Du 22 au 28 avril 2018 est une semaine mondiale dédiée à l’éducation. Cette semaine a lieu au moment où pas mal de défis s’observent dans le secteur éducatif du Burundi. C’est dans ce cadre que l’UNESCO est en train d’exécuter le projet CapED qui consiste au renforcement des capacités pour l’atteinte d’une éducation de qualité et inclusive à l’horizon 2030

«Malgré les défis, l’UNESCO en collaboration avec d’autres partenaires essaient d’accompagner le gouvernement pour en venir à bout», précise Mbawa Mwenyebatu, coordonnateur du projet capED à l’UNESCO
La semaine mondiale d’action pour l’éducation se déroule du 22 au 28 avril 2018.Le thème de cette année «Responsabilisation envers l’ODD4 et participation citoyenne : Tenez vos promesses» s’inscrit dans la continuité du thème de 2017.Cette année, l’accent porté sur la responsabilité à l’égard des ODD insistera sur les obligations des Etats à construire des systèmes démocratiques et une bonne gouvernance pour une éducation publique gratuite, de qualité et inclusive pour tous.
Le chemin est encore long
«L’éducation de qualité et inclusive au Burundi reste un pas difficile à franchir suite aux différents défis auxquels font face le domaine de l’éducation.» S’inquiète Mbawa Mwenyebatu, coordonnateur du projet CapED à l’UNESCO. Dans le but d’améliorer le secteur éducatif, l’UNESCO travaille de concert avec le ministre de l’éducation à travers le projet CapED. Celui-ci consiste en le renforcement des capacités des encadreurs de proximité. Ces derniers sont les enseignants, les directeurs des écoles, et les inspecteurs de l’enseignement etc. bénéficiaires des formations planifiées par ce projet. Faute de moyens, c’est seulement une centaine des membres du personnel de l’éducation qui a bénéficié de cette formation au moment où cette dernière devrait être bénéficiée par 3000 personnes. Les formations sont basées notamment sur la maîtrise de la réforme, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Il y a également l’aspect « politiques de l’éducation », c’est- à- dire la question enseignante qui englobe tout ce qui concerne l’enseignant (sa formation initiale, son recrutement, son affectation..). Tous ces efforts ont été conjugués pour atteindre l’objectif de l’éducation de qualité et inclusive pour tous.
Peut-on affirmer que l’éducation est inclusive ?
«Dans la situation actuelle de la mise œuvre de l’ODD4, où on dit clairement qu’il ne faut laisser personne derrière, la réalité est toute autre. «Les analphabètes constituent actuellement une masse de personnes oubliées dans le secteur éducatif du Burundi. Cela est dû au manque de partenaires qui accompagnent le gouvernement dans le domaine de l’alphabétisation des adultes», déplore M.Mwenyebatu.Il a également affirmé qu’ aujourd’hui il y a plus de 2 millions des enfants Burundais à l’école .Les filles sont plus nombreuses que les garçons à l’école primaire .Cependant les statistiques montrent que si les filles sont nombreuses à la base( au primaire) ,elles sont moins nombreuses à l’enseignement secondaire et en très petit nombre dans les universités. C’est pourquoi l’UNESCO envisage des mesures pour encourager les filles burundaises à faire de longues études entre autres dans le domaine des sciences, de la polytechnique et de l’ingéniorat.
Les défis ne manquent pas
Mwenyebatu explique que les défis ne manquent pas, notamment l’insuffisance des moyens financiers .Un autre défi à mentionner est celui de savoir comment faire pour que tous les élèves aient des enseignants, de sorte que tout élève ait un livre, de tel point que que chaque élève aie un temps suffisant d’apprentissage et un enseignant donne l’enseignement de qualité.
L’autre défi majeur qui hante le secteur d’éducation est le sureffectif des élèves dans les écoles. Malgré ces défis, il a signalé que l’UNESCO en collaboration avec d’autres partenaires essaient d’accompagner le gouvernement du Burundi pour en venir à bout.
Des avancées significatives
Le coordonnateur du Projet CapED affirme qu’aujourd’hui il y a une amélioration du niveau de scolarisation des enfants burundais comparativement aux années antérieures .La même source continue à expliquer également qu’ autrefois, seuls 30% des écoliers de sixième primaire passaient au secondaire, mais qu’ aujourd’hui on enregistre 70%.
Signalons que dans notre pays, la célébration de la semaine mondiale d’action pour l’éducation est prévue pour une date non encore précisée.




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