Santé

Les femmes invitées à faire le test de grossesse pour une maternité à moindre risque

Le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) via son Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR) invite les femmes enceintes à accoucher dans les structures de soins en vue de minimiser les risques liés à la grossesse et à l’accouchement.

Vue partielle des participants à l’atelier

« Toute grossesse est à risque .Donc une attention particulière reste de rigueur pour éviter qu’un évènement heureux ne se transforme en un drame », déclare Dr Ananie Ndacayisaba, directeur technique du PNSR lors d’un atelier d’information et de communication organisé à l’intention des journalistes. Par évènement heureux, il veut signifier les cadeaux offerts à un couple qui a eu un nouveau-né en guise de félicitation. Pour lui, les femmes enceintes doivent visiter les structures de soins avant, pendant et après l’accouchement car, une fois qu’elles ne sont pas cela, les risques liés à la grossesse et à l’accouchement pourraient être sans égal, fait-il remarquer. Ils sont liés à la maternité. Pour Dr Ndacayisaba, une femme enceinte doit visiter une structure de soins pour être informée sur son état sérologique. Il indique que c’est regrettable qu’une femme séropositive contamine son bébé pendant l’accouchement parce qu’elle n’a pas consulté une structure de soins. Le bébé innocent devient de ce fait victime de l’ignorance de sa mère alors qu’il aurait pu être épargné du fléau. De plus, ajoute-t-il, la femme enceinte pourrait avoir des antécédents médicaux comme le diabète, l’épilepsie, le VIH et l’hépatite qui peuvent constituer des risques à l’accouchement. Elle peut avoir un âge qui constitue un facteur de risque. S’il est inférieur ou égal à 18 ou supérieur ou égal à 35 ans, il constitue un risque pour la grossesse et l’’accouchement. D’où l’importance d’un test de grossesse dans une structure de soins, déduit Dr Ndacayisaba

Les risques sont multiples  

En plus des risques maternels, Dr Ndacayisaba ajoute les risques materno-fœtaux. Ces derniers sont liés à une fausse couche ou à un accouchement prématuré. Ils peuvent aussi être dus à une disproportion foeto-pelvienne par exemple un gros bébé, une malformation du bassin de la mère ou une complication liée à l’accouchement, explique-t-il. D’après ce docteur, les dystocies constituent aussi des risques. Ils peuvent être mécaniques par exemple les déchirures, les bosses séro-sanguines ou la luxation des membres du nouveau-né. Ils peuvent également être hémodynamiques par exemple les hémorragies, les troubles tensionnels, la pré-éclampsie (une pathologie de la grossesse qui se manifeste par l’élévation de la pression artérielle) ou l’éclampsie (une crise convulsive généralisée survenant chez une femme enceinte dans un contexte d’hypertension gravidique) ou la mort maternelle ou fœtale.

Les risques sont aussi néonataux, informe le Docteur. Ils sont caractérisés par une hypothermie (une situation où la température corporelle d’un individu est inférieure à 35° Celsius), une hypoglycémie ou des infections.

Activités préventives

Pour Dr Ndacayisaba, la prévention des risques liés à l’accouchement et à la grossesse consiste en un diagnostic précoce de la grossesse et en la prévention des risques évitables par la vaccination, la prévention de la transmission mère- l’enfant (PTME) et le Traitement Préventif Intermittent de la Grossesse (TPIG). Il ajoute qu’un plan d’accouchement contribue à la réduction des risques. Ce plan contient la date probable d’accouchement, le lieu, le mode d’accouchement et les moyens à mobiliser. En ce qui est des activités curatives, Dr Ndacayisaba suggère la gestion de l’accouchement par un personnel qualifié et compétent et une surveillance adéquate du travail de l’accouchement.

Dr Yolande Magonyagi du FNUAP indique qu’une consultation après l’accouchement s’avère impérative même si beaucoup de femmes n’y adhèrent pas. Elle précise qu’elle permet de diagnostiquer précocement les complications liées à l’accouchement. Ces complications peuvent être des déchirures ou liées à l’état mammaire. Il permet également de détecter les complications chez le nouveau-né à l’instar des malformations, des infections et des aspects nutritionnels ainsi que l’état vaccinal, poursuit-il.

La maternité à moindre risque implique le concours d’une action synergétique de la part à la fois des bénéficiaires (couples) et des prestataires de soins .Le tout pour la mise en place d’une gestion efficace de la grossesse et de l’accouchement, conclut Dr Ndacayisaba.

A propos de l'auteur

Mathias Ntibarikure.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

http://burundi-eco.com/wp-content/uploads/2017/09/Journal-Burundi-Eco-nr-262-du-vendredi-15-Septembre-2017-Mailling.pdf

    Abonnez-vous à notre newsletter

éditorial

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Le manque de bière pour un Burundais est comme le manque de pain pour un Français. Malheureusement depuis un certain temps à Bujumbura comme à l’intérieur du pays, le manque de certains produits Brarudi se fait remarquer. Il est toujours difficile de se procurer certains produits de la Brarudi, notamment la Primus 72 cl et l’Amstel 65 cl. Ces produits se raréfient depuis un certain temps.

    Facebook

    Facebook par Weblizar Powered By Weblizar

éditorial

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Le manque de bière pour un Burundais est comme le manque de pain pour un Français. Malheureusement depuis un certain temps à Bujumbura comme à l’intérieur du pays, le manque de certains produits Brarudi se fait remarquer. Il est toujours difficile de se procurer certains produits de la Brarudi, notamment la Primus 72 cl et l’Amstel 65 cl. Ces produits se raréfient depuis un certain temps.