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L’AUF – Antenne Afrique des Grands Lacs souffle sur ses 20 bougies

L’Antenne Afrique des Grands Lacs de l’Agence universitaire de la Francophonie (AAGL-AUF) vient de fêter ses 20 ans d’existence. Une occasion de revisiter ses priorités et d’impulser une nouvelle dynamique à son action

Les festivités ont été lancées par une marche sportive parce que l’AUF se préoccupe aussi du  bien-être des partenaires. Une cinquantaine de personnes de tous rangs et de tous horizons se sont joints à cette activité préliminaire. Ensuite, est venue la cérémonie protocolaire et solennelle, moment fort de ces festivités qui avait deux volets, festif et scientifique.

L’AUF s’est doté depuis son Assemblée Générale de mai 2017 à Marrakech au Maroc, d’une stratégie quadriennale 2017-2021 en réponse à trois défis majeurs, à savoir : la qualité, puis la professionnalisation des formations et l’insertion professionnelle et enfin le rôle moteur des universités dans le développement socio-économique et culturel

Près de 1000 établissements membres de l’AUF répartis dans plus de 100 pays 

Dans son mot de circonstance, le Directeur Régional Afrique Centrale et Grands Lacs de l’AUF, Pr Adel Ben Amor a indiqué que l’AUF, forte d’environ 1000 établissements membres répartis dans plus de 100 pays, est aujourd’hui le plus grand réseau universitaire au monde, ayant en partage la langue française et les valeurs de la Francophonie. Il a par ailleurs rappelé que l’AUF s’est doté depuis son Assemblée Générale de mai 2017 à Marrakech au Maroc, d’une stratégie quadriennale 2017-2021 en réponse à trois défis majeurs, à savoir : la qualité, puis la professionnalisation des formations et l’insertion professionnelle et enfin le rôle moteur des universités dans le développement socio-économique et culturel qui correspond en fait à la dimension sociétale de l’université moderne.   

Des défis cruciaux à relever 

Embrayant sur les propos de M. Amor, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a fait savoir que les systèmes d’enseignement supérieur de l’Afrique en général et de l’Afrique des Grands Lacs en particulier font face actuellement à de multiples défis dont : la massification des effectifs des étudiants, l’exigence de la qualité, l’employabilité des diplômés, la professionnalisation des formations dans un contexte politique, économique et social qui impose souvent des contraintes énormes sur les ressources disponibles. C’est en tentant de trouver des solutions à ces défis que beaucoup d’initiatives ont été prises. C’est notamment la construction des espaces communs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la formation professionnelle d’une part  et l’intégration des systèmes d’enseignement dans le processus de Bologne par la mise en place du système LMD, a souligné le ministre. 

Les universités et les entreprises doivent travailler main dans la main

On vient de l’évoquer plus haut, le problème majeur auquel est confronté le système éducatif burundais  depuis quelques années est l’employabilité des lauréats des universités. Au Burundi, l’école a été conçue pour former les clercs et plus tard les cadres de l’administration. Maintenant, grâce en partie au soutien de l’AUF, le système éducatif est en train d’être réorienté. L’université doit nécessairement s’ouvrir au monde socio-économique. C’est pourquoi elle doit travailler en synergie avec les entreprises. Or les relations entre l’université et l’entreprise ont été souvent marquées par une certaine suspicion. En témoigne le fait qu’il est difficile pour un chercheur d’accéder aux données des entreprises, ce dernier étant parfois considéré à tort comme un espion. Très peu de mémoires ou de thèses ont été faits dans le cadre ou à la demande d’une entreprise. Les recherches devraient être menées dans le souci de résoudre un problème de société. Bien plus, le stagiaire qui vient effectuer un stage dans une entreprise est souvent perçu comme un poids. Tout cela doit changer. L’université doit réorienter son offre suivant les besoins du marché. Elle doit servir de vivier où les entreprises viennent puiser les compétences. C’est à ce titre qu’elle doit servir de moteur de développement. Cela est ressorti d’un des modules débattu dans la table ronde qui a suivi les cérémonies de la célébration de  20ème anniversaire de l’AAGL-AUF. Ce volet s’intitulait  « L’ouverture de l’université au monde socio-économique dans les Grands Lacs » et était animé par Evariste Ngayimpenda, Recteur de l’Université du Lac Tanganyika dont l’Université est membre actif d’une plateforme permanente universités entreprises du Burundi, dont l’AAGL a piloté la création avec l’Association des Employeurs du Burundi (AEB). 

