Développement

Eau potable et Assainissement : Deux besoins primaires qui vont de pair

Au Burundi, le taux de couverture en eau potable en milieu urbain s’est amélioré sensiblement entre 2010 et 2013.Il est passé de 75% à 83%. En au milieu rural, il a connu une régression suite à la croissance démographique plus rapide que celle des infrastructures. Le taux de couverture en eau potable y est passé de 63% en 2010 à 60% en 2013.Néanmoins, il y a encore un long chemin à faire en matière d’assainissement. Seuls 27% de la population urbaine et 15% de la population rurale ont accès à des installations sanitaires adéquates et 16% au niveau national. (INEA 2012 et ENHAB 2014)

Le Burundi ambitionne une couverture nationale en eau potable de 100% d’ici à 2030 ainsi qu’un assainissement de base de 90% en milieu urbain et 80% en milieu rural. Même si de grands progrès ont été effectués en matière d’accès à l’eau potable, il y a encore un long chemin à parcourir en matière d’assainissement comme l’a expliqué Léonidas Sindayigaya, porte-parole du ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines. Seuls 27% et 15% respectivement de la population urbaine et de celle rurale ont accès à des installations sanitaires adéquates et 16% au niveau national. (INEA 2012 et ENHAB 2014).

Ces deux éléments constitutifs du développement et du bien-être de la population burundaise vont de pair. Malheureusement, ils sont devenus un luxe pour une grande partie de la population.

La proportion du budget de l’Etat allouée à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement est de 1,0% en 2019-2020 contre 1,9% en 2018-2019. Cette allocation budgétaire représente 0,2% du PIB et se situe en deçà de la cible de la Déclaration de Ngor de 2015 qui est de 0,5% du PIB pour l’assainissement et l’hygiène (en plus de l’eau potable).

Le Burundi ambitionne une couverture nationale en eau potable de 100% d’ici à 2030.

Couverture en eau potable, une avancée remarquable

En partenariat avec ses différents coalisés, le gouvernement du Burundi a enregistré une avancée remarquable en matière de couverture en eau potable. En milieu urbain, il y a eu une amélioration de 8% de couverture en eau potable entre 2010 et 2013, passant de 75% en 2010 à 83% en 2013. Quant au milieu rural, le taux de couverture en eau potable a connu une légère régression suite à la croissance démographique plus rapide que celle des infrastructures, passant de 63% en 2010 à 60% en 2013.Un autre problème rencontré dans ce secteur est lié au tarissement de certaines sources et aux constructions anarchiques.

Selon Léonidas Sindayigaya, le secteur de l’eau a connu beaucoup d’intervenants. « La couverture en eau potable est à une étape satisfaisante. L’objectif est que toute la population burundaise soit approvisionnée en eau potable. Nous disposons de laboratoires mobiles qui nous aident à mesurer l’eau à la source et à l’arrivée pour confirmer la potabilité de l’eau selon les normes de l’OMS », précise-t-il.

L’assainissement inadéquat, un véritable danger sanitaire

Pas de santé, de survie, de croissance ni de développement sans assainissement et sans hygiène. L’assainissement est un processus d’épuration qui comprend : La collecte des eaux usées, l’épuration (ou dépollution), c’est-à-dire le traitement des eaux usées, et le rejet des eaux dépolluées dans le milieu naturel.

Le faible taux de couverture en assainissement explique le danger auquel nous faisons face. Si les eaux usées sous leurs diverses formes ne sont pas bien traitées, elles peuvent nuire à la santé humaine.

Les eaux grises provenant des salles de bain, de la cuisine, de la vaisselle, etc. contiennent des métaux lourds (cadmium, plomb, arsenic, mercure…) provenant des produits d’entretien, des médicaments ou encore des cosmétiques. Les eaux noires (qui viennent des toilettes charriant l’urine et les matières fécales) produisent de l’azote, du phosphore, de l’ammoniac et des germes fécaux. Les eaux provenant des usines, des ateliers de fabrication et des structures agricoles contiennent des produits toxiques, des solvants, des métaux lourds, des micropolluants organiques, des hydrocarbures…

Les eaux pluviales et de ruissellement, lorsqu’elles sont au contact avec l’air ou au cours du ruissellement se chargent d’impuretés entraînant une dégradation de la qualité des sources naturelles d’eau. Ce type d’eaux usées peut notamment contenir des fumées industrielles, des pesticides, des huiles de vidange, des métaux lourds, des carburants….

Les efforts fournis dans la couverture en eau potable devraient se consolider pour couverture en assainissement, car l’eau potable ne suffit pas à elle seule s’il n’y a pas une bonne gestion des eaux usées.

A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

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