Gouvernance

Conférence publique des porte-paroles

Ils n’ont pas tourné autour du pot

Dans la conférence publique des porte-paroles aux questions que se pose le public qui a eu lieu vendredi le 10 juin 2016 à Rumonge, les réponses ont été claires. Cela pour pas mal de questions. Burundi Eco vous livre les propos recueillis.

portes parole

Les malintentionnés à l’origine de la rareté du sucre

Selon Dismas Baradandikanya, porte-parole du ministère du Commerce, la question de la rareté du sucre préoccupe le ministère. Il rappelle que le sucre est fourni comme d’habitude. « Mais les commerçants le cache dans l’intention de spéculer. Cette situation est constatable également sur les produits Brarudi », déplore-t-il. Et d’informer : « A la Société Sucrière du Moso (SOSUMO), la récolte est en train de se faire. Le sucre sera disponible en abondance à la fin du mois de juin. La récolte est bonne ». Cependant, M. Baradandikanya met en garde les spéculateurs qui seront non seulement punis, mais aussi rayés de la liste des grossistes de ce produit. Philippe Nzobonariba, porte-parole du gouvernement déclare que la pénurie du sucre est consécutive aux segments des gens malintentionnés qui le cachent. C’est pourquoi il invite tout citoyen à dénoncer ces spéculateurs afin qu’ils soient réprimandés. Cela comme il a été le cas pour le carburant. Alors qu’au mois de janvier 2015, une ordonnance ministérielle portant révision à la baisse du prix du sucre dont le coût est passé de 1850 FBu à 1650 FBu le kilo aujourd’hui ce prix a uagmenté jusqu’à 4.000 FBu le kilo.

Le trafic des êtres humains défendu, mais ils sont libres de leur mouvement

Pierre Nkurikiye, porte-parole du ministère de la Sécurité Publique reconnait l’existence de ce commerce. Il indique que ce commerce se fait en réseau avec les étrangers. Il rappelle que les victimes de ce commerce sont des femmes et des enfants. Ils sont trompés par les trafiquants comme quoi ils vont leur chercher du boulot. M. Nkurukiye avoue qu’une personne adulte est libre d’aller chercher le boulot n’importe où il peut l’avoir « La police n’intervient que si c’est enfant ou une personne adulte qui l’appelle à son secours », éclaire-t-il. Quant à la société Royal Services accusée d’implication dans ce trafic, Thérence Ntahiraja, porte-parole du ministère de l’Intérieur annonce que cette société n’est pas agréée par ce ministère. Et Gervais Abayeho, porte-parole du Président de la République de marteler : « Le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Sécurité Publique et celui de la coopération Internationale doivent collaborer pour stopper les activités de cette société ».

A quand la lutte contre la corruption passera-t-elle de la sensibilisation à l’acte ?

Pour Natacha Rukundo, porte-parole du ministère de la bonne Gouvernance, un pays corrompu ne se développe pas. «Bien que le ministère de bonne gouvernance soit en train de parcourir tout le pays en sensibilisant la population à la lutte contre la corruption, nous ne sommes plus à l’étape de la sensibilisation. Beaucoup de dossiers en rapport avec la corruption et les malversations économiques ont été déjà traités. Les auteurs ont été punis. Des fonds sont retournés dans les caisses de l’Etat», fait-elle remarquer avant d’ajouter que le ministère fait face à des lois inadaptées. Toutefois, elle informe que le ministère a produit un rapport sur la révision des lois en matière de lutte contre la corruption. « Ce rapport se trouve à la table de l’Assemblée Nationale. Après son adoption, le ministère mettra en place une commission technique des juristes. Elle sera chargée de rédiger une nouvelle loi qui va intégrer la lutte contre l’enrichissement illicite et la déclaration des biens des autorités avant et après l’entrée en fonction», ajoute-t-elle.

REGIDESO : L’électrification des quartiers prévue à l’avance et un recouvrement qui cause problème

Léonidas Sindayigaya, porte-parole du ministère de l’Energie et Mines révèle que la REGIDESO fait des prévisions des quartiers électrifiés dès le début de l’année. « Néanmoins, pour les quartiers spontanés, les habitants et la REGIDESO ne leur donne qu’un technicien », précise-t-il. M. Sindayigaya dit que la REGIDESO a un problème de recouvrement. Ce qui fait qu’un client qui n’a pas encore payé la facture de l’eau ne peut pas bénéficier du raccordement au réseau électrique sans avoir payé cette facture. En ce qui est de plus de cinquante milliards de FBu, que les entreprises et sociétés publiques et privées doivent à la REGIDESO, le porte-parole du ministère de l’Energie et Mines dit qu’il n’est pas au courant de cela. Pourtant, le directeur général de la Regideso, Jéroboam Nzikobanyanka a lancé officiellement mercredi le 1er juin 2016, une campagne de recouvrement des impayés. Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances atteste qu’il existe des institutions étatiques qui ont des arriérés envers la REGIDESO. Mais il rappelle que l’Etat a investi également des capitaux dans cette institution. « Après calcul, on verra alors qui paiera qui », renchérit-il.

A cela, Philippe Nzobonariba, porte-parole du Gouvernement estime qu’il n’est pas simple de couper le courant ou l’eau par exemple aux institutions en rapport avec la sécurité ou la santé pour l’intérêt de la nation.

Présentation du projet du budget général annuel pour l’exercice 2017 encore attendu à la CEA

Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances signale que les autres pays membres de la Communauté Est Africaine (CEA) sont en train de présenter les projets de budget général annuel, exercice 2017. Pour le cas du Burundi, M.Musharitse fait savoir que ce projet de loi des finances est élaboré au mois de décembre comme prévu par la Constitution. « l’amendement de la Constitution qui occasionnerait la révision de la loi sur ce projet constitutuera un atout pour se conformer au rythme des autres », avise-t-il. Qu’à cela ne tienne, M.Musharitse rassure que les cotisations exigées sont faites conformément à la loi.

Non reconnaissance des suppléments nutritionnels par le ministère de la Santé Publique

Thadées Ndikumana, porte-parole du ministère de la santé Publique informe que les suppléments nutritionnels ne sont pas reconnus par le du ministère de la Santé Publique. Il informe que ce ministère conseille à la population de prendre les médicaments en provenance de la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels, des Dispositifs Médicaux et des Produits et Matériaux de Laboratoire du Burundi (CAMEBU).

Probable suppression du repas à l’Université du Burundi

« Dans le monde entier, seule l’Université du Burundi (UB) restaure les étudiants. Par ailleurs, il existe plus de 40 universités dans le pays. Les étudiants qui les fréquentent sont semblables à ceux qui fréquentent l’UB. Pourquoi ces derniers ne peuvent pas jouir des mêmes conditions que les autres », éclaire Vénant Ndimurirwo, porte-parole de l’enseignement Supérieur. Il répondait à la probable suppression du repas de midi à l’UB.

Pas de dialogue avec les rejetés par l’ONU

D’après Philippe Nzobonariba, le gouvernement ne peut pas négocier avec les personnes dont la Communauté internationale a dénoncé les actes. En témoignent les résolutions 2248 et 2279 des Nations Unies.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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