L’AUF est aujourd’hui le plus grand réseau universitaire au monde ayant en partage la langue française et les valeurs de la Francophonie

Se mettre en réseau pour mutualiser les compétences    

Depuis plusieurs années, les recteurs des universités publiques et privées relevant de la CEPGL ont manifesté leur ferme volonté de travailler ensemble. Depuis 2005, certains d’entre eux se sont réunis à Gisenyi (au Rwanda) pour esquisser les objectifs et les moyens d’un programme de coopération universitaire.  Dans leur ligne de mire, il y avait la promotion de la mobilité des enseignants et des étudiants entre les pays et les institutions universitaires, une sorte d’ERASMUS des Grands Lacs somme toute. Cela a été dit lors d’une présentation de Gaston Hakiza qui était un des instigateurs de cette initiative. A ce propos, le Deuxième Vice-Président de la République qui avait rehaussé de sa présence les cérémonies de célébration de cet anniversaire a rappelé opportunément que le 29 janvier 2010 à Bujumbura, avec le soutien et l’expertise de l’AUF, un protocole de coopération interuniversitaire entre les Etats membres de la CEPGL avait été signé par les ministres en charge de l’éducation de la RDC, du Rwanda et du Burundi.  Par ce protocole d’accord et dans le cadre des réunions dérivées de la CEPGL, il a été institué d’une part une organisation interuniversitaire dénommée Conférence des Recteurs des Universités des pays membres de la CEPGL et, d’autre part, un Réseau  Interuniversitaire des Grands Lacs (RIGL). Ces outils combien importants pour la coopération universitaire avaient suscité tant d’admiration et d’espoir pour les échanges d’enseignants chercheurs et la mobilité des étudiants/stagiaires. « Il est regrettable aujourd’hui de constater que ces organisations ne fonctionnent plus », a déploré Joseph Butore. Le premier devoir de l’AUF en collaboration avec les autorités habilitées des pays membres de la CEPGL est de réanimer ces deux organisations, a-t-il ajouté.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid

L’AAGL-AUF était initialement un bureau régional. Par après, il s’est transformé en une délégation pour devenir enfin une antenne. La première phase va de sa création en 1998 à 2004. Elle correspond à la signature d’un accord-cadre avec le ministère des Affaires Etrangères de l’époque. Quelques temps après, l’AUF a signé avec l’Université du Burundi un accord de cession des bâtiments qui l’hébergent depuis lors. La deuxième phase qui va de 2004 à 2009 correspond à d’anciennes activités traditionnelles (accès à l’information scientifique, bourses de mobilités, formations Transfer) et à la logique « programmes ». Depuis 2010, on est dans une démarche projet et jusqu’en 2014, on peut parler d’une phase d’extension et de consolidation des activités de l’antenne. Le nombre de membres de l’AUF a sensiblement augmenté dans cette période. Cette phase correspond aussi à des projets structurants comme IFADEM (Initiative pour la formation à distance des maîtres), un projet phare qui a impliqué le Ministère de l’Education National. On peut citer  également la phase de crise qui va de 2015 à 2016 et qui correspond aux soubresauts socio-politiques pendant lesquels l’antenne n’était pas véritablement dirigée. Enfin, la dernière phase qui va de fin 2016 à aujourd’hui peut être qualifiée de renouveau. Elle est placée sous le signe du renforcement de l’envergure de l’AUF dans la sous-région et de mise en œuvre optimale de la stratégie 2017-2021 actuelle de l’AUF. Cette description de contexte et de l’historique en 5 phases de l’AAGL a été présentée par son Directeur, Alexis KWONTCHIE.   

La finale a opposé l’UB à l’ULT et c’est ce dernier qui a gagné sur un score de 46 points contre 34

Un mini tournoi de basketball pour clôturer l’anniversaire en beauté

L’AUF-AAGL a mis les petits plats dans les grands pour que ce 20ème anniversaire soit une réussite. Pour couronner le tout, un mini tournoi de basketball a été organisé, après la marche sportive ayant ouvert les festivités. Le tournoi a opposé 3 équipes universitaires, l’Université du Lac Tanganyika (ULT), l’Université des Grands Lacs (UGL) et l’Université du Burundi (UB), et  1 équipe de l’Association des Employeurs du Burundi (AEB). L’ULT a battu l’UGL sur un score de 70 points contre 65, tandis que l’UB a balayé l’AEB sur un score de 76 points contre 49. La finale a opposé l’UB à l’ULT et c’est ce dernier qui a gagné sur un score de 46 points contre 34, remportant par la même occasion la grande coupe de ce mini tournoi.  L’UB, malheureuse finaliste, a reçu une petite coupe. Toutes les 4 équipes ont reçu chacune un ballon neuf de Basket Ball en guise de récompense. Bien avant ce mini tournoi, l’AUF a récompensé certains acteurs internes et externes qui se sont distingués d’une manière ou d’une autre dans la réussite de son action. Longue vie à l’AUF-AAGL ! 

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Journal Burundi Eco.

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