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La campagne sucrière 2021 s’ouvre en grande pompe

La Sosumo vient de lancer la campagne sucrière 2021. Il s’agit d’un événement marquant le début d’une période de grande importance pour toute la population burundaise. Des responsables  aux simples employés, tout un chacun retrousse les manches pour entamer la période la plus importante de l’année

Achaque début de la récolte de la canne à sucre, la Sosumo organise des cérémonies en honneur du lancement de la campagne sucrière. C’est un geste devenu habituel et un événement de portée non négligeable pour la population burundaise. Il s’agit d’un point de départ pour les grands travaux de production du sucre. Mercredi le 23 juin 2021, la ceinture était scellée, les activités étaient lancées dans la joie de tous les employés qui visiblement s’y étaient sérieusement préparés.

En fin de journée, le paysage même montrait que le moment de la récolte était venu. En se promenant dans les grandes plantations de canne à sucre, on pouvait porter le regard sur les vastes exploitations de l’usine.  Un léger vent soufflait  sur des champs qui s’étendent à perte de vue.

Au cours des cérémonies d’ouverture, l’Administrateur Directeur Général, le Président du Conseil d’Administration et l’envoyé du Ministre de tutelle chacun à tour de rôle, ont avancé des  propos qui appellent les employés à la bravoure et à la solidarité pour réussir la noble mission de produire plus de 20 000 tonnes de sucre, objectif que s’est fixé la Direction de la SOSUMO.

Vers 17 heures, la sirène a retenti, les lampes se sont allumées. Puis, un tonnerre d’applaudissements a éclaté, noyé dans un ronronnement de moteurs qui tournaient déjà. L’envoyé du ministre s’était joint au numéro Un de la Sosumo pour lancer la grosse machine broyeuse de la canne à sucre qui devra tourner pendant plusieurs mois.

Général Major Aloys Ndayikengurukiye, ADG de la Sosumo : « Nous lançons aujourd’hui la campagne de récolte de la canne à sucre et la production du sucre. Il s’agit d’une période très importante attendue par la population ».

Les travailleurs encouragés

« Nous lançons aujourd’hui la campagne de récolte de la canne à sucre et la production du sucre. Il s’agit d’une période très importante attendue par la population », a indiqué le Général  Major Aloys Ndayikengurukiye, patron de la Sosumo. Pour cette autorité, il s’agit d’un travail qui dure, qui exige un effort supplémentaire pour l’ensemble des employés.

Cet avant-midi, le numéro Un de la Société Sucrière du Moso était descendu dans les champs dans le but de lancer officiellement les activités liées à la coupe. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que cette autorité, accompagné d’autres cadres de la société, a brandi la machette après avoir coupé quelques tiges de canne à sucre en signe de lancement de cette activité si délicate. Depuis le matin, les ouvriers étaient déjà sur place et les machines  ramassaient la canne à sucre  qu’elles rechargeaient dans des camions prévus à cette fin. Selon l’ADG de la Sosumo, le nombre de coupeurs est estimé à trois mille. L’heure est au travail et tout le monde semble concerné.

La campagne sucrière est un travail qui dure et qui exige un effort supplémentaire de la part de l’ensemble des employés.

La campagne sucrière profite à une multitude de ménages

La campagne sucrière constitue une opportunité pour de nombreuses familles. Il s’agit d’une situation qui exige le recrutement d’un grand nombre d’ouvriers saisonniers pour une durée d’environ six mois. En effet, le personnel contractuel de la Sosumo est actuellement plus de 500 employés et pendant cette période de campagne, cette société doit  mobiliser une main d’œuvre qui oscille autour 3000 travailleurs  et venant de toutes les provinces du pays. Ce qui profite énormément aux ménages des environs de cette usine, mais aussi à ceux venant d’ailleurs. « Il y en a même qui viennent d’autres provinces », confirme un employé de la Sosumo.

