux furent élargis que l’aéroport international de Bujumbura fut construit. Depuis, il servait de plaque tournante pour le commerce entre la métropole et les pays de la sous région. Ce qui était un atout pour les rentrées en devises du pays. Cependant, si l’aéroport international était bien aménagé de façon à améliorer ses infrastructures, il serait une des vaches laitières du pays surtout en matière de rentrées en devises. Pour qu’il devienne une vache laitière, il faut d’abord qu’il soit bien nourri, c’est-à-dire qu’il soit mis sur les normes standards. Ce n’est pas la volonté qui manque, car des initiatives n’ont pas cessé de se faire remarquer au fur des années. Aujourd’hui, à de 60 ans d’existence par exemple, ledit aéroport se modernise à une vitesse incroyable. En témoigne la dotation d’un nouveau cadre légal en matière d’aviation civile et l’acquisition de nouveaux équipements. Toutefois, tout n’est pas si rose. Le hangar fret de la SOBUGEA est exigu. Ce qui occasionne des difficultés dans la séparation des marchandises destinées à l’exportation et celles destinées à l’importation qui transitent par cet aéroport. Dr Joseph Butore, deuxième vice-président de la République l’a mieux déclaré lors de sa visite à l’aéroport en date du 19 avril 2015 : « Relever le défi lié au hangar fret serait un autre atout pour la compétitivité des services au sol ». Cela permettra, d’après lui, à l’aéroport international de Bujumbura de jouer pleinement le rôle économique qu’on attend de lui. A part le hangar fret, la tour de contrôle ne remplit pas les normes standards. Ce qui est apaisant, c’est qu’il existe déjà un plan directeur de l’aviation civile du Burundi à l’horizon 2025. Sa mise en ouvre sera marquée par l’amélioration des infrastructures, notamment en construisant une nouvelle tour de contrôle et une nouvelle aérogare. A voir ce plan, les débuts sont prometteurs. On allait douter de la suite, mais le pessimisme ne le permet pas qu’un proverbe français stipule qu’à la chasse comme en amour, on commence quand on veut et on finit quand on peut. Plutôt que de se laisser distraire par le « quand on peut », il faut mette sur une balance les gains et les dépenses après constructions. Sûrement que les premiers vont primer sur les seconds.

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Mélance Maniragaba.

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