Ce n’est plus une rumeur. Dimanche le 19 juin 2016, la police burundaise a révélé la nouvelle du trafic des filles et des femmes au Burundi. Sept personnes dont trois burundais et quatre kenyans impliquées dans cet acte ignoble ont été appréhendées selon le porte-parole du ministère de la Sécurité Publique, Pierre Nkurikiye. Ces sept personnes travaillent pour onze compagnies dont quatre œuvrant au Burundi, quatre autres en Arabie Saoudite, deux à Oman et une au Kenya d’après toujours la même source. A peu près 267 filles et femmes ont quitté le pays à destination principalement de l’Arabie Saoudite, du Liban et d’Oman.
Dans leurs âmes et consciences, supposons-nous, le mobile de leur départ est d’aller chercher un ailleurs meilleur comparativement à la vie qu’elles mènent au Burundi. Et d’ailleurs, quoi de plus simple que de convaincre une fille ou une femme de Cankuzo, Muyinga, Rutana…donc provenant des coins plus reculés du pays qui, pour voir même le chef-lieu de sa commune parcourent des kilomètres à adhère à l’idée de quitter son pays pour de probables eldorados à l’étranger.
Mais osons quand même le dire, certaines de nos filles et femmes de l’intérieur du pays n’en reviennent pas lorsqu’on leur promet de les amener à Bujumbura, la capitale du pays. Imaginez-vous ce qui adviendra lorsqu’on leur promettra de les amener là où elles vont prendre un vol, là où elles vont gagner de l’argent ? Par ailleurs, même les filles et les femmes de la capitale ne résistent pas à ce genre de trafic.
L’âge est modifié sur les papiers lorsqu’elles sont mineures, les femmes abandonnent leurs enfants et leurs maris, ces malheureux aspirants à l’eldorado travaillent jour et nuit, sont mutilées et parfois exploitées sexuellement lorsqu’elles arrivent dans le monde rêvé. Toutefois, il y a des personnes qui profitent de ce trafic. Coup de chapeau à la police qui a commencé à appréhender ces malfaiteurs et aux organisations de la société civile qui n’ont cessé de les dénoncer.
Mais cela ne suffit pas parce que le réseau de ce trafic est large. Il faut que tous les hommes de bonne volonté s’impliquent dans le sauvetage des victimes de ce trafic. D’où la conjugaison des efforts de tout le monde est la condition sine qua none pour démanteler le réseau. A celles qui ne sont pas encore tombées dans de le filet, nous leur conseillons de se contenter d’abord de ce qu’elles ont, car on peut tout perdre en voulant tout gagner.



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