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ECOSOL, une grille d’évaluation utile pour les associations de développement

Dans le but d’assurer le bien-être de la population, ADISCO vient de présenter la charte de l’Economie Sociale et Solidaire (ECOSOL), un outil qui devrait aider les organisations communautaires à mieux servir leurs membres. Il pourrait aussi  constituer une alternative sérieuse au développement du pays 

Le modèle ECOSOL est basé sur la primauté des services rendus aux membres des associations au-delà du profit généré en matière de gouvernance démocratique et d’affectation des résultats par rapport aux transactions et non par rapport au capital investi

L’ECOSOL qu’ADISCO met à la disposition de ses partenaires est un modèle économique inclusif et solidaire dans lequel les acteurs mettent en commun les moyens existants pour la création de la richesse en vue d’améliorer le bien-être social tout en promouvant les valeurs humaines. Elle est basée sur la primauté des services rendus aux membres des associations au-delà du profit généré  en matière de gouvernance démocratique et d’affectation des résultats par rapport aux transactions  et non par rapport au capital investi. Elle s’ouvre à l’ensemble de la communauté et milite pour ses principes, participant  ainsi au développement d’un mouvement social.

Les 5 piliers de l’ECOSOL

La charte ECOSOL présentée par ADISCO est construite sur 5 piliers, à savoir :

La plus-value qui est caractérisée par le  développement  des actions qui intègrent à la fois les dimensions économique et sociale et une reconnaissance de la primauté du travail et des services rendus dans l’affectation équitable des revenus qui garantit aux membres et aux employés une vie digne.

La  solidarité qui équivaut à  la participation effective, à l’entraide et à la mutualisation des savoirs, des services, des moyens, des  risques et des échecs dans l’intérêt des membres et de la communauté

L’autonomie qui signifie qu’une initiative d’économie sociale et solidaire compte prioritairement sur ses propres forces et moyens à travers les contributions des membres, la diversification des ressources et la constitution d’un fonds de réserve conséquent tout en instaurant une gestion  rationnelle  et professionnelle des ressources. Elle porte aussi sur l’indépendance vis-à-vis des courants politiques et religieux ainsi que sur la capacité à gérer soi-même tous les aspects de son organisation.

La démocratie a aussi une place essentielle dans l’amélioration du rendement des organisations promotrices du développement. Elle consiste en l’administration par les instances élues démocratiquement avec des mandats limités et qui  fonctionnent dans le respect de l’éthique, des lois en vigueur dans le pays et des textes qui les régissent et intègrent des mécanismes permettant de lutter contre la corruption et les malversations économiques et financières.

Le dernier pilier de l’ECOSOL est le réseautage qui doit accompagner un mouvement social appelé à s’étendre. La mise en réseau et le travail en synergie visent  le développement d’un mouvement social capable de conduire des actions de plaidoyer pour un vrai changement social.

Libère Bukobero, Secrétaire Général de l’ADISCO présentant la charte ECOSOL : « Avec cette charte, on est convaincu de la gestion autonome des organisations dans un environnement démocratique. Les associations, les coopératives, les mutuelles, les syndicats qui sont sous des régimes d’agrément différents convergent sur les mêmes principes »

ECOSOL, un meilleur modèle économique

Dans son mot d’ouverture, Libère Bukobero, Secrétaire Général de l’ADISCO a fait savoir que l’ECOSOL est un modèle économique et social qui permet d’assurer au pays un développement économique, social, humain, équitable et pérenne à travers des associations, des coopératives, des mutuelles de santé, des fondations, des syndicats et autres. « Nous sommes  tous préoccupés  par la pauvreté croissante des populations burundaises, les écarts  qui ne cessent de se creuser entre les riches qui s’enrichissent sans cesse et les pauvres qui se paupérisent davantage, la montée des politiques néolibérales ouvertes ou déguisées promues à la fois par certains acteurs (gouvernements et certains bailleurs de fonds internationaux) en faveur des populations, les limites aux droits syndicaux et la manipulation des organisations paysannes », a déclaré M. Bukobero.  

ECOSOL, la solution pour les organisations communautaires

Suite au problème de gestion des organisations communautaires ci-haut évoqués, certaines organisations burundaises dont ADISCO, INADES, PAMUSAB, FEBUTRA, CNAC et les organisations communautaires qu’elles accompagnent ont pris l’initiative de développer d’autres alternatives de développement  du monde rural basées sur l’économie sociale et solidaire. « Ces organisations sont de par le nombre d’emplois qu’elles génèrent, des acteurs prépondérants de l’économie sociale. Dès lors  qu’il est question de croissance partagée et de développement responsable, l’ECOSOL nous concerne tous si nous voulons avoir une société équilibrée où la population mène une vie digne », a souligné M. Bukobero. 

