La qualité d’un produit se prépare tout au long de la chaîne de production. Un produit qui remplit les normes exigées pour la consommation respecte l’accord SPS de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
Dans son exposé intitulé «Analyse de la compétitivité sectorielle et de la chaîne de valeur des entreprises» présenté lors de la semaine de l’industrialisation, Lucien Masabarakiza, chef de service contrôle phytosanitaire à la direction de la protection des végétaux indique que l’entreprise est compétitive si elle est maintient sa part du marché.
Cela est possible, explique-t-il, si la production est de qualité, soit une quantité suffisante et un prix abordable.
M.Masabarakiza fait remarquer que la qualité d’un produit se prépare tout au long de la chaine de production. Cependant, rappelle-t-il, pour obtenir un produit fini, il y a des conditions qui sont exigées. Ce sont notamment l’établissement d’une stratégie pour la production, l’élaboration des plans de contrôle, avoir un personnel compétent, une technologie appropriée, des ressources financières, la description du produit…
Et de continuer : « Si on remarque ce qui ne va pas dans la chaine de production, il faut corriger. Cela sans oublier de penser toujours à la politique des échanges, aux barrières non tarifaires… »

Avant l’importation, il faut s’informer si le produit vient d’un endroit indemne.
L’accord SPS, une référence pour l’adoption d’un produit
M. Masabarakiza informe que l’accord SPS de l’Organisation Mondiale du Commerce entré en vigueur dans les années 90 trace les lignes directrices de l’adoption d’un produit.
Cet accord encourage les gouvernements à établir au niveau national des mesures sanitaires et phytosanitaires compatibles avec les normes, directives et recommandations internationales.
« Les mesures SPS sont des décrets, des ordonnances, des procédures, des critères des produits finaux établis par un pays pour préserver la santé humaine, animale et végétale », précise-t-il avant de rappeler que ces mesures font allusion à l’innocuité des produits alimentaires.
Cependant, certifie M.Masabarakiza, il y a des principes qui guident les pays dans la mise en application des mesures SPS. « Par ailleurs, ces mesures doivent avoir une justification scientifique moins restrictive, c’est-à-dire facile à appliquer », dit-il.
M.Masabarakiza fait savoir que les mesures SPS doivent respecter les principes d’équivalence, d’harmonisation, de transparence…
Il signale que le producteur doit veiller à la qualité totale du produit (innocuité de l’aliment), au caractère phytosanitaire (un aliment indemne d’organismes nuisibles à la santé), aux caractères internes de l’aliment (le bon goût, la valeur nutritive…), aux caractéristiques externes de l’aliment (la propreté, la couleur, la fraîcheur…), la date de fabrication, à la date de péremption, à la certification…
Pour ce qui est des importations, M.Masabarakiza souligne que le pays doit protéger la santé humaine, animale et végétale contre les maladies et les pathogènes. Avant d’importer, poursuit-il, il faut s’informer si le produit vient d’un endroit indemne. Parfois on exige un certificat d’analyse d’un produit ou on fait des tests à l’entrée du produit ou une inspection visuelle. C’est en cas de doute qu’on prélève un échantillon pour aller l’analyser au laboratoire.




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