Un des ouvriers coupeurs de canne rencontré sur les lieux a manifesté sa satisfaction. « Il s’agit d’une opportunité de travail pour l’été. Ce qui est bon pour moi », a-t-il affirmé. Pour lui et nombreux de ses camarades, le salaire leur permettra de subvenir aux besoins de leurs ménages  et sans oublier qu’au cours de cet été ils devront envoyer  leurs enfants à l’école. « Même la fois dernière, c’est la campagne sucrière qui m’a dépanné pour trouver de quoi acheter les cahiers et d’autres effets pour les enfants», a-t-il confirmé avec un sourire aux lèvres. Pour un autre ouvrier qui a requis l’anonymat, c’est le travail qui continue. « Je n’en dirais pas long, mais ce qui compte pour moi c’est que je trouve du travail », réagit ce technicien qui travaille comme journalier à l’usine. Pour lui, la campagne doit être importante pour la population environnante.    

Les petits commerçants du voisinage de l’usine  enthousiasmés

Ce ne sont pas uniquement les travailleurs directs de l’usine qui bénéficient des avantages de la campagne. Quand la campagne sucrière commence, les personnes vivant dans les environs de la Sosumo jubilent. Nous nous sommes entretenus avec certains des commerçants opérant dans le petit centre « Quartier Swahili » qui s’est développé non loin de l’usine. A part que le personnel de cette entreprise constitue leur principale clientèle, ces affairistes indiquent que la période de la campagne leur est plus favorable. «Durant la campagne, nous écoulons facilement nos marchandises, surtout les biens de consommation», explique un jeune commerçant tenancier d’une boutique au petit centre dit Swahili. Il indique que les travailleurs saisonniers de la Sosumo qui doivent passer jusqu’à six mois sur les lieux constituent pour eux une clientèle de plus. « Ils doivent se nourrir et c’est ici qu’ils viennent s’approvisionner en tout.    

Pour une femme propriétaire d’un restaurant sur ce centre, c’est la période la plus féconde pour ses activités. En effet, Cette femme qui passe des journées entières à servir les repas à ses clients se dit très enchantée pour l’entrée en cette période de campagne. « Cela nous aide beaucoup parce que une partie de ces nouveaux travailleurs viennent se restaurer ici. Les affaires vont très bien durant toute la période », affirme cette femme très détendue. Elle estime que les six mois que dure la campagne sucrière compte beaucoup pour son business qu’elle exploite depuis des années. « Nous pleurons à leur départ », commente-t-elle.

Emmanuel Ndorimana, Secrétaire permanent au ministère en charge de l’agriculture :« L’Etat n’est pas au repos. Il y a un projet d’extension des champs de canne à sucre et d’introduire des technologies plus modernes pour augmenter la production ».

Produire plus reste un vœu pour les autorités

Le secrétaire permanent au ministère en charge de l’agriculture qui était sur place pour ouvrir solennellement les activités de lancement de la campagne sucrière a tranquillisé la population sur la satisfaction de la demande en sucre. «Nous nous sommes entretenus avec les responsables de l’usine et nous pouvons tranquilliser la population que le sucre sera disponible sur le marché dès la semaine prochaine. Que les consommateurs se réjouissent parce que l’usine débute la fabrication du sucre», a affirmé Emmanuel Ndorimana, secrétaire permanent au ministère en charge de l’agriculture.

Cet homme qui ne nie pas le déséquilibre qui existe entre l’offre et la demande est plus rassurant. « L’Etat n’est pas au repos. Il y a un projet d’extension des champs de canne à sucre et d’introduire des technologies plus modernes pour augmenter la production », a-t-il indiqué.

Ir Jean Claude Ntwari, Directeur de l’agriculture à la Sosumo abonde dans le même sens. Il assure que les responsables de cette sucrerie travaillent déjà sur l’extension de l’usine. «Nous pensons déjà à l’extension de la Sosumo», a-t-il indiqué. Selon le directeur de l’agriculture, l’usine dispose aujourd’hui de 23 machines agricoles et 11 d’entre elles sont neuves. Se battant infatigablement, les responsables de cette industrie alimentaire combien utile pour la population  courent contre la montre. « Nous nous sommes lancés à la recherche de nouvelles variétés de canne à sucre et nous disposons déjà de nouveaux champs », a-t-il indiqué. Pour lui, la population peut avoir confiance en leur engagement.

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