Commerce

La conservation des fruits requiert un minimum de précautions

Les fruits doivent être conservés dans des endroits bien aménagés sur des étagères et dans des emballages se trouvant à une température ambiante

 

Aux alentours du marché de Ngagara II dit COTEBU, les fruits sont commercialisés en plein air, à côté des tas d’immondices

 

Athanase Ntiyanogeye, consultant en nutrition a fait savoir que les fruits tout comme les légumes appartiennent au même groupe d’aliments dits aliments protecteurs. Le groupe vient compléter deux autres groupes d’aliments, à savoir : les aliments constructeurs (viande, lait) qui construisent l’organisme humain à partir du bas âge et les aliments énergétiques (manioc, blé).

Les fruits doivent être présents dans l’alimentation burundaise selon le nutritionniste Ntiyanogeye, mais consommés en petites doses en les diversifiant .C’ est pour cela qu’on les appelle des «micronutriments ».

Apport nutritionnel des fruits

Les fruits sont consommés à petites doses comme dessert pour compléter les autres aliments, mais également pour protéger l’organisme contre certaines maladies comme la grippe. Dans ce cas, on fait recours aux oranges et aux citrons en dehors de la vitamine C qu’ils fournissent à l’organisme. D’autres fruits interviennent dans l’élimination de certains produits nocifs de l’organisme humain comme par exemple l’ananas qui contient de l’eau servant à nettoyer les reins et le foie.

Comment les conserver ?

« Les fruits doivent être conservés dans des endroits bien aménagés. Ils doivent également être rangés sur des étagères et mis dans des emballages dans un milieu à température ambiante et on doit procéder au nettoyage régulier de l’espace environnant », indique le nutritionniste Ntiyanogeye avant d’ajouter que cette méthode sert à protéger les fruits contre la chaleur et les microbes.

Les fruits ne doivent pas être exposés au soleil, car en l’état ils perdent la quasi-totalité des éléments nutritifs et les sels minéraux bénéfiques à l’organisme. C’est la raison pour laquelle dans les pays européens et surtout dans les pays africains le commerce ambulant des fruits est toléré, mais nécessite une certaine régulation. Les vendeurs des fruits doivent travailler dans des endroits appropriés. Les fruits doivent être étalés sur des étagères étant emballés et ces vendeurs doivent aussi disposer d’un matériel adéquat, notamment des gants et des ustensiles nécessaires pour donner les fruits aux clients.

Cependant, la vente des fruits en Mairie de Bujumbura ne respecte pas les normes citées par le nutritionniste. Burundi Eco s’est rendu au marché de COTEBU et a constaté que la vente des fruits se fait à l’extérieur du marché où ils sont exposés aux rayons du soleil à côté des tas d’immondices. Les vendeurs de fruits se lamentent en disant que les conditions dans lesquelles ils travaillent sont déplorables. « Nous sommes obligés de vendre nos fruits ici parce que les places de l’intérieur du marché sont chères », répliquent les vendeurs des fruits.

Conséquences sanitaires de la vente des fruits dans des endroits insalubres

Selon M. Ntiyanogeye, les consommateurs des fruits sont exposés aux maladies découlant de mauvaises conditions hygiéniques notamment le choléra et la dysenterie bacillaire, mais aussi il y a perte de la moitié des vitamines et des sels minéraux contenus dans ces fruits; d’où la malnutrition qui affecte le consommateur.

Précautions à prendre

Pour bien aménager les endroits réservés aux fruits, il faut disponibiliser les étagères pour protéger les fruits contre les bactéries et les microbes .La tâche des vendeurs de fruits est aussi primordiale en ce sens qu’ils doivent prendre un minimum de précautions en conservant les fruits dans des endroits appropriés. Quant aux consommateurs, ils ne peuvent pas manger les fruits achetés à ces endroits de prime abord. Il faut attendre au moins trois jours et les conserver dans un bac à légumes.

Le nutritionniste Ntiyanogeye conclut en lançant un appel aux décideurs pour qu’ils aident les vendeurs de fruits à bien aménager des marchés de fruits similaires à l’ex-grenier du Burundi. Ces marchés nécessitent une grande salubrité pour éviter les maladies des mains salles aux consommateurs.

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Journal Burundi Eco.

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