Société

Mutuelle du Secteur Privé se porte bien

Deux ans après son existence, la Mutuelle des entreprises du Secteur Privé structuré (MSP) se porte bien considération faite de sa jeunesse et de la faiblesse des moyens utilisés pour son montage et son démarrage. Cela ressort d’un entretien que Burundi Eco a eu avec Gaspard Nzisabira, Président du conseil d’administration de la Mutuelle de santé des entreprises du Secteur Privé.

Pour Gaspard Nzisabira, la MPS n’est pas pour une affiliation de masse. Il préfère y aller lentement mais sûrement

Pour Gaspard Nzisabira, la MPS n’est pas pour une affiliation de masse. Il préfère y aller lentement mais sûrement

 

« Une trentaine d’entreprises affiliées, près de 2000 salariés assurés sans compter les membres des familles de ces derniers ». Tels sont les statistiques avacés par M. Nzisabira à propos de l’affilation des travailleurs du secteur privé structuré à la MSP. Il fait savoir que cette mutuelle se porte bien et essaie de satisfaire ses affiliés en rendant un bon service. La preuve en est que jusqu’à présent on n’enregistre pas de plaintes. Il souligne que du côté des prestataires, les hôpitaux, les cabinets médicaux privés et les pharmacies qui travaillent avec la MSP exécutent leurs contrats comme convenu. « Nous n’avons pas voulu une affiliation en masse dès le départ. La MSP n’avait pas encore des capacités suffisantes en matière de gestion. Nos capacités évoluent en fonction des affiliations », précise M. Nzisaira.

 

Il informe que cela permettra d’éviter certains problèmes comme la tricherie que connait souvent le secteur de la mutualité. Quand il y a tricherie, la mutuelle se retrouve entrain de supporter les gens qui ne sont pas assurés mais qui sont soignés sous le couvert des assurés. Pour lui, la MSP avance lentement mais sûrement. Et d’ajouter qu’il se manifeste une volonté de la part des certains employeurs qui viennent petit à petit demander les conditions d’agrément.

 

Des réticences face à une ordonnance sur la MSP

 

C’est le 09 juin 2015 qu’une ordonnance du ministre ayant en charge la sécurité sociale dans ses attributions précisant les conditions pour créer un organisme de sécurité sociale gestionnaire du régime d’assurance-maladie-maternité de base pour les travailleurs du secteur privé a vu le jour. Cette ordonnance spécifie les conditions à remplir pour être agréée comme mutuelle de santé des entreprises du secteur privé structuré. Elle précise que tous les employeurs du secteur privé structuré doivent s’affilier à cette mutuelle et cette obligation prenait cours à partir du 9 janvier 2016.

 

Avec la publication de cette ordonnance, M. Nzisabira informe que beaucoup d’entreprises sont venues s’informer auprès de cette mutuelle pour avoir plus de précisions sur les conditions exigées pour l’agrément.

 

Cependant, malgré qu’il y ait cette obligation, certaines personnes demandent que l’obligation de s’affilier à la MSP soit suspendue. Mais ce sont des gens qui veulent défendre leurs intérêts personnels.

 

Nzisabira explique qu’au départ la MSP devrait être un établissement public à caractère administratif comme l’INSS. Celui-ci gère le régime de base pensions et le régime de base des risques professionnels. C’est ainsi que même pour la MSP, les employeurs devraient assurer leurs salariés, car la MSP agit dans le cadre de la mise en application de la politique nationale de protection sociale. Il espère que d’ici trois ans plus de 80 % des entreprises du secteur privé se seront déjà affiliées à la MSP.

 

Il précise que l’inspection générale du travail est là pour faire appliquer la loi, mais cela ne veut pas dire que cette institution va imposer des amendes. S’il subsiste trop de réticences, l’inspection générale du travail va faire des descentes sur terrain pour demander aux entreprises récalcitrantes pourquoi elles ne veulent pas adhérer. S’il ya trop de réticences non expliquées, le conseil d’administration du MSP va fixer les amendes et l’inspection générale du travail va faire appliquer les pénalités.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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