« Oui à la Zone Economique Spéciale à condition que tout le monde s’implique dans le changement de comportements ». Ce sont là les propos de Faustin Ndikumana, Président de Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Évolution des Mentalités, (PARCEM) lors d’un point de presse qu’il a animé sur la mise en place des Zones Économiques Spéciales au Burundi.

Pour Faustin Ndikumana, la réussite des Zones Economiques Spéciales exige le changement de comportements
Depuis que le gouvernement du Burundi a annoncé la création imminente des zones économiques spéciales, PARCEM, une organisation de la société civile qui s’intéresse aux questions de la bonne gouvernance et aux questions économiques, salue le projet. Selon Faustin Ndikumana, président de cette organisation, dans les recommandations antérieures tenant compte de la position géo-stratégique du Burundi dans la sous région qui constitue la plaque tournante entre l’Est du Congo, l’Ouest de la Tanzanie, la Zambie et le Lac Tanganyika, ils ont toujours montré qu’au Burundi il serait bon de mettre en place des zones économiques spéciale. Il fait remarquer que ces zones créent un environnement des affaires intéressant dans les circonscriptions où elles sont établies, des avantages fiscaux, des avantages liés à l’environnement des affaires en général. L’Objectif final étant d’accroître les investissements directs étrangers, la croissance économique et la création des emplois.
Il cite l’exemple du Gabon où avec la politique de diversification de l’économie gabonaise qui était centré sur le pétrole, avec les Zones Économiques Spéciales (ZES) on a développé l’exploitation du bois car ce pays regorge de beaucoup de ressources naturelles en bois.
Certains comportements et habitudes doivent être changés
Au Burundi, si on crée les ZES c’est pour renforcer la situation économique. Pour M. Ndikumana, la réussite des ZES exigent un changement de comportements.
En effet, explique M. Ndikumana, dans les pays où les ZES ont foiré c’était à cause des comportements qui ne changent pas au niveau de l’administration et du leadership politique. Parmi les raisons à la base de l’échec des ZES, il y a les incitations fiscales mal calculées ou mal programmées, les restrictions fortes sur les activités et la gestion des actifs. Il faut avoir des précisions pour savoir si quelqu’un qui viendra pour investir va s’approprier le terrain qui va servir de base pour les actifs de son investissement, les infrastructures qui doivent être performantes, y compris l’énergie et le transport. Bref tout doit être performant pour faciliter les ZES.
L’autre question c’est la gestion de ces ZES. Seront-elles gérées par l’administration publique? Par le secteur privé ? Par un partenariat publique-privé ? Si l’administration ne change pas de comportement, la lourdeur des procédures administratives, la corruption, les politiciens qui veulent avoir une main cachée dans la gestion de l’économie, les barrières non tarifaires, tous ces facteurs peuvent causer l’échec des ZES. Il faut alors un changement de comportements.
M. Ndikumana souligne qu’avec les ZES l’avantage c’est que le Burundi pourra bénéficier d’un apport substantiel de capitaux. « Le Burundi souffre énormément d’un problème de manque de capitaux d’investissement. Mais avec les ZES on aura un environnement des affaires amélioré, des investissements directs étrangers qui viennent à gogo, une croissance stimulée, le chômage qui diminue, la mise en place des infrastructures. Bref c’est la modernisation générale du pays.
Sensibilisation
Pour la réussite des ZES, PARCEM compte faire des sensibilisations citoyennes des dirigeants pour la réussite de ces ZES. M. Ndikumana informe que la contribution de PARCEM sera d’apporter l’expertise sur leurs connaissances par rapport à la gestion des ZES qui ont réussi. PARCEM va participer en tant que citoyen aux groupes de pression sur le suivi de l’état de réalisations des ZES. En outre, PARCEM va créer le leadership de la vigilance citoyenne. Si les autorités s’engagent dans cette ZES, c’est-à-dire en fournissant un effort spécial pour bousculer certains comportements et habitudes, il y aura des résultats positifs pour la Zone Economique Spéciale au Burundi.




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