Société

Rumonge : Les pêcheurs en solo demandent une réduction de la taxe leur imposée

Le bureau de l’Autorité Maritime, Ferroviaire et Portuaire en province de Rumonge fixe la taxe à deux cents mille francs burundais (200.000 FBu) pour chaque pirogue. Les petits pêcheurs dits « Abarondezi » estiment que la taxe qui sera perçue sur chaque pirogue est très exorbitante et demande qu’elle soit revue à la baisse   

Les petits pêcheurs ont été dénommés  « Abarondezi » en langue nationale, car ils pêchent en solo dans de petites pirogues pendant la journée.  Les barondezi rencontrés sur les ports de pêche de Karonda, Busambi et Kayengwe demandent que la taxe de deux cents mille francs burundais imposée pour chaque pirogue soit revue à la baisse.

Ils invitent le responsable du département de la pêche au Burundi à distinguer les différentes sortes de pêche avant de fixer la taxe à percevoir. Ces pêcheurs composés essentiellement de jeunes gens indiquent que leur chiffre d’affaires ne leur permet pas financièrement de s’acquitter de cette taxe.

Les petits pêcheurs dits « Abarondezi » estiment que la taxe qui sera perçue sur chaque pirogue est très exorbitante.

Revoir la taxe à la baisse

Ces contribuables souhaitent s’entretenir avec le responsable du département de la pêche au Burundi en vue de l’amener à organiser des réunions et à écouter leurs doléances et leurs préoccupations sur cette taxe. Cette requête a été formulée au moment où l’Autorité Maritime, Ferroviaire et Portuaire (AMFP) a commencé l’opération d’immatriculation de toutes les pirogues œuvrant dans le lac Tanganyika moyennant une taxe de 200 000 FBu par pirogue.

Des campagnes de sensibilisation ont été menées sur les différents ports de pêche du Burundi afin que les propriétaires des bateaux de pêches se préparent à payer cette taxe selon des sources de l’AMFP. Il n’y aura pas d’exception. Ceux qui ne seront pas capables de payer cette taxe seront priés de mener une autre activité autre que la pêche, précisent les mêmes sources.

Les petits pêcheurs demandent de catégoriser ces taxes en fonction des bateaux et suivant la catégorie de pêche afin que chaque catégorie de pêcheurs rentre dans ses droits. Gabriel Butoyi, président de la fédération des pêcheurs du Burundi indique que beaucoup de jeunes pratiquent ce genre de pêche (en solo) pour essayer de gagner leur vie. Ils pêchent surtout le poisson « Mukeke » pendant la journée qui est très préféré par beaucoup de gens. Et cela pendant la journée. D’ailleurs, une grande quantité des prises est vendue dans la capitale économique Bujumbura.

Il insiste sur la nécessite d’organiser des réunions de sensibilisation et d’explication sur cette taxe pour également mieux organiser cette nouvelle forme de pêche au Burundi.

Un métier en effervescence à protéger ?

N.A est un petit pêcheur âgé de 22 ans qui a terminé les humanités générales. Il indique que pour débuter ce métier, il faut disposer d’une petite pirogue dont le coût est évalué entre 100.000 FBu et 150. 000 FBu et des hameçons  et des pagaies pour aller pêcher  dans les eaux du lac Tanganyika. Il faut aussi monter sur votre pirogue une voile et un gouvernail pour que le vent vous aide vous se déplacer dans le lac sans fournir beaucoup d’efforts. Les clients sont aussi satisfaits du travail abattu par les petits pêcheurs, car la quantité de poissons surtout le « Mukeke » a augmenté sur le marché.

Ils demandent que ce nouveau genre de pêche soit développé et que les petits pêcheurs, soient encadrés, car cette nouvelle forme de pêche contribue à la réduction de la pauvreté et du chômage.

La pêche qui se pratique au Burundi reste une pêche rudimentaire qui nécessite d’être développée. De surcroit, le nombre exact de ces petits pêcheurs reste inconnu, selon la fédération des pêcheurs du Burundi.

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Journal Burundi Eco.

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