Les sous-produits fabriqués aujourd’hui à base de l’huile de palme sont considérés comme la base de la hausse du prix de ce produit. Les grandes sociétés qui s’approvisionnent en huile de palme et qui fabriquent ces sous-produits sont à l’origine d’une demande qui est supérieure à l’offre. Les consommateurs demandent aux autorités habilitées de faire de leur mieux pour que le fruit de cette culture prioritaires parmi six autres soit non seulement disponible, mais aussi accessible
Le prix d’un litre d’huile de palme est de 3500FBu, soit une hausse de 175% dans la semaine du 21 au 26 juin 2021 dans différents marchés de la commune de Rumonge.
Cela au moment où il s’achetait à 2000 FBu il y a de cela deux mois. Des sources concordantes craignent une récurrente augmentation du prix de l’huile de palme. Les camions des sociétés comme «Savonor» et «Life» ne cessent de passer sur les différentes collines de cette commune pour s’approvisionner en huile de palme. Les consommateurs souhaitent une stabilisation des prix de l’huile de palme. Ils font référence à la consommation des lipides, un des éléments importants pour garder sa vie en bonne santé.
Quels sont les sous-produits fabriqués à partir de l’huile de palme ?
Augustin Kabaragasa, directeur général de l’Office de l’Huile de Palme (OHP) reconnait la hausse du prix de l’huile de palme.
Il lie cela à la fabrication des sous-produits fabriqués à base de l’huile de palme. Pour lui, une grande quantité d’huile de palme produite au Burundi est achetée par deux grandes sociétés, à savoir : Savonor et Life. Celles-ci vont par après raffiner cette huile et la transformer en d’autres produits comme le savon, les produits de beauté voire en huile bien raffinée qu’on appelle «COOKI» vendu dans différentes alimentations de la capitale économique Bujumbura et aux différents chefs-lieux des provinces.

Le palmier à huile a un cycle de production. Pendant les mois de mai, juin, juillet et août, la production des régimes diminue pour remonter avec le début de la saison des pluies.
Une production qui diminue pendant la saison sèche
Le patron de l’OHP indique également que le palmier à huile a un cycle de production. « Pendant les mois de mai, juin, juillet et août, la production des régimes diminue pour remonter avec le début de la saison des pluies », rappelle-t-il.
Cependant, M.Kabaragasa rassure qu’avec le début de la saison des pluies, le prix de l’huile de palme va chuter, car l’offre sera supérieure à la demande.
Par ailleurs, l’office qu’il dirige a des projets d’extension de la culture du palmier à huile à travers tout le pays et un programme de reconversion de celui-ci. Ce dernier est en train d’être exécuté. Il consiste à remplacer la vieille palmeraie par la plantation de jeunes plants de palmier à huile.
En novembre 2020, Déo Guide Rurema, ministre en charge de l’agriculture a lancé officiellement la diffusion des plants de palmiers à huile dans la province Ruyigi. A cette occasion, il a signalé que le palmier à huile stabilise la sécurité alimentaire et apporte des devises au pays.
M.Rurema a déclaré également que la production de l’huile de palme a augmenté d’environ 3 à 13 mille tonnes en 2014 passant à 26 mille tonnes en 2020.
Combattre toute forme de fraude, une nécessité
Des consommateurs pensent aussi que la cherté de l’huile de palme est due à son exportation vers les pays limitrophes. Ils demandent à tout un chacun de combattre cette fraude et de respecter l’ordonnance ministérielle interdisant l’exportation de l’huile de palme.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. Les palmiculteurs se réjouissent de la montée du prix de l’huile de palme. Toutefois, ils regrettent d’avoir un grand problème de se procurer de l’engrais chimique et faire la bonne sélection des bonnes variétés de palmier à huile adaptées à la région de l’Imbo.
Une culture qui mérite une attention particulière
Selon la stratégie nationale agricole 2008, la filière palmier à huile peut être considérée comme marginale comparativement aux autres filières de rente comme le café et le thé. La stratégie nationale indique que le palmier à huile demeure important sinon stratégique, pour l’approvisionnement du marché national en huile végétale. Selon cette stratégie, la filière palmier à huile a permis de fournir annuellement entre 16 000 et 20 000 tonnes d’huile brute pour l’approvisionnement d’un marché national dont les besoins en lipides sont estimés à plus de 100 000 tonnes.
« Le marché national du palmier à huile est totalement libéralisé. Le commerce de l’huile de palme répond totalement aux règles du marché. Mieux, les prix de cession des produits sont totalement déconnectés des cours internationaux pour le plus grand bénéfice du consommateur sans pour autant que le producteur se trouve lésé. Pour la campagne 2007 par exemple, les prix au producteur ont varié de 80 FBu/kg de régime en période pic de production à 140 FBu/kg voire 150 FBu/kg en période de trou de production. Les usiniers industriels, semi-industriels et artisanaux adaptent leurs prix pour garantir leur approvisionnement », signale la stratégie nationale.
Devant la flambée des cours du pétrole et l’épuisement inéluctable des réserves d’or noir, fait toujours remarquer cette stratégie nationale, les regards se tournent actuellement vers l’huile de palme d’Asie du Sud-Est et d’Afrique. Si le développement des carburants dans leur conception actuelle se confirme, une hausse des prix des matières agricoles et en particulier des oléagineux va inéluctablement se faire sentir. Ce phénomène ne fait que commencer et les cours de l’huile de palme risquent de poursuivre leur tendance à la hausse au même titre que ceux des autres huiles végétales.
Des sources proches de l’OHP estiment 100.000 tonnes d’huile de palme comme la quantité annuelle nécessaire pour nourrir en huile une population environnant 12 millions d’habitants. La production annuelle de l’huile de palme est aujourd’hui estimée à plus de 28 000 tonnes.
Le palmier à huile est cultivé aujourd’hui dans 44 communes du Burundi.




Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.