C’est pour cela que la mobilisation  pour la présentation de la charte de l’ECOSOL revêt une importance capitale. C’est en fait pour cette raison que tous les ambassadeurs et les ambassadrices de  l’ECOSOL ont été mis à contribution à l’occasion du lancement de sa charte. «Ensemble, l’heure est venue de nous atteler à la définition d’un nouveau modèle d’organisation politique, économique et sociale certes autour d’une charte, mais aussi autour d’un même combat pour cet humanisme intégral auquel nous croyons», a lancé le secrétaire général de l’ADISCO. 

Des organisations communautaires en phase avec l’ECOSOL

Après la présentation de la charte, une occasion a été offerte aux organisations communautaires présentes de s’auto-évaluer par rapport au modèle ECOSOL.  Concernant le mouvement coopératif, M. Enock Niyomwungere, chef d’antenne ADISCO à Gitega a rappelé qu’il existe plusieurs types de coopératives réparties sur l’ensemble du territoire dont des coopératives agricoles, celles des pêcheurs, des éleveurs, des commerçants, etc. Il a par la suite passé en revue l’action des coopératives sous le prisme de l’ECOSOL. Son constat est qu’ECOSOL est le fondement même de la coopérative, quelque que soit le pilier qu’on prend en considération.   Que ce soit au niveau de la plus-value, de la démocratie ou de la solidarité, la coopérative a l’obligation de tenir en compte l’ECOSOL dans sa gestion pour mieux servir ses membres. Par ailleurs M. Niyomwungere a indiqué qu’« aujourd’hui le mouvement coopératif du Burundi compte des milliers de coopératives dont une soixantaine ayant déjà signé la charte de l’ECOSOL.  La plus part de ces coopératives couvrent l’espace communal ou rassemblent plusieurs collines ». Il est clair qu’il s’agit d’un secteur en pleine croissance. Maintenant les coopératives tendent à s’implanter sur chaque colline. Leur nombre  pourrait se multiplier par trois en l’espace d’une année. M. Niyomwungere s’est posé la question de savoir si ces coopératives qui  naissent adopteront le modèle ECOSOL pour mieux servir leurs membres.

Espérance Kaneza, Secrétaire Exécutive de la PAMUSAB : «Le réseautage permet d’acquérir l’expérience et de travailler en synergie avec les autres partenaires. C’est important d’appartenir à un réseau pour bien se développer»

PAMUSAB n’est pas en reste

Au sein du mouvement mutualiste, l’ECOSOL est aussi bien connue.  La base des organisations qui œuvrent dans ce secteur est évidemment la solidarité. Mme Espérance Kaneza, Secrétaire Exécutive de la Plateforme des Acteurs des Mutuelles de Santé au Burundi (PAMUSAB) a indiqué que ce sont des associations autonomes, à but non lucratif, essentiellement basées sur la solidarité et la participation démocratique fonctionnant au moyen des cotisations de leurs membres. Elles ont pour  objectif d’améliorer l’accès de leurs membres et de leurs familles à des soins de santé de qualité en menant une action d’entraide et de prévoyance. A ce titre déjà, les piliers de l’ECOSOL semblent coïncider avec l’essence même de ces organisations. Mme Kaneza a insisté aussi sur la nécessité d’appartenir aux réseaux. Elle a fait savoir que la PAMUSAB rassemble 5 acteurs membres, à savoir : ADISCO, MUNASA, MEMISA, UCODE et FVS. Cette organisation appartient aussi à la Plateforme des Acteurs Mutualistes de l’Afrique Centrale (PAMAC). La Secrétaire Exécutive de la PAMUSAB a en outre précisé que « le réseautage permet d’acquérir l’expérience et de travailler en synergie avec les autres partenaires. C’est important d’appartenir à un réseau pour bien se développer », a-t-elle martelé.  

D’autres organisations comme la FEBUTRA et la CNAC qui étaient présentes lors de la présentation de la charte ECOSOL ont également eu l’occasion de passer en revue leur gestion par rapport au modèle ECOSOL. Leurs responsables ont affirmé qu’elles n’ont aucun problème à intégrer ce modèle qui ne peut être que bénéfique.  

ECOSOL, une alternative au développement du pays 

« Quand la charte ECOSOL sera connue et suivie dans nos organisations, on est sûr qu’il y aura une plus-value. Elles mettent l’homme au centre de leur intervention en lieu et place de l’argent. L’union fait la force. Avec cette charte, on est convaincu de la gestion autonome des organisations dans un environnement démocratique. Les associations, les coopératives, les mutuelles, les syndicats qui sont sous des régimes d’agrément différents convergent sur les mêmes principes. Celles qui étaient présentes à la présentation partent avec l’engagement de promouvoir la charte ECOSOL afin que toutes les autres associations puissent s’y référer. ECOSOL pourrait devenir une alternative pour le développement économique de notre pays », a déclaré le Secrétaire Général d’ADISCO en marge de la présentation de la charte.

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Journal Burundi Eco.

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