La guerre actuelle au Moyen-Orient a plongé l’économie mondiale en général et africaine en particulier dans une incertitude profonde marquée surtout par la fermeture du détroit d’Ormuz, un carrefour majeur du transit pétrolier mondial. Entre pénuries de carburant et inflation importée, le continent fait face à un défi de résilience majeur.

Le Burundi devrait anticiper sur les conséquences de cette guerre, surtout en matière de carburant.
Les conséquences de la guerre entre l’Iran et Israël en 2026 commencent à se faire sentir dans plusieurs pays. Le premier choc affecte le prix du baril de pétrole, qui a augmenté de manière significative jusqu’à dépasser 100 dollars à la fin du mois de mars 2026. Cela est principalement dû à la fermeture du détroit d’Ormuz par lequel transitent normalement des millions de barils par jour.
Cette situation est particulièrement difficile pour la plupart des pays africains qui, majoritairement, importent le carburant. Cette augmentation du coût des carburants a des répercussions en cascade sur le tarif du transport et les prix des biens de consommation courante. Plusieurs pays ont déjà dû ajuster leurs tarifs à la pompe pour faire face à cette réalité. Des pays comme l’Égypte, la Tanzanie et l’Afrique du Sud ont déjà procédé à des réajustements tarifaires.
Le Burundi confronté au risque d’aggravation de la pénurie du carburant
Au Burundi, la situation est d’autant plus préoccupante que le pays subit déjà des tensions récurrentes en matière d’approvisionnement en carburant. Certains craignent que cette guerre risque d’accentuer la crise. Pour Faustin Ndikumana, responsable de Parole et Actions pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités (PARCEM), le Burundi devrait anticiper sur les conséquences de cette guerre, surtout en matière de carburant. Car, selon lui, le carburant est indispensable dans la vie économique de tout pays.
L’Ambassade d’Israël au Burundi a récemment souligné que malgré le contexte de guerre, des solutions de coopération existent pour renforcer la résilience du pays. « Les préoccupations concernant les pénuries de carburant et les tensions économiques sont compréhensibles et sont partagées à l’échelle mondiale », a déclaré Einat Weiss, ambassadrice d’Israël au Burundi, lors d’une conférence animée virtuellement. Selon elle, « La fermeture du détroit d’Ormuz est injustifiée et a des conséquences générales sur le commerce mondial. Face à ces défis, le Burundi n’est pas sans options ».
Selon elle, l’exemple de Gigawatt Global au Burundi illustre parfaitement cette voie de sortie. En exploitant le potentiel des énergies renouvelables, l’entreprise contribue déjà à élargir l’accès à l’électricité et à stabiliser le réseau national. L’Ambassadeur israélien estime que l’expertise d’Israël, pays habitué à surmonter les défis sécuritaires et économiques majeurs, peut être un atout précieux pour le Burundi. Outre l’énergie, la coopération dans le secteur agricole est présentée comme un pilier stratégique pour assurer la sécurité alimentaire et réduire la dépendance aux importations coûteuses. En transformant cette crise en opportunité de diversification, le Burundi pourrait, à terme, mieux se protéger contre les secousses d’un marché pétrolier mondial de plus en plus imprévisible.




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