Editorial

Les services financiers numériques au service du citoyen

La majorité de la population burundaise n’a pas de compte bancaire. Cependant, des facilités leur ont été offertes par les sociétés de télécommunication pour effectuer l’une ou l’autre transaction. Il suffit d’avoir un compte Ecocash pour les abonnés d’Econet-Léo, lumicash pour les abonnés de Lumitel, Smart Pesa pour les abonnés de Smart … pour envoyer ou recevoir de l’argent.

Mélance Maniragaba, Directeur de publication a.i

Même une compagnie de la sous-région dénommée Mpesa (extension d’une compagnie de téléphonie kenyane) est venue pour donner un coup de pouce à cette population. Celle-ci bénéficie moins ou pas des services des institutions financières.

La population est très fière des opérations de transfert d’argent mobile, car les transactions s’effectuent facilement sans parcourir trop de distances. Egalement, leur argent est protégé comparativement au service archaïque où les transactions s’effectuaient soit main à main ou par des envois courriels avec le risque de se volatiliser. Ce système appelé aussi service financier numérique tend à se développer très rapidement et nécessite des règles d’accompagnement.

Nombreux aussi sont les intermédiaires sur la chaîne d’approvisionnement (les agents, les super agents). Parmi eux, une grande partie est composée de lauréats des universités. Ce qui contribue donc à la réduction du taux chômage qui, apparemment, n’est pas moindre.

L’importance des services financiers numériques ne s’arrêtent pas à ce niveau. Ils interviennent aussi dans le développement du pays via le paiement des impôts et des taxes.

Plus intéressant encore, c’est le rôle de concurrence que ces services jouent vis-à-vis des institutions financières. Carrément, c’est une valeur ajoutée. Aujourd’hui, il est facile de passer plus d’une heure dans une banque, chèque ou bordereau de versement à la main en attendant d’être servi. Cela pour les BIF. En cas de demande des devises, la situation devient un casse-tête. On peut passer plus d’une journée voire deux sans être servi.

Notre souhait est que les services facilitant les transactions soient vulgarisés pour rendre rapide la circulation de la monnaie.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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éditorial

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La cherté des matériaux de construction devient de plus en plus inquiétante. Les fers à béton et les tôles, bien que fabriqués au Burundi, voient également leurs tarifs grimper sans cesse. A titre illustratif, le fer à béton de 12 mm fabriqué par Fabrimetal s’achète aujourd’hui à 75 000 FBu contre 60 000 FBu en 2024. Celui de 10 mm coûte désormais 52 000 FBu contre 43 000 FBu en 2024 et celui de 8 mm est passé de 28 000 FBu à 32 000 FBu sur la même période.
  • Journal n° 710

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