La commune Mukaza vient de mettre en place des lampadaires le long des arrêts-bus qui desservent le Sud et le Nord de la capitale économique. Ce projet a coûté plus de 50 millions de FBu puisés dans les caisses de la Mairie. Deux mois après, certains lampadaires ne fonctionnent plus. Reportage.
Vers 18h, nous sommes à l’arrêt-bus entourant les décombres de l’ex-marché central de Bujumbura ravagé par un incendie, il y a de cela sept ans. Ce sont des heures de pointe ce soir-ci! De longues files indiennes s’observent de part et d’autres des allées ou stationnent les autocars. Les passagers attendent impatiemment l’arrivée des bus.
Des panneaux de signalisation qui indiquent le quartier de destination sont en place après le départ forcé des rabatteurs. Après cinq minutes, notre reporter engage une conversation avec les passagers. Ceux-ci apprécient positivement l’initiative de l’administration urbaine pour éclairer cet endroit. Tout d’un coup, les lampadaires s’allument. Et voilà, on éclaire les parkings. C’est un plaisir pour nous, s’exclame un passager. Ce projet a coûté à la mairie 51 millions de FBu.

Les lampadaires installés au niveau des arrêts bus au centre ville de la capitale économique sont a protéger pour garantir la sécurité nocturne a cet endroit.
Un projet salutaire
D’aucuns disent que ces lampadaires sont d’une très grande utilité. « La lumière permet aux passagers de mieux identifier leur destination alors qu’auparavant ce n’était pas chose facile, surtout pendant la nuit. II arrivait qu’un passager se trompe sur la destination et prenne le bus menant vers Gasenyi alors qu’il prenait la direction de Kinama », témoigne Olivier Ciza avec satisfaction passager rencontré sur place.
Il ajoute que le fait d’installer des lampadaires sur les arrêts-bus desservant le Nord et le Sud de la capitale économique a contribué à la diminution des cas de vol qui étaient monnaie courante sur les files d’attente. « Les voleurs profitaient de l’obscurité pour dérober les passagers mais, maintenant, il est facile de les identifier »
Tout n’est pas rose
A l’arrêt-bus où stationnent les bus desservant le Sud de la capitale économique, trois sur sept lampadaires sont en panne. L’un a été cogné par un véhicule. De même, les deux projecteurs fixés sur la façade de l’ancien marché central ne fonctionnent plus. Par conséquent, on se retrouve dans l’obscurité vers l’exit du parking. « Depuis trois jours, les projecteurs ne fonctionnent pas», confie Kassim Bizabishaka, agent de sécurité. Il demande aux autorités qu’il y ait un numéro vert pour alerter à temps en cas de panne éventuelle.
Rénovat Sindayihebura, administrateur de la commune urbaine de Mukaza affirme qu’il est au courant de ces pannes. « Il y a eu récemment un accident. Un véhicule a cogné un poteau et d’autres lampadaires ne fonctionnent pas », détaille cet administratif qui promet une réparation immédiate. Pour les projecteurs installés sur la façade de l’ancien marché central, la Regideso va s’en charger.
Ce reportage a été réalisé dans le cadre du projet d’encadrement des journalistes en herbe sur appui technique et financière de l’Unicef